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Permis de démolir affiché = procédure enclenchée !

p1080835Le 11 février, le Maire de Meudon a délivré le permis de démolir.

Le panneau du permis de démolir s’est affiché sur la façade du bâtiment le 23 février !

L’association La Fabrique vient en soutien à un riverain qui a déposé une REQUETE INTRODUCTIVE D’INSTANCE le 21 février et une REQUETE AUX FINS DE REFERE SUSPENSION le 23 février.

Afin de démontrer, une fois encore, que l’identité parisienne peut se perpétuer dans le caractère de son patrimoine industriel, nous serons quelques-uns encore à barrer la route aux bulldozers en Ile-de-France, à défendre l’image et la mémoire ouvrière d’un quartier ou d’un bâtiment, à réclamer l’inscription de l’usine Gaupillat et d’autres lieux à venir, sur les registres de notre patrimoine.

Le patrimoine industriel est constitué de bâtiments qui forment autant de repères fondamentaux dans notre histoire et dans nos paysages ; protégeons-le !

Revue de presse

sauvons-gaupillat02Au delà de notre détermination à sauvegarder ce patrimoine industriel qu’est la Fabrique Gaupillat, M.Hervé Marseille, maire de Meudon a décidé de prendre un “sursis à statuer” sur le permis de démolir déposé par l’indivision Ader, propriétaire des lieux. De plus,dans le bulletin municipal de décembre 2010, la tribune de la majorité municipale affirme que : ” La Ville ne se désintéresse pas pour autant du devenir de ce terrain. Bien que l’usine ne soit ni classée, ni inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques par le ministère de la Culture, la municipalité a confié une étude au CAUE 92 afin qu’il réalise une expertise complète sur l’intérêt architectural présenté par le bâtiment. Les éléments patrimoniaux les plus intéressants pourront ainsi être mis en valeur. Nous participerons, dans un cadre financier préétabli, à la sauvegarde d’une partie de notre patrimoine industriel et Meudon fera figure de modèle en la matière.”

Deux signaux qui vont dans le bon sens mais ne doivent pas nous endormir! La réactivité et la mobilisation de notre association a été exemplaire .

Ci-joint, petite revue de presse? non exhaustive, d’octobre à décembre 2010….

Le conseil d’administration de La Fabrique tient à remercier les adhérent(e)s et sympathisant(e)s qui ont su se mobiliser par une activité associative intense ou par la signature de la pétition.

Il est à noter que ce soutien dépasse tous les clivages politiciens et brasse l’éventail politique le plus large. Celà démontre une fois de plus que la sauvegarde de la Fabrique Gaupillat n’est pas le combat de l’un contre l’autre, mais au contraire, la réunion de nombreux citoyens de différents horizons pour la défense d’une même cause!

La maitrise d’usage ne nous permet pas de dessiner le projet, de prendre les décisions ou se substituer aux autres acteurs, mais notre force et notre volonté nous permettent de formuler,formaliser,concrétiser, sur un temps long, nos attentes, nos rêves, ou nos refus.

Merci à tou(te)s pour votre mobilisation de 2010.

EN 2011….ON CONTINUE !!!!

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Exposition photos Grade Zéro : « Lieux en devenir »

GradeZero est la rencontre de 7 photographes autour d’une fascination commune pour les lieux abandonnés et le patrimoine industriel.

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L’évolution rapide de notre société laisse aujourd’hui sur le bord du chemin de nombreux lieux de travail jugés inadaptés aux nouvelles conditions économiques.

Hier, plein de vie, ils sont maintenant abandonnés et en voie de disparition. Ces friches sont un témoignage du talent des hommes, un patrimoine dont il faut garder une trace avant qu’elles ne cèdent la place à plus utile et plus nécessaire qu’elles.

Grade zéro, collectif de 7 photographes, rassemblent leurs regards pour témoigner du caractère humain, émotionnel et esthétique du patrimoine industriel et des lieux abandonnés. S’y confrontent des regards et des esthétiques différentes.

Entrée libre du mardi au ven. de 14h à 19h (sam 14h/18h)

Du 6 janvier au 10 février 2011 à l’Espace Carpeaux

15 Bd Aristide Briand, 92400 Courbevoie

Voir sur la carte

Crédit photo - Frédéric Betsch

FERMETURE: un film de Jérome Wurtz

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Petit rappel concernant la projection de FERMETURE qui aura lieu mardi 16 novembre aux ateliers Varan  au 6 impasse Mont-Louis 75011 à partir de 19H30.
Il y aura deux projections : la première à 19H30 et la deuxième à 21H00 et cela suivit d’un buffet.

L’histoire de Jean-Pierre, ouvrier au chômage, qui cherche du travail dans sa région où les usines ferment les unes après les autres. Bientôt en fin de droit, il ne trouve refuge que dans la fonderie désaffectée où il travaillait avant.

Ou la friche devient un refuge…

Le site du film:

http://fermeturefilm.blogspot.com/search?updated-min=2010-01-01T00%3A00%3A00-08%3A00&updated-max=2011-01-01T00%3A00%3A00-08%3A00&max-results=3

MÉTALLOS ET DÉGRAISSEURS : Spectacle théatral autour de la mémoire ouvrière.

46276418_pDrôle, élégant, dynamique, intense, pertinent, émouvant…les critiques ne tarissent pas d’éloge pour la nouvelle création de la Cie Taxi Brousse qui remporte un vif succès actuellement en Bourgogne et dans toute la France. “Métallos et dégraisseurs”, c’est l’histoire d’une usine métallurgique à  travers sept générations de tréfileurs, de 1866 jusqu’à  nos jours.  Le texte – signé par Patrick Grégoire – a été écrit à  partir de témoignages d’ouvriers et de documents historiques. Les rencontres entre petites et grandes histoires rendent compte de tous ces espoirs humains et nous donnent une formidable leçon d’humanisme.

Ni misérabiliste, ni caricatural, ni manichéen ou pontifiante « Métallos et Dégraisseurs », nous offre un moment de joie, d’humour et de tendresse en retraçant une histoire ouvrière qui est aussi une part de notre histoire commune. Astuces scéniques, belle écriture emplie d’esprit, références historiques, acteurs de talent : cette pièce de théâtre  nous donne avec humour les clefs pour comprendre notre époque.

SPECTACLE THÉÂTRAL AUTOUR DE LA MÉMOIRE OUVRIÈRE écrit à partir de témoignages d’ouvriers et de documents historiques

Samedi 13 novembre à 20h30 - BAGNEUX (92) Dans le cadre du festival de théâtre d’aujourd’hui -  Auteurs en Acte - Espace Léo Ferre - suivi à 22H00 du Bal des Métallos avec le groupe musical “Taxi-Brousse” . Réservation et renseignements : http://www.fnacspectacles.com/place-spectacle/manifestation/Theatre-contemporain-METALLOS-ET-DEGRAISSEURS-VB13N.htm

Pour éviter que La Fabrique ne subisse le sort de la friche Lincrusta à Seclin !...

imagesQu’il a été long le chemin entre le premier atelier textile créé par Charles Duport, de retour de la retraite de Russie sous Napoléon Ie r (voir ci-contre) et la signature du contrat de vente qui, ce matin, permettra de créer un nouveau lotissement de 170 logements, dans le quartier de Burgault !

PAR JEAN-NOËL DEFAUT seclin@lavoixdunord.fr PHOTO ARCHIVES JEAN-PIERRE DELCHAMBRE

jeudi 28.10.2010, 05:16 - La Voix du Nord

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C’est par un matin de février 1999 qu’a été détruite la tour Lincrusta, ex-Agache, l’un des derniers témoins du passé textile de Seclin alors que, deux ans auparavant, la cheminée de l’usine avait été mise à bas. Il ne restait plus alors qu’à construire des logements, comme le souhaitait la municipalité d’alors. Cela a pris quelque temps.

Rappelons d’abord que la destruction de la tour avait provoqué quelques remous. En effet, Catherine Madonni, l’architecte du service départemental d’Architecture et du patrimoine, s’y était opposée. « La tour était un témoignage du passé industriel textile de Seclin et une trace visible de l’autoroute que nous voulions conserver dans la silhouette de la ville, d’autant qu’elle rivalisait avec celle de la collégiale », plaidait la spécialiste, qui, un an après, a demandé en vain des sanctions contre la ville de Seclin pour cette démolition, une « atteinte au patrimoine industriel régional » Ce qui n’avait guère ému le maire de l’époque, Jean-Claude Willem. Qui déclarait dans notre édition du 1er février 2000 : « Cette tour était isolée de tout contexte, il n’était pas question qu’elle puisse reprendre une activité quelconque un jour, c’est pourquoi nous n’avons pas jugé utile de la conserver (…) On n’allait pas la restaurer et construire des logements autour, ça n’aurait eu aucun sens ! » La réflexion est plaisante au regard de l’histoire. Car, autre temps, autre moeurs, quand il s’est agi de construire les Jardins du Moulin, dans le centre-ville, on a pris grand soin d’intégrer un bâtiment de l’ancienne huilerie dans le projet architectural !

Ce sera donc sur un espace dépourvu de toute trace historique que vont être édifiés 170 logements. Une opération lancée officiellement ce matin, en présence du maire actuel, Bernard Debreu : le groupe LVMH, propriétaire du site, cédera le terrain au groupe Hainaut Immobilier qui se chargera de construire ce nouveau quartier de Seclin. •

Avec l’aimable collaboration de Gérard Pau.

Parce qu'il serait vraiment déraisonnable de construire un supermarché à la place de l'ancienne usine Gaupillat de Meudon !

La fabrique Gaupillat, au 43 bis route de Vaugirard à Meudon, est le dernier bâtiment industriel du Val de Seine. Construite à la fin du 19ème siècle, elle constitue un exemple d’architecture industrielle avec sa cheminée, ses sheds, ses poutres métalliques et sa façade en briques.
Durant 160 ans, les ateliers d’étampages ont rythmé la vie du Bas-Meudon, face à l’emblématique Ile Seguin.
Depuis 2005, l’association La Fabrique s’est créée pour sauvegarder et mettre en valeur ce bâtiment unique.
L’ancienne usine Gaupillat est aujourd’hui menacée de destruction.

Monsieur le Maire de Meudon, Monsieur le Ministre de la Culture : sauvez la fabrique Gaupillat !

pétition à signer ici

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La chapelle du Bas-Meudon / ND de l'Annonciation

A l’heure ou la Fabrique Gaupillat est menacée de démolition, un autre lieu emblématique du quartier, la chapelle Notre Dame de l’Annonciation, est en cours de renaissance et de rénovation.
Le patrimoine religieux serait-il plus facilement protégé que le patrimoine industriel?
Ces deux lieux font partie intégrante de l’histoire, de la mémoire du quartier et se doivent d’être respectés et sauvegardés.
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Après avoir été en “sommeil” depuis la fin des années 90 la chapelle Notre Dame de l’Annonciation située au 5 rue `Hélène Loiret a proximité de la station `T2 Meudon sur Seine ,a réouvert ses portes au public le 8 Octobre a l’occasion d’une bénédiction donnée par Mgr DaucourtÉvêque de Nanterre.
La chapelle  a été construite en 1906 sur le modèle de Notre Dame du Travail à Paris dans le 14eme. Un des rares exemples d’un lieu de culte en briques et charpente métallique. Elle eu une activité florissante et servit notamment de refuge aux inondés du quartier lors de la crue de 1910, qui l’avaient  renommée Notre Dame de la Mouïse….
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La chapelle se transforme pour devenir :”la maison de la parole ” .Ce sera un endroit pour accueillir au moment du déjeuner les personnes qui vivent ,travaillent ou passent par ce quartier .Cela sera aussi un endroit de prière et aussi un lieu d’expositions .Comme l’a indiqué Mgr Daucourt c’est l’occasion de nouer un dialogue avec des artistes pas forcement chrétiens en recherche de sens .La chapelle va faire l’objet de transformations qui sont présentées sur le site de la maison de la parole . lamaisondelaparole.org.
La fin de travaux et l’ouverture de la maison de la parole aura lieu durant la première partie de 2011 .
En attendant deux artistes Hugues et Nathalie Rochette http://www.nathaliehughes.com/ ont réalisées une œuvre pour signifier le renouveau de la chapelle qui s’intitule “Qu’est ce qui cloche Paul ?”car elle redonne “vie” au carillon de la chapelle et orne le dessus du porche d’une œuvre lumineuse.
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Guerre aux démolisseurs !

« Il y a deux choses dans un édifice, son usage et sa beauté.Son usage appartient au propriétaire, sa beauté à tout  le monde; c’est donc dépasser son droit que de la détruire »

Victor Hugo a vingt-trois ans quand il écrit, en 1825, Guerre aux démolisseurs !, court texte d’une grande virulence contre les atteintes portées aux édifices anciens. Véritable manifeste contre le vandalisme que représente à ces yeux l’urbanisation sans frein d’alors, et plaidoyer en faveur du patrimoine. Ce vandalisme n’a cessé de se développer depuis l’écriture de ce texte mais l’actualité récente de La Fabrique nous le remet en pleine lumière.

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« Il faut arrêter le marteau qui mutile la face du pays. Une loi suffirait; qu’on la fasse.

Quels que soient les droits de la propriété, la destruction d’un édifice historique et monumental ne doit pas être permise à ces ignobles spéculateurs que leur intérêt aveugle sur leur honneur; misérables hommes, et si imbéciles, qu’ils ne comprennent même pas qu’ils sont des barbares ! Il y a deux choses dans un édifice, son usage et sa beauté. Son usage appartient au propriétaire, sa beauté à tout le monde; c’est donc dépasser son droit que de la détruire »
« Il faut le dire, et le dire haut, cette démolition de la vieille France, que nous avons dénoncée plusieurs fois sous la restauration, se continue avec plus d’acharnement et de barbarie que jamais. Depuis la révolution de juillet, avec la démocratie, quelque ignorance a débordé et quelque brutalité aussi. Dans beaucoup d’endroits, le pouvoir local, l’influence municipale, la curatelle communale a passé des gentilshommes qui ne savaient pas écrire aux paysans qui ne savent pas lire. On est tombé d’un cran. En attendant que ces braves gens sachent épeler, ils gouvernent. La bévue administrative, produit naturel et normal de cette machine de Marly qu’on appelle la centralisation, la bévue administrative s’engendre toujours, comme par le passé, du maire au sous-préfet, du sous-préfet au préfet, du préfet au ministre. Seulement elle est plus grosse. »
« Les dévastateurs ne manquent jamais de prétextes. »
« A Paris, le vandalisme florit et prospère sous nos yeux. Le vandalisme est architecte. Le vandalisme se carre et se prélasse. Le vandalisme est fêté, applaudi, encouragé, admiré, caressé, protégé, consulté, subventionné, défrayé, naturalisé. Le vandalisme est entrepreneur de travaux pour le compte du gouvernement. Il s’est installé sournoisement dans le budget, et il le grignote à petit bruit, comme le rat son fromage. Et certes, il gagne bien son argent. Tous les jours il démolit quelque chose du peu qui nous reste de cet admirable vieux Paris. Le vandalisme a ses journaux, ses coteries, ses écoles, ses chaires, son public, ses raisons. Le vandalisme a pour lui les bourgeois. Il est bien nourri, bien renté, bouffi d’orgueil, presque savant, très classique, bon logicien, fort théoricien, joyeux, puissant, affable au besoin, beau parleur, et content de lui. Il tranche du Mécène. Il protège les jeunes talents. Il est professeur. Il donne de grands prix d’architecture. Il envoie des élèves à Rome. Il porte habit brodé, épée au côté et culotte française. Il est de l’institut. Il va à la cour. Il donne le bras au roi, et flâne avec lui dans les rues, lui soufflant ses plans à l’oreille. Vous avez dû le rencontrer. »
Victor Hugo - Revue des Deux Mondes - Guerre aux démolisseurs - 1825/1832 -

La Fabrique Gaupillat en grand danger !!!

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Une demande de permis de démolir a été déposée le 07/07/2010 pour la démolition totale de la Fabrique Gaupillat, par l’indivision Ader, propriétaire du terrain.

Aujourd’hui l’autorisation n’a pas toujours pas été délivrée  par la ville de Meudon, mais les palissades de chantier commencent à encercler le bâtiment et nous devons nous tenir prêts.

Le soutien et l’engagement de chacun(e) devient essentiel pour ne pas laisser démolir la dernière usine du Val de Seine, la dernière mémoire encore debout!..

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