L’ agrandissement de l’usine, édifiée par Marcel Gaupillat, inaugure, en 1928, la création d’une nouvelle société : la Société d’étampage et de précision Gaupillat. C’est Jean Gaupillat qui prend la tête de l’établissement. Ce dernier s’installe dans la partie nouvelle construite de l’usine et la loue à son père, Marcel. Cette nouvelle société se spécialise surtout dans le façonnage à froid des pièces de métal. A l’aide de matrices, on manufacture des pièces de métal afin de leur donner des formes et des dimensions déterminées. C’est ainsi que la fabrique Gaupillat va se mettre à fabriquer des boulons, des tuyaux de robinet ou encore des étuis publicitaires.
En 1934, la passion de Jean Gaupillat pour les voitures de course lui est fatal. Il décède, à l’âge de 43 ans, lors d’une course du Grand Prix automobile de Dieppe.
Marcel Gaupillat reprend les affaires de la Société d’étampage mais, en 1935, il connait un nouveau coup dur. L’entreprise connait des difficultés financières du fait du départ d’un de leurs plus gros clients : la firme Citroën. Les établissements Gaupillat ne s’en remettent pas et sont rachetés par la Société Française des Munitions de Chasse, de Tir et de Guerre, détenue en majorité par les Gévelot.
En 1939, Marcel Gaupillat s’éteint et avec lui le dernier des Gaupillat. Devenues firmes des entreprises Gévelot, les sociétés Marcel Gaupillat et de la Société d’étampage de précision n’en continuent pas moins leurs activités. La Seconde Guerre mondiale éclate et le quartier du Bas-Meudon est épargné jusqu’en 1942.
Durant la guerre des tranchées abris sont construites afin de protéger les productions mais aussi de veiller à d’éventuelles explosions. Les Forces Françaises de l’Intérieure et l’armée Leclerc bombardent le quartier le 3 mars 1942. C’est Renault qui est visé mais malheureusement le quartier subit des dégâts et on décomptera 6 morts. L’armée Leclerc entre dans Meudon le 25 août 1944 et libère la ville.
Les difficultés commencent à la sortie de la guerre. La Société d’étampage se retire du syndicat des professionnels de la forge car les cotisations basées sur le chiffre d’affaires favorisent les entreprises qui travaillent l’acier.
Dans les années 1950, les activités de la Société d’étampage se diversifient et les ateliers du Bas-Meudon produisent des pièces brutes matricées et des produits finis d’usinage comme les robinets pour bouteille de butane. Durant cette période, près de 300 ouvriers sont employés mais les conditions sont difficiles et l’établissement connait de nombreuses grèves.
Les années suivantes sonnent le glas de la Société d’étampage. Dans les années 1990, l’effectif n’est plus que d’une soixantaine d’employés. Sous la pression d’un plan d’urbanisation, datant de 1996, la fabrique du 43 bis route de Vaugirard doit fermer ses portes.
Le 31 décembre 1997, la fabrique cesse définitivement ses activités. Les dernières machines sont déménagées le 30 juin 1998. 160 ans d’histoire des établissements Gaupillat se referment avec elle.