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Guerre aux démolisseurs !

« Il y a deux choses dans un édifice, son usage et sa beauté.Son usage appartient au propriétaire, sa beauté à tout  le monde; c’est donc dépasser son droit que de la détruire »

Victor Hugo a vingt-trois ans quand il écrit, en 1825, Guerre aux démolisseurs !, court texte d’une grande virulence contre les atteintes portées aux édifices anciens. Véritable manifeste contre le vandalisme que représente à ces yeux l’urbanisation sans frein d’alors, et plaidoyer en faveur du patrimoine. Ce vandalisme n’a cessé de se développer depuis l’écriture de ce texte mais l’actualité récente de La Fabrique nous le remet en pleine lumière.

hugo

« Il faut arrêter le marteau qui mutile la face du pays. Une loi suffirait; qu’on la fasse.

Quels que soient les droits de la propriété, la destruction d’un édifice historique et monumental ne doit pas être permise à ces ignobles spéculateurs que leur intérêt aveugle sur leur honneur; misérables hommes, et si imbéciles, qu’ils ne comprennent même pas qu’ils sont des barbares ! Il y a deux choses dans un édifice, son usage et sa beauté. Son usage appartient au propriétaire, sa beauté à tout le monde; c’est donc dépasser son droit que de la détruire »
« Il faut le dire, et le dire haut, cette démolition de la vieille France, que nous avons dénoncée plusieurs fois sous la restauration, se continue avec plus d’acharnement et de barbarie que jamais. Depuis la révolution de juillet, avec la démocratie, quelque ignorance a débordé et quelque brutalité aussi. Dans beaucoup d’endroits, le pouvoir local, l’influence municipale, la curatelle communale a passé des gentilshommes qui ne savaient pas écrire aux paysans qui ne savent pas lire. On est tombé d’un cran. En attendant que ces braves gens sachent épeler, ils gouvernent. La bévue administrative, produit naturel et normal de cette machine de Marly qu’on appelle la centralisation, la bévue administrative s’engendre toujours, comme par le passé, du maire au sous-préfet, du sous-préfet au préfet, du préfet au ministre. Seulement elle est plus grosse. »
« Les dévastateurs ne manquent jamais de prétextes. »
« A Paris, le vandalisme florit et prospère sous nos yeux. Le vandalisme est architecte. Le vandalisme se carre et se prélasse. Le vandalisme est fêté, applaudi, encouragé, admiré, caressé, protégé, consulté, subventionné, défrayé, naturalisé. Le vandalisme est entrepreneur de travaux pour le compte du gouvernement. Il s’est installé sournoisement dans le budget, et il le grignote à petit bruit, comme le rat son fromage. Et certes, il gagne bien son argent. Tous les jours il démolit quelque chose du peu qui nous reste de cet admirable vieux Paris. Le vandalisme a ses journaux, ses coteries, ses écoles, ses chaires, son public, ses raisons. Le vandalisme a pour lui les bourgeois. Il est bien nourri, bien renté, bouffi d’orgueil, presque savant, très classique, bon logicien, fort théoricien, joyeux, puissant, affable au besoin, beau parleur, et content de lui. Il tranche du Mécène. Il protège les jeunes talents. Il est professeur. Il donne de grands prix d’architecture. Il envoie des élèves à Rome. Il porte habit brodé, épée au côté et culotte française. Il est de l’institut. Il va à la cour. Il donne le bras au roi, et flâne avec lui dans les rues, lui soufflant ses plans à l’oreille. Vous avez dû le rencontrer. »
Victor Hugo - Revue des Deux Mondes - Guerre aux démolisseurs - 1825/1832 -

Sauvons la Sucrerie de Chalon sur Saône de la démolition !

sucrerieEn dehors du programme officiel, le collectif Sauvons la sucrerie a profité des journées du Patrimoine pour sensibiliser le public à sa cause. Une mobilisation de la dernière chance en quelque sorte, puisque la sucrerie blanche, située quai Saint-Cosme, est normalement vouée à la destruction à très court terme (pour être remplacée par un campus universitaire).

« Bien que la Drac suive le dossier de près, seule une forte mobilisation citoyenne peut changer la donne, explique Claude Limon, membre du collectif. Et même si la destruction de la partie moulin a été suspendue, ce n’est qu’un sursis. La seule vraie solution serait que la Drac classe le bâtiment, mais ce n’est vraiment pas gagné, et ça prend du temps ».

D’où la mise en place d’une pétition, qui a déjà recueilli plus de 750 signatures. Hier, le public des journées du Patrimoine n’a d’ailleurs pas été insensible au sort du bâtiment, devant lequel les membres du collectif évoquaient à la fois son histoire et sa sauvegarde, tout en plaidant pour sa transformation en « centre de tourisme fluvial ».

Source  : le journal de la Saône-et-Loire : voir article et photo.

http://www.lejsl.com/edition-de-chalon/2011/09/18/les-passionnes-de-batiments-industriels-au-chevet-de-la-sucrerie

le-moulin-oujourd-hui

Signer la pétition !

http://www.mesopinions.com/Sauvons-la-sucrerie-de-Chalon-sur-Saone-de-la-demolition-petition-petitions-de886906e6e4eb475c969e8bd729a34d.html

Journées Européennes du Patrimoine 2011

invitation-numerique-patrimoines-industriels-journees-europeennesLes différents responsables de la destruction de Gaupillat ont profondément porter atteinte à l’histoire de Meudon et à son patrimoine culturel et par conséquence à notre association.

Malgré la perte de l’usine Gaupillat, la dernière usine du Val de Seine, l’association La Fabrique sera présente aux Journées Européenne du Patrimoine 2011.

A cette occasion nous vous accueillerons à Paris, en la galerie IMAGES DE FER , au 13 rue de Seine 75006.

Des photographes vous ferons revisités de l’intérieur les fantômes de l’ile Seguin, de Gaupillat et d’autres bâtiments industriels.

L’exposition se tiendra du 13 au 18 septembre 2011 de 11h à 19h.

Nous vous attendons nombreux au vernissage qui aura lieu le mardi 13 septembre de 18h à 21h et bien sur, pendant toute la semaine.

Pour tous renseignements:

info@galeriephoto-imagesdefer.com

contact@association-lafabrique.org

“Guerre aux démolisseurs! “V.Hugo

C’était Gaupillat (6)

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Olivier de Chalvron’s Galleries Matching ‘gaupillat’

http://carolive.smugmug.com/search/?searchWords=gaupillat&searchType=InUser&NickName=carolive&x=0&y=0

Photographies par Olivier de Chalvron, France.
Email: odc@asapcom.net

Journées Européennes du Patrimoine 2011

invitation-numerique-patrimoines-industriels-journees-europeennes

Les différents responsables de la destruction de Gaupillat ont profondément porter atteinte à l’histoire de Meudon et à son patrimoine culturel et par conséquence à notre association.

Malgré la perte de l’usine Gaupillat, la dernière usine du Val de Seine, l’association La Fabrique sera présente aux Journées Européenne du Patrimoine 2011.

A cette occasion nous vous accueillerons à Paris, en la galerie IMAGES DE FER , au 13 rue de Seine 75006.

Des photographes vous ferons revisités de l’intérieur les fantômes de l’ile Seguin, de Gaupillat et d’autres bâtiments industriels.

L’exposition se tiendra du 13 au 18 septembre 2011 de 11h à 19h.

Nous vous attendons nombreux au vernissage qui aura lieu le mardi 13 septembre de 18h à 21h et bien sur, pendant toute la semaine.

Pour tous renseignements:

info@galeriephoto-imagesdefer.com

contact@association-lafabrique.org
“Guerre aux démolisseurs! “V.Hugo

L'usine aux 26 couleurs

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L’usine aux 26 couleurs

Le Point - Publié le 30/06/2011 à 00:00

Saint-Fargeau-Ponthierry sauve ses arts décoratifs.

Par Bruno Monier-Vinard

Du neuf avec du vieux !

En redonnant vie à la manufacture de papiers peints Leroy de Saint-Fargeau-Ponthierry, fermée en 1982, l’architecte Philippe Prost (musée MétaLmorphoses à la Monnaie de Paris…) sauvegarde un pan du patrimoine industriel des arts décoratifs. Transformé en centre culturel, ce lieu abrite un espace aménagé par Piotr Zaborski, qui expose une machine à imprimer en 26 couleurs, unique au monde. Autour de la salle de spectacle modulable, une mosaïque de papiers peints colorés signée François-Xavier Richard retrace l’évolution des styles depuis 150 ans. Un site de mémoire inauguré par Catherine Deneuve le 24 juin.

http://www.lepoint.fr/immobilier/l-usine-aux-26-couleurs-30-06-2011-1347437_31.php

El Asunto Gaupillat

TICCIH is the international organisation for industrial archaeology and the industrial heritage.

ticcih

Aux pages 5 et 6.

Ticcich


Peut être aurait-on du sauvegarder Gaupillat?... Trop tard elle n'existe plus...

petitlogo-ecraseNous avions rêvé d’un autre destin pour le dernier bâtiment industriel du Val de Seine, l’ancienne usine Gaupillat, à Meudon.

Nous nous étions emparé de son devenir, imaginé sa transformation en un lieu utile pour le quartier, pour ses habitants, pour ses usagers.

Nous avions espéré qu’au milieu de cette vallée de la Seine, cette dernière cheminée en brique, ces derniers sheds, cette dernière mémoire industrielle encore debout, résisterait à l’appétit des promoteurs. Car déjà, leur appétit nous avait semblé rassasié après la disparition des usines Renault et de son complexe industriel sur l’Ile Seguin et alentours.

Nous avions espéré que les décideurs politiques ouvriraient les yeux enfin sur le fait qu’on n’est pas toujours obligé de céder aux sirènes d’une soit disant modernité qui consiste à faire table rase du passé pour ériger des immeubles sans âme et tellement identiques à leurs voisins. Et puis quoi ? Construire face à l’Ile Seguin une banalité ?

Tous ces espoirs parce que nous mêmes nous avions soudain, après une nouvelle démolition, ouvert les yeux sur notre environnement immédiat. Et nous avions découvert ce bâtiment, dont la façade ne disait rien tant nous l’avions longé depuis des années sans nous en soucier. Nous avions fait ce travail de découverte d’un trésor soudain révélé parce que devenu unique.

L’association La Fabrique était née et rassemblait en quelques mois des énergies formidables issues d’une multitude d’horizons : historiens, architectes, artistes, étudiants, spécialistes de l’insertion ou spécialistes de rien du tout. Des heures passées à affiner et enrichir le projet, à voir ailleurs, à se documenter, à rencontrer, l’Histoire ne retiendra pas grand chose, mais ce n’est pas ce que nous cherchions.

Ce que nous cherchions et que nous avons presque touché du doigt, c’était démontrer que réfléchir et faire autrement était possible. Utopiques certes.

Nous n’étions pas seuls, pas fous, puisqu’ailleurs des exemples probants de reconversion intelligente de patrimoine industriel existent.

Mais nous avions oublié, ou tenter de le faire, que nous étions dans un environnement spécifique : les Hauts-de-Seine.

Oublié que le 9-2 est un département d’exception toujours.

Car, avec quelques « si », le dernier bâtiment industriel du Val de Seine serait toujours debout.

Si le maire avait eu une lueur d’intelligence, il aurait peut être pensé qu’une association s’intéressant au patrimoine de sa ville et souhaitant le transformer, ce n’était pas forcément idiot, et pas obligatoirement dangereux.

Si l’Architecte des Bâtiments de France avait eu quelque courage de résister à la pression politique, il se serait peut être exprimé plus professionnellement en s’opposant à la destruction.

Si le Ministre de la Culture avait décidé de faire son boulot de façon neutre sur tout le territoire francilien, alors il aurait classé l’usine.

Si les propriétaires s’étaient un peu intéressés à leur héritage, peut être ne l’auraient-ils pas vendu au plus offrant, et se seraient souciés de ne pas mettre à bas la dernière trace du caractère d’entrepreneur de leur ancêtre.

Si chez Bouygues Immobilier ils avaient eu un peu de génie, ils auraient acheté le bâtiment pour le faire évoluer, sans le détruire.

Imaginez avec nous la même histoire, dans un autre département !

Malheureusement pour elle, l’ancienne usine Gaupillat avait une adresse postale qui ne collait pas à un projet différent de tous ceux qui l’entourent.

Malheureusement, il n’y a pas eu d’intelligence, de courage, d’intérêt ni de génie.

Demain, vous passerez peut être devant des immeubles flambants neufs en bord de Seine, dans le bas-Meudon. Vous ne saurez pas où se trouvait Gaupillat. Le bâtiment aura été effacé et sa mémoire, celle de ses constructeurs, celle des ouvriers qui y ont travaillé, celle du quartier qu’elle animait, aura définitivement disparu. La normalisation se sera donc poursuivie en gommant l’ensemble du passé d’un territoire.

Nos enfants, les vôtres dessineront des usines à toit plat et sans cheminée. Des usines modernes et propres.

La connerie n’a parfois jamais de limites, elle vient de le prouver une nouvelle fois en signant l’arrêt de mort de l’ancienne usine Gaupillat.

Relevons les défis urbains !

Démolir un projet de culture et d’échanges … il repoussera ailleurs …

Que fleurisse mille  Fabrique Gaupillat !!!

ausecours22

Boulogne-Billancourt/ Meudon : similitudeS et Différence

57 Métal en danger!!!

http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/les-architectes-veulent-sauver-le-batiment-renault-07-04-2011-1396881.php

Comme l’usine Gaupillat, le bâtiment de Vasconi à Boulogne-Billancourt est menacé de démolition, comme pour l’usine Gaupillat, le patrimoine industriel de  Boulogne-Billancourt est considéré comme de la réserve foncière, comme l’usine Gaupillat qui appartient à des privés-vandales, 57 Métal appartient à un fond de pension anglais, comme pour l’usine Gaupillat un collectif demande le classement de ce bâtiment industriel au Ministre de la Culture…

LA DIFFÉRENCE…????

La VOLONTÉ de Boulogne-Billancourt, qui a déjà pris contact avec le Drac Ile-de-France et avec le ministère de la Culture, afin d’envisager le classement du bâtiment par l’État.

Cette volonté de protéger la dernière usine, la dernière mémoire , qui a tant manqué à Meudon…

Meudon en avait pourtant le pouvoir et la possibilité…

L’histoire jugera.