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La commune de Rumilly (Haute-Savoie) a lancé en 2006 un appel à projets d’aménagement urbain afin de réhabiliter la manufacture des tabacs de la ville, une imposante bâtisse datant du milieu des années 1860. Sur 20.000 m² à construire, deux sociétés ont proposé la création d’un îlot urbain marquant l’entrée de la ville, réunissant bureaux, services publics, logements, commerces, parkings et parvis piétonnier. Zoom.

La suite sur : http://www.batiactu.com/edito/une-rehabilitation-de-manufacture-fait-un-tabac-a–32030.php

Vous trouverez ci-joint la présentation de la cinquième séance du séminaire « L’industrie, patrimoine et culture ».
Les débats, pour cette dernière séance avant la visite de terrain, seront animés par le professeur Anne-Françoise Garçon, Université Paris I – Panthéon-Sorbonne, directrice du Master Histoire des Techniques et responsable du Centre d’Histoire des Techniques (EA 127 – CH2ST).
Elle aura lieu le vendredi 11 mai, de 14h30 à 17h30, et abordera le thème suivant :
Enjeux et critères de la sauvegarde du patrimoine industriel
- Paris : une capitale industrielle qui s’ignore ?
Jean-François Belhoste, directeur d’études à l’Ecole pratique de hautes études (EPHE)
- Sauvegarder ou protéger le patrimoine industriel
Claire Vigne-Dumas et Hélène Jantzen, chargées du recensement, DRAC Îlede-France, Conservation régionale des Monuments Historiques
- Quel(s) rôle(s) pour les associations dans la sauvegarde du patrimoine industriel ?
Antoine Monnet, président de l’association « La Fabrique », Meudon (Hauts-de-Seine),
et Michel Vial, président de l’association « Un avenir pour Guitel », Le Pré Saint-Gervais (Seine-Saint-Denis)
Adresse :
Région Île-de-France
33, rue Barbet de Jouy
75007 Paris
Salle 100
14h30-17h30
Merci beaucoup de nous signaler votre présence:
industrie-patrimoine-culture@iledefrance.fr - 01.53.85.75.04
Vous retrouverez cette annonce sur le site de la Région Île-de-France :
http://www.iledefrance.fr/patrimoines-et-inventaire/actualites/?num_depart=0&page_cours=1&cHash=f2606b4f140792ce3d2bfa444233a384
et prochainement sur le site de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne :
http://epi.univ-paris1.fr/79880138/0/fiche___pagelibre/&RH=epi-129-MM0002v24&RF=epi-030-MM0002v38
La fiche complète : seminaire_sauvegarde_patrimoine_industriel_11_mai

Le ministère de la Culture a-t-il un avenir ?
http://www.telerama.fr/idees/culture-le-ministere-a-t-il-un-avenir,80943.php
Malraux l’a démocratisée, Lang a étendu ses territoires, la culture a-t-elle encore besoin d’un ministre ?
Le 05/05/2012 à 00h00 - Mis à jour le 04/05/2012 à 17h40
Juliette Bénabent - Télérama n° 3251
Grande oubliée du quinquennat de Nicolas Sarkozy et de la campagne qui s’achève, la politique culturelle française manque de souffle et d’incarnation. Après plus de cinquante ans d’existence, et bien des missions accomplies (l’aménagement culturel du territoire, les aides à la création, au cinéma, la décentralisation…), le ministère paraît exsangue, incapable de réinventer sa place. De nombreux acteurs animent une vie culturelle créative — malgré des moyens, au mieux, stagnants —, mais peinent à établir un contact avec leur tutelle de la Rue de Valois. Quelques questions pour tenter de comprendre comment ce ministère est devenu un fantôme, et comment il peut revenir à la vie.
Le ministère de la Culture : une obsolescence programmée ?
En 1959, le ministère des Affaires culturelles naît d’une réorganisation de l’Etat destinée à renforcer et moderniser l’action centrale, et aussi à doter André Malraux d’un portefeuille à sa mesure. On bricole, retirant les arts et lettres à l’Education nationale, le cinéma à l’Industrie et au Commerce. Le sociologue Vincent Dubois (1) observe : « Le ministère, créé sur toutes ces séparations, portait en germe sa crise de périmètre. »
D’abord, il s’occupe surtout de patrimoine et de création, avec l’ambition de les rendre accessibles à tous : c’est le grand projet de la démocratisation culturelle. Dans les années 1980, sous l’impulsion de Jack Lang, le champ culturel — comme le soutien public — s’étend tous azimuts : au rock, à la bande dessinée, à la photo, à la mode… Pour l’essentiel, l’expansion est aujourd’hui achevée, comme l’équipement du pays : tout le territoire est maillé de musées, théâtres, scènes de danse, festivals, compagnies. Avec les lois de décentralisation des années 1980, régions et grandes villes ont gagné autonomie et pouvoir de gestion. « Elles n’ont plus besoin d’un ministère condescendant, qui porterait la ”culture légitime” de Paris vers la province », estime Philippe Chantepie, chargé de mission au ministère, coordinateur du rapport Un ministère nouvelle génér@tion, publié en avril. « Le lien doit devenir horizontal et non plus vertical, évoluer vers un véritable partenariat. »
“Les régions n’ont plus besoin d’un ministère
condescendant, qui porterait
la ‘culture légitime’ de Paris vers la province.”
Philippe Chantepie, chargé de mission au ministère
Ce rapport sévère, qui a mobilisé deux cents agents du ministère, dénonce une institution en voie de déconnexion de la vie culturelle, manquant de pertinence et de vision. « Les premières réunions de travail étaient sinistres, raconte un participant, comme une thérapie de groupe, avec des gens malheureux qui ne comprennent plus le sens de leur travail. » Olivier Poubelle, organisateur de spectacles musicaux et copatron du théâtre parisien des Bouffes du Nord, confirme : « Je suis frappé, depuis dix ans, par le découragement des acteurs de l’Etat, qui ne se sentent soutenus ni par le gouvernement ou la présidence, ni par nous, les milieux culturels. Si nous voulons un ministère fort, il faut commencer par le respecter, et cesser de lui cracher dessus par principe. »
Depuis 2007, les professionnels se déchaînent contre un président réputé peu féru de culture. Jean-Jacques Aillagon, ministre de la Culture et de la Communication de 2002 à 2004 (qui a publiquement souhaité la victoire de François Hollande), observe qu’après son mariage « Nicolas Sarkozy s’est épris de cinéma, de chansons et de littérature, mais n’a pas pour autant eu de véritable vision d’une politique culturelle ». Le premier geste en la matière, dès 2007, fut la lettre de mission à la ministre de la Culture, Christine Albanel, affirmant « l’échec de l’objectif de démocratisation culturelle », et commandant de favoriser « une offre répondant aux attentes du public ». En clair : remplacer une culture jugée élitiste par une offre plus populaire. La lettre a violemment heurté les professionnels, qui y ont vu l’annonce d’un désengagement de l’Etat et d’une moindre exigence de qualité. Puis, en 2009, le Président a confié à Marin Karmitz un Conseil de la création artistique, désavouant sa ministre qui n’était même pas au courant, pas plus que de la suppression de la publicité à la télévision publique. Quelle que soit la pertinence des mesures, la méthode — dévalorisation, humiliation du ministère, effets de communication — les a d’emblée discréditées. Quant à l’unique tentative de théorisation d’un projet, « la culture pour chacun » imaginée en 2010 par le cabinet de Frédéric Mitterrand, elle suscita un tollé, y compris en interne, par son opposition grossière, à nouveau, entre culture d’élite et culture du peuple. « De ”la culture pour chacun” à ”chacun sa culture”, il n’y avait qu’un pas, ironise un fonctionnaire de la Rue de Valois. Personne ne s’est approprié ce projet. » Qui a vite été enterré.
Comment se réinventer ?
Désir d’action collective, besoin de reconnaissance : même les acteurs régionaux dynamiques et efficaces réclament un ministère fort — et pas seulement financièrement, car personne n’ose espérer une abondance budgétaire. Jean Blaise, créateur à Nantes du Lieu unique, demande « du lyrisme, de l’exaltation, des idées. Le ministère ne nous a pas enflammés depuis les années Lang. Tout s’est endormi, et nous sommes tous complices de cette inertie, de cette défaite ». A Grenoble, Michel Orier, patron de la plus importante maison de la culture française, fustige « l’absence de dialogue, d’intérêt pour notre travail. L’Etat ne nous stimule plus. »
“Rue de Valois, on attend des heures
avec son dossier sur les genoux.
Ce devrait être un ministère
débordé par le mouvement.”
Didier Fusillier, patron de la Maison des arts de Créteil
Le ministère gère surtout la culture parisienne — en bisbille historique avec la mairie —, voit rarement au-delà du périphérique, et s’englue dans la bureaucratie. Didier Fusillier, patron de la Maison des arts de Créteil, des événements de Lille 3000 (et proche de Martine Aubry), s’exaspère : « Rue de Valois, c’est comme au ministère des Finances : on attend des heures avec son dossier sur les genoux. Ce devrait être, par nature, un ministère léger, rapide, débordé par le mouvement. » Lui réclame des conseillers chargés des liens entre institutions et artistes, imagine un « adjoint délégué aux cocktails et médailles » pour que le ministre reste libre de parcourir la France à la rencontre des acteurs. Il suggère, pêle-mêle, l’ouverture des théâtres en journée, la mise à disposition de 10 % de leur budget artistique à de jeunes talents, des actions simultanées dans tout le pays pour valoriser le patrimoine… « Les idées doivent fuser, il faut se lâcher. On veut ‘’sanctuariser” la culture, c’est un vocabulaire de cimetière. Il faut faire tout le contraire, la faire déborder ! »
Pour retrouver de l’oxygène, le ministère, « outil usé », selon Jean-Jacques Aillagon, doit redessiner ses liens avec l’Education nationale et les Affaires étrangères afin de « concevoir une politique globale » et en déléguer l’exécution à des agences thématiques. « L’Etat doit faire des choix culturels, pas des choix artistiques », résume l’ancien ministre de Jacques Chirac.
Certaines de ces idées sont connues depuis longtemps, moult commissions ayant rendu maints rapports, fossilisés dans des tiroirs maintenus fermés par une puissante inertie. « Rue de Valois, on a tendance à savourer le plaisir d’être ministre et à ne pas faire trop de vagues », sourit Jean-Jacques Aillagon. Son prédécesseur de 1993 à 1995, Jacques Toubon, reconnaît un « manque de vision à long terme. Mais n’est-ce pas une vaine attente ? Pour la beauté du geste, on attend un grand discours fondateur. Pourtant, les idées d’André Malraux et de Jack Lang restent valables. La politique culturelle existe, même si elle est moins spectaculaire. »
De nouveaux défis sont tout de même là : réguler les industries du numérique, agir enfin sur la demande culturelle — par exemple en tentant d’enrayer la désaffection du public masculin ou en rétablissant des passerelles entre l’école et la culture —, orienter davantage les grands établissements devenus autonomes (Louvre, Orsay, Quai Branly …), ranimer le rayonnement international des artistes français, analyser échecs et aussi réussites de la fameuse démocratisation, pour mieux la relancer… Si le souffle de la Libération, puis l’enthousiasme de la gauche au pouvoir ne suffisent plus à inspirer une politique culturelle au sens le plus large, la crise financière pourrait servir de nouveau catalyseur. Robin Renucci, directeur de la troupe itinérante des Tréteaux de France, s’enflammerait ainsi pour « un projet transversal, culturel et politique, qui réhabilite la capacité de partage et d’échange au sein d’une nouvelle société, alors qu’aujourd’hui tout est fait pour diviser. »
Quel profil pour le prochain ministre ?
« Même sous des gouvernements de droite, comme sous de Gaulle, l’action culturelle a toujours été fortement marquée par la pensée de gauche », analyse Jean-Jacques Aillagon. « La gauche est génétiquement attachée aux politiques éducatives et culturelles, tandis que la droite privilégie par nature les politiques régaliennes de défense, de sécurité, d’économie financière. » Jacques Toubon, lui, juge la question culturelle « apolitique », mais convient que « le gouvernement sortant a parlé davantage de triple A que de création. »
“Nous avons besoin d’un ministre
qui assume un minimum d’utopies.”
Jean Blaise, créateur du Lieu unique, à Nantes
Pour autant, l’alternance possible le 6 mai ne fait guère rêver. Plusieurs acteurs culturels, conviés à des commissions du parti socialiste, en sont sortis « consternés ». « Y règnent des élus carriéristes, passionnés par la culture depuis six mois pour gagner leur ministère, alors qu’il aurait fallu se mettre au travail dès la défaite de Ségolène Royal en 2007 », attaque l’un d’eux. Jean Blaise semble résigné : « Nous avons besoin d’un grand ministre qui assume un minimum d’utopies et nous donne à tous le sentiment d’avancer dans le même sens. Cette personne, nous l’espérons tous, mais ne la voyons nulle part. »
Dans le passé, plusieurs ministres ont été choisis pour leur compétence professionnelle plus que pour leur crédit politique : Catherine Tasca, Christine Albanel, Jean-Jacques Aillagon. Jusqu’à Frédéric Mitterrand, saltimbanque de renom, qui bénéficiait d’une bonne image. « Nous l’espérions inventif, se souvient Jean Blaise, on attendait qu’il nous raconte une histoire. La déception a été cuisante. » Le poste, rue de Valois, attire pour son prestige, le souvenir de ses occupants flamboyants, le carnet d’adresses qu’il ouvre. « Mais, depuis des années, les impétrants arrivent les mains dans les poches, sans programme, et donc sans crédibilité », soupire un fonctionnaire du ministère. Alors qu’André Malraux était écrivain, que Jack Lang avait fondé un festival de théâtre (à Nancy), le sociologue Vincent Dubois observe que les responsables politiques actuels « sortent surtout de l’ENA, et presque plus jamais de filières littéraires ou de sciences humaines. »
Aujourd’hui, tous réclament un ministre politique, capable de tenir tête à son homologue des Finances (« de droite ou de gauche, l’ennemi, c’est toujours Bercy », témoigne un ancien membre de cabinet). Aillagon espère « une personnalité politique de poids, qui rompe avec l’esbroufe. » A charge aussi pour elle d’animer de nouvelles synergies interministérielles et de garantir la pérennité des actions de l’Etat vis-à-vis de Bruxelles, qui menace régulièrement de retoquer les systèmes français d’aide à la culture. « Nous avons besoin de lobbys organisés pour contrer ce risque, capables d’imaginer un modèle partagé avec nos partenaires, notamment pour passer à l’ère du numérique », explique le chargé de mission du ministère, Philippe Chantepie.
Pour inventer et appliquer une politique solide et cohérente, un ministre doit durer — Malraux et Lang restèrent une décennie ; leurs successeurs ont valsé en moyenne tous les deux ans — et bénéficier d’un soutien fort, et public, du président de la République. « Il reviendra au chef de l’Etat et à son ministre d’avoir la volonté et l’énergie de porter la culture comme une priorité politique, résume Didier Fusillier. Par nature, la culture est un combat. Pour le mener, il faut des guerriers. »
(1) Le Politique, l’Artiste et le Gestionnaire, (Re)configurations locales et (dé)politisation de la culture, avec Clément Bastien, Audrey Freyermuth et Kévin Matz, Editions du croquant.
L’association La Fabrique a cherché pendant plus de sept ans à sauver l’usine Gaupillat, la dernière usine du Val-‐de-‐Seine au Bas-‐Meudon, en face de l’Île Seguin.
Un atelier d’écriture s’est créé pour raconter ces lieux magiques, faire rêver, pleurer et ainsi préserver la mémoire de l’ancienne usine.
Merci à tous ces écrivains, Serge Abiteboul,Edmée Chuyche, Lise Cortes, Odile
Dagallier, Françoise Goguel, Bernadette Goldstein, Michelle Hug, Danielle
Rouyard, sous la conduite de Marie Laure Leprette.
Merci aux photographes,Serge Abiteboul, Adeline Bommart, Thomas Léaud,
Olivier Ménégol, Muriel Schwob, MarcUpson.
Ces textes racontent, chacun à sa manière, des «Brèves de fabrique»
Tous les combats pour la défense du patrimoine industriel ne sont pas victorieux…
L’usine est tombée sous les coups des démolisseurs en juin 2011.
La dernière version de Brèves de fabrique est disponible à:
http://abiteboul.com/DOCS/brevesFabrique.4.2012.pdf
Attention c’est un peu long à charger…

Basée à Roubaix, l’association Le Non-Lieu a rebaptisé en 2007 les cheminées d’usine nordistes « beffrois du travail ». Pour le 1er-Mai, elle souhaite rendre ce patrimoine vivant.
Une étrange déforestation frappe le Nord - Pas-de-Calais… Année après année, les troncs abattus ne sont pas de bois mais de briques, celles des cheminées d’usines. Fondée en 2002, l’association Le Non-Lieu défend ce qu’elle considère comme un élément essentiel du patrimoine régional. « S’il faut garder un truc, c’est la cheminée : toute notre histoire est là-dedans » estime Franck Larère, permanent de l’association.
En 2004, Le Non-Lieu a rendu hommage aux « cheminées totems » de Roubaix, la « ville aux mille cheminées ». Puis en 2007, elle lance les « Beffrois du travail », ensemble de manifestations organisées autour du 1er-Mai.
Menacées, les cheminées ? Olivier Muzellec, président du Non-Lieu, cite les chiffres d’une autre association, Proscitec, qui les recense dans la région.
« Il y avait 330 cheminées en 2007 et, aujourd’hui, on estime que 15 % d’entre elles ont disparu », déplore-t-il, appelant à une prise de conscience. « Les premières années des “Beffrois du travail”, on a oeuvré beaucoup à la réappropriation d’un patrimoine souvent douloureux ou tombé dans l’oubli », explique-t-il.
 Textile, métallurgie, brasserie, briqueterie… Le passé industriel de la région est indéniable, mais est-il suffisamment mis en valeur ? « Le conseil général nous soutient, à notre petite échelle, mais ça ne suffit pas » estime Olivier Muzellec. Ce qu’il aimerait, ce serait une mise en valeur globale du patrimoine industriel comme cela se fait en Allemagne, par exemple. « Pour voir ce que l’on pourrait faire, il suffit d’aller dans la Ruhr », souligne-t-il. Une région, outre-Rhin, qui a su transformer de grands sites industriels, tels des mines de charbon, en sites d’histoire et de tourisme.
Faire revivre les sites
« Ici, on a du mal à faire changer les politiques de conservation du patrimoine industriel », estime Franck Larère. Un exemple : la cheminée de la filature Breuvart, à Armentières. Elle a été célébrée en 2009 dans le cadre des « Beffrois du travail »… et détruite récemment. Les municipalités manquent-elles de moyens pour protéger les cheminées ? « On a de l’argent pour ce qu’on veut, rétorque Franck Larère. Pour le Grand Stade, il y en a eu… » Afin de montrer que les cheminées ne sont pas de simple tas de briques, mais bien des balises d’une histoire commune, le Non-Lieu s’est associé à un vidéaste, Jean-Louis Accettone, pour recueillir des témoignages d’ouvriers (lire l’entrevue ci-contre). Et parce que le Non-Lieu est aussi un projet artistique, la création contemporaine est partie prenante dans l’événement. Pour évoquer les estaminets du quartier de Berkem, à La Madeleine, l’association a par exemple mobilisé une vingtaine de personnes pour broder des sous-bocks à bière, sous la direction du plasticien Andy Kraft.
Ce soir, une parade musicale reliera les anciens cafés du quartier, près de l’ancienne chaufferie Huet. Animée par des membres de la compagnie du Tire-Laine, elle sera ponctuée par des chansons écrites par l’écrivain Daniel Lemahieu, en hommage aux ouvriers.
Un petit refrain : « Berkem, je t’aime ! Je t’aime même quand j’ai de la peine… Berkem, je t’aime ! Le patron n’augmente pas ma quinzaine… »
Publié le lundi 30 avril 2012 à 06h00 - CHARLES MONTMASSON > region@nordeclair.fr
http://www.nordeclair.fr/Actualite/2012/04/30/les-cheminees-totems-de-la-culture-ouvri.shtml
Dans le cadre de l’exposition « Travail en Val-de-Marne : matériaux, productions, techniques et savoir-faire » (Associations résidentes de la Maison de l’histoire et du patrimoine et les Archives départementales), l’Association Itinéraires et histoire ouvrière en Val-de-Marne (IHOVAM) vous convie à une conférence sur le thème :
« Imprimeries et ouvriers du livre en Val-de-Marne et ailleurs ».
Samedi 5 mai à 15 heures Maison de l’histoire et du patrimoine, 15 rue de la Prévoyance 94500 Champigny-sur-Marne
Observant la vie et parfois la mort des imprimeries du Val-de-Marne, l’Association Itinéraires et histoire ouvrière en Val-de-Marne souhaite mettre en valeur les acteurs importants de l’histoire sociale que sont les ouvriers du livre et de la presse. Ces derniers, dans leur diversité, participent à une élite ouvrière qui joue un rôle majeur, par la plume et la parole, dans l’invention de formes d’organisation et de pratiques sociales.
Participants :
Marie-Cécile Bouju, Maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université Paris 8, spécialiste de l’édition, responsable du corpus intellectuels du Maitron..
Claude Pennetier, chercheur CNRS, directeur du Maitron.
Daniel Légerot, président de l’Institut d’histoire sociale CGT du livre parisien, ancien de l’Imprimerie Del Duca (Maisons-Alfort).
La conférence sera suivie d’un pot amical puis de l’Assemblée générale de l’Association Itinéraires et histoire ouvrière en Val-de-Marne.
Accès :
Bus 108 et 110 : arrêt Aristide Briand-le-Plant. Ligne directe depuis le RER A Joinville-le-Pont.
En voiture : A86 sortie N° 5, Champigny-la-Fourchette, parking 11, rue Pierre-Marie Derrien.
Contacts :
06 10 20 50 83
mhp94@cg94.fr
http://ihovam.free.fr/
Rennes. Sur l’ex-brasserie Kronenbourg, le projet artistique de la ville est abandonné

Ni La Criée, ni un lieu dédié aux arts visuels ! La Ville de Rennes va finalement lancer un appel à idées au secteur privé pour faire vivre l’ancienne salle d’embouteillage de l’ex-brasserie Kronenbourg dans le quartier Saint-Hélier.
Pour en faire quoi ?
Un appel qui risque d’intéresser les promoteurs spécialisés dans la conservation du patrimoine industriel. Quant à la destination du lieu, c’est l’inconnu : « Dans le cahier des charges, on souhaite le respect du site, un projet en équilibre économique, avec une animation ouverte sur ce nouveau quartier », explique l’élu de quartier Sébastien Sémeril.
Urgent !
Seule certitude, ce ne sera ni du logement, ni des bureaux. Son ouverture est envisagée en même temps que la livraison des premiers logements, troisième trimestre 2014.
http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Rennes.-Sur-l-ex-brasserie-Kronenbourg-le-projet-artistique-est-abandonne_40771-2071205-pere-bre_filDMA.Htm
Le 31 mars 1992, l’usine de l’île Seguin sortait sa dernière voiture. Vingt ans après, des anciens de Renault mènent une lutte discrète contre l’oubli de cette vie ouvrière, souvent immigrée, des Trente Glorieuses. Rencontres.
Face au squelette métallique bleu du pont Daydé, l’inscription «RENAULT» trône toujours en lettres noires, au-dessus de l’immense porte. Mais derrière ce qui fut l’entrée principale de l’usine de montage automobile, il n’y a plus rien sur l’île Seguin de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). Rien des 11 hectares de bâtiments du paquebot, démolis en 2005. Rien de la vie ouvrière qui s’est arrêtée avec la fermeture du site, le 31 mars 1992, il y a vingt ans. Rien, sinon un jardin moderne planté de roseaux et d’arbustes et un restaurant temporaire, Les Grandes Tables.
«Quand je passe par là, soupire Mimoun el-Ouardani (photo ci-contre), je pleure. A l’intérieur, il y avait une usine, des milliers de salariés…» Mimoun a 68 ans. Il a été licencié de chez Renault après vingt-quatre ans de travail à la chaîne, en juillet 1991, quand la marque au losange vidait l’île Seguin de ses derniers ouvriers. Conçue dans les années 20, elle était devenue «une pesanteur», explique l’historien Nicolas Hatzfeld, spécialiste des entreprises automobiles, et sa fermeture devait permettre à l’industriel de s’offrir «une image neuve». Aujourd’hui encore, Mimoun enrage : «En 1986, quand ils ont parlé de fermer Billancourt, il s’agissait de construire des appartements pour les pauvres. Finalement, ils construisent pour les riches, pas un ouvrier qui a travaillé trente ans chez Renault n’y sera logé.» Le projet d’aménagement du site, piloté par l’architecte Jean Nouvel, prévoit de faire émerger, d’ici cinq ans, des tours de bureaux, des jardins, une salle de concert… Mimoun est de ces anciens ouvriers de Renault qui luttent, chacun à leur façon, contre l’oubli des vies anonymes, souvent immigrées, qui ont fait de Billancourt le haut lieu d’une industrie française alors à son apogée.
Symbole du «made in France»
Rahhal Benkria (photo ci-contre), 60 ans, dont quarante-et-un chez Renault, se souvient : «L’île Seguin, c’était le cœur de Billancourt. La voiture, elle rentrait à zéro, et elle ressortait en marche. Quand ils ont annoncé sa fermeture, pour moi, c’est comme si j’avais perdu mon père ou ma mère. C’est resté aggravé [sic] dans ma mémoire.» Dans les années 60, jusqu’à 40 000 personnes ont travaillé sur l’île et dans la zone du Trapèze, en face. L’usine était un symbole du «made in France», dirait-on maintenant, et d’une classe ouvrière ouverte et dynamique. «Une voiture, c’était comme un couscous royal, explique Rahhal. Il y avait un Breton qui mettait la roue, un Marocain qui mettait une vis, un Tunisien qui mettait la lampe, un Africain…» Rahhal se rend souvent dans un local de la rue du Point-du-Jour, à Boulogne-Billancourt. Sur les murs, des photos en noir et blanc côtoient des articles jaunis qui tous évoquent l’entreprise au losange. L’Association des anciens travailleurs de l’île Seguin (Atris), créée en 1994 par des syndicalistes CGT, organise ici des permanences hebdomadaires. Il y a quelques années, elle comptait 600 membres. Aujourd’hui, ils ne sont plus qu’une grosse centaine, pour la plupart des chibanis, des «cheveux blancs» en arabe. Ils y viennent discuter autour d’un caoua, raconter le déracinement et aussi l’attachement à Billancourt, même si le travail là-bas, dit Mimoun, «c’était un enfer», comme à la mine où il avait trimé auparavant.
Rahhal aime ces rendez-vous. «C’est des frères. Ça donne du courage. Il en faut parce que, dans ma tête, c’est comme si on m’avait volé quelque chose.» Employé à l’entretien, il fut l’un des derniers à quitter l’île Seguin : après sa fermeture, il y a travaillé à boucher les tuyaux, enlever les vannes, trimant dans la poussière et l’amiante, montant sur des échelles de 10 mètres «sans protection» : «C’était un autre temps !» Ensuite, il a été employé dans des bureaux, au Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine), toujours chez Renault, qu’il n’a quitté qu’à sa retraite, l’été dernier. Au fil des ans, Rahhal a perdu de vue ses anciens collègues. Certains sont morts et «beaucoup sont repartis, explique-t-il. Surtout les Espagnols, les Italiens. Mais beaucoup d’Algériens et de Marocains sont restés». Comme lui, qui n’est pas rentré à Marrakech. «Avec ma femme, avant, on pensait aux parents là-bas. Maintenant, on pense aux enfants ici.»
La «caravane de la mémoire»
Salem Bourahmoune (photo ci-contre), 65 ans, est de ceux qui ont choisi de rentrer au pays - la Kabylie -, quand l’heure de la retraite a sonné, au début des années 2000. Mais il revient souvent en France, «pour [ses] médicaments et revoir les copains». En février, la neige dans les montagnes algériennes a prolongé son séjour à Paris, où nous l’avons rencontré. Au milieu des années 80, «mon chef m’a dit que la régie allait fermer, raconte-t-il. Je lui ai répondu : “Moi, je suis célibataire, je peux bouger.”» Une façon de parler. Salem était déjà marié, il a trois fils et une fille, mais il n’a jamais fait venir sa famille. Comme ça, il a «toujours suivi le boulot». Avant même la fermeture de l’île Seguin, il a accepté, comme bien d’autres, de partir à l’usine de Flins, dans les Yvelines. Une expérience mitigée : «Là-bas, on était tamponnés : “C’est les gars qui font la grève, les gars qui cassent tout.” Manque de pot, c’était vrai !» plaisante-t-il. «Enfin, on ne cassait pas, on revendiquait nos droits», précise Salem, qui montre une coupure de journal où on le voit parmi les grévistes, à Flins. Un bon souvenir, cette solidarité. Salem était venu à Billancourt deux ans avant d’y être embauché : c’était pour soutenir les camarades, pendant les grandes luttes syndicales de 68…
Pour témoigner de la vie à Billancourt, Lahcen Afoulous (photo ci-contre), 79 ans et vingt-quatre chez Renault, est allé dans des écoles d’Ile-de-France avec d’anciens collègues. Et, en 2009, il a participé à la «caravane de la mémoire» qui a relié l’île Seguin à Tiznit, au Maroc. Dans le salon de son HLM à Trappes (Yvelines), il confie avoir pleuré lors des retrouvailles avec ses collègues redevenus blédards : «Agadir et ses alentours, c’est la plus grande région de l’émigration de Renault. A l’époque, on était 4 600 Marocains chez Renault, et 80% venaient de cette région.» La caravane, c’était aussi l’occasion d’expliquer aux jeunes Marocains que «leurs parents ne ramassaient pas l’argent à la pelle» en France.
Après avoir été quatre ans à la mine, puis à la chaîne sur l’île Seguin à partir de 1968, Lahcen a été responsable de la cafétéria. Pour ce délégué du personnel, l’endroit était stratégique, à la fois «lieu de convivialité» et «de départ des revendications». «Je vendais 3 500 casse-croûte par jour», se souvient-il. Quand un salarié avait besoin d’aide pour remplir des documents, Lahcen le renvoyait vers la bonne personne : «J’étais comme une assistante sociale.» En 1991, il a accepté de partir en préretraite, comme plusieurs centaines de travailleurs.
Comme les époux Chevrel, soixante-trois ans de mariage et autant de temps passés à eux deux chez Renault. Marcel Chevrel (photo ci-dessous), 83 ans, et sa femme, Yvonne (photo ci-contre), ont un peu coupé les ponts avec l’île. Les voyages à Paris se font rares pour ces Bretons, qui ont acheté une maison dans le Morbihan lors de leur départ en préretraite, au milieu des années 80. «La production s’en allait à droite, à gauche, au Mans, à Sandouville. A ce moment-là, on est partis avec des primes», dit Marcel, ancien régleur. «Maintenant, quand ils mettent les gens à la porte, qu’est-ce qu’on leur laisse ? Les yeux pour pleurer», ajoute Yvonne, ex-ouvrière au deuxième étage du Paquebot. Avec le recul, le couple préfère se rappeler «les bons moments» plutôt que les galères, comme ces cinq années passées à l’hôtel, faute de logement, à leur arrivée à Paris.
Mimoun el-Ouardani, lui, n’a pas eu la chance d’une préretraite. Quand il a été licencié, en juillet 1991, on lui a proposé d’aller à Douai (Nord). «Mais ma femme arrivait juste du Maroc. J’ai dit : “J’ai passé toute ma vie presque seul, jusqu’à 49 ans, et ma famille vient d’arriver.”» Pas question, alors, de quitter son nouvel appartement à Malakoff (Hauts-de-Seine). Il préférait encore le chômage. Trois ans au total. «Au début, c’était bien. Mais après, le salaire diminuait. A l’ANPE, ils me disaient : “Il faut trouver du travail.” Je répondais : “Madame, j’ai 50 ans, c’est très dur.”»
«Une volonté d’effacement»
Alors, pour que l’on n’oublie pas que les Trente Glorieuses, on les doit à des ouvriers comme eux, Lahcen Afoulous et d’autres anciens Renault ont demandé qu’on réserve un espace pour leurs souvenirs dans le futur site de Billancourt. «Avec les copains, on a obtenu la promesse d’un lieu de mémoire ouvrière dans l’île Seguin, se félicite Lahcen. C’était pas de la tarte aux pommes.» Le projet de Jean Nouvel prévoit en effet un «Pavillon d’information et de mémoire» de 1 000 m2 sur l’histoire de l’île et de Renault-Billancourt. En attendant, un bâtiment éphémère constitué de deux étages de conteneurs, planté au milieu du jardin de l’île, devrait accueillir ses premiers visiteurs en juin. Sauf énième retard : son ouverture était prévue au printemps 2011.
Mimoun, qui garde un souvenir douloureux de ses relations avec la hiérarchie - «Je ne peux pas regarder un agent de maîtrise en face» -, craint que le Pavillon de la mémoire n’élude la dureté des rapports de classe. Il espère qu’un espace y sera réservé «aux seuls ouvriers». Pour tous, ce bâtiment est le symbole d’une reconnaissance sociale toujours attendue. «La destruction totale de l’usine a trahi une volonté d’effacement à une époque où la société en général pense que les ouvriers ne comptent pas beaucoup. Sauf en période électorale», estime Nicolas Hatzfeld. Beaucoup d’ex-Renault se souviennent que Nouvel a longtemps défendu la conservation des façades de l’usine. En 1999, dans une tribune du Monde, «Boulogne assassine Billancourt», il écrivait : «Nous serons quelques-uns encore à barrer la route aux bulldozers, à défendre l’image ouvrière, à réclamer l’inscription de l’île Seguin sur les registres de notre patrimoine.» Les bulldozers sont passés. D’ici à 2017, l’île accueillera un hôtel de luxe et un pôle dédié aux arts plastiques et visuels. Il s’appellera «R4», du nom de la voiture populaire qui fut le symbole de Billancourt.
Renaud BOUCHEZ (photos)
http://www.liberation.fr/societe/2012/04/05/renault-c-etait-comme-mon-pere-ou-ma-mere_808534
Après leur exposition de janvier 2011 à Courbevoie, le collectif GradeZero présente jusqu’au 12 mai à Dizy une exposition de son travail sur le patrimoine industriel. Sept photographes témoignent de la beauté du chaos, de l’oubli et de la vie cachée derrière l’apparente désertion des lieux et des choses. Une vision humaine et esthétique d’espaces encore habités.
Les images s’enchaînent. Celles d’un patrimoine abandonné, négligé, perdu entre ciel et terre. Où sommes nous ? En France, en Belgique, en Roumanie ? Un peu des trois. Le collectif GradeZero présente jusqu’au 12 mai une exposition singulière et décalée à la Maison des Associations de Dizy.
Sept photographes, sept regards, sept sensibilités proposent de découvrir des endroits hors du temps, loin de tout, en voie de disparition : ceux des friches industrielles. Il y a de la rouille, il y a de gros cylindres, il y a des silos, il y a des hangars métalliques. Mais aussi du béton, de l’acier, du bois, des chaises, des tables, des coffres puis un peu de verdure. Au fil du temps la vie refait surface, la nature reprend ses droits, des forces émergent. Les photos témoignent de cette régénérescence. Il y a de la beauté dans le chaos, des lumières particulières, des espaces qui acceptent d’être de nouveau envahis. Dans le désordre.
« Cette exposition permet de présenter un visage particulier de la photographie contemporaine. Je cherche à faire découvrir des artistes méconnus dans la région », explique Damien Bove, le responsable de la Maison des Associations de Dizy.
GradeZero réunit sept photographes qui partagent la même passion pour les lieux en voie de disparition. Pour eux ils restent un témoignage du talent des hommes. « Il faut en garder la trace avant qu’ils ne cèdent la place à plus utiles ou plus nécessaires qu’eux. »
Des hommes toujours là
Frédéric Betsch, Julien Hilaire, Emmanuel Luc, Antoine Magnier, Nadir Merkal, Philippe Poinçot et Guillaume Robert se sont rencontrés au photo-club de Vincennes. L’un des plus importants de France. Ils ont décidé de créer ce collectif pour mettre en commun leur production autour des sites industriels. « Ils ne font pas d’exploration sauvage. Leur première exigence est de donner une vision esthétique d’un monde post-industriel », souligne Damien Bove.
Dans une sorte d’inventaire avant liquidation leurs photographies permettent de reconstituer une histoire. Même physiquement absents les lieux hommes sont toujours là. Les clichés renvoient à des moments de joie, de peine, de labeur et aux mille et une facettes d’un monde disparu. A travers un lavoir, la salle d’attente d’un sanatorium, un établi.
Des gris, des oranges, des marrons : le travail sur les couleurs est soigné. Certaines photos sont retouchées avec minutie pour offrir, d’une manière artificielle, un jeu de superpositions de tons. Comme si les lieux parvenaient à reprendre une part de liberté.
Jean Batilliet
GradeZero, « Lieux en devenir » jusqu’au 12 mai à la Maison des Associations de Dizy 261 rue du Vieux Château 51530 Dizy(sauf du 28 avril au 9 mai). Le mardi de 16 h 30 à 19 h. Le mercredi de 14 h à 18h. Le jeudi de 9 h à 12 h. Le vendredi de 16 h 30 à 19 h. Le samedi de 14 h à 16 h 30. Tél.- 03 26 55 99 60.
Les Beffrois de Travail 2012
GRÂCE A L’ASSOCIATION “LE NON-LIEU” ,LES CHEMINÉES D’USINE SONT A L’HONNEUR DU 4 AVRIL AU 20 MAI DANS LA RÉGION DU NORD-PAS-DE-CALAIS.
Au programme, cette année :
- LES CARNETS DE CHEMINÉES
Ce film, commandé à l’artiste vidéaste Jean-Louis Accettone, rend hommage à 15 cheminées d’usine du Nord et du Pas de Calais à travers 15 témoignages de « passeurs de mémoire ». Le film, réalisé du 4 au 19 avril, est présenté les 19 et 20 mai à Roubaix.
- FIER D’UNE CHEMINÉE ?
Vos témoignages pérennisent la mémoire des cheminées d’usine et contribuent à les sauver. Sur le site www.fiersdenoscheminees.org, mis en ligne dès le 24 avril :
Déposer votre témoignage sur une cheminée et sa photo,
Parcourez les chemins de mémoire industrielle,
Dès le 21 mai, découvrez les Carnets de cheminées de Jean-Louis Accettone.
- VENEZ FÊTER LES CHEMINÉES DU 29 AVRIL AU 20 MAI
À Boussois, La Madeleine, Roubaix et Brêmes (62), des municipalités, associations et autres passionnés vous accueillent pour des animations artistiques et conviviales : théâtre de rue, cortège musical, banquet de cheminées, exposition, randonnée…
Tout le programme sur ce lien http://www.non-lieu.fr/IMG/pdf/programme-4.pdf
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