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Brèves de Fabrique, impressions de fin d'usine.

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La Fabrique sur France 3 IDF

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L’ex-usine Gaupillat va être rasée

header-logo-lpLe Parisien - Roberto Cristofoli- 11 février 2011

Dernier vestige du passé industriel de l’Ouest parisien avec les usines Renault, l’ex-usine Gaupillat, à Meudon, sera prochainement livrée aux démolisseurs.
L’ex-usine Gaupillat, en face de l’île Seguin, vit ses derniers jours. Ainsi doit en décider dans un très bref délai Hervé Marseille, le maire (Nouveau Centre) de Meudon. L’élu argumente qu’il n’a « pas le choix ». « Les propriétaires ont déposé un permis de démolir en juillet, explique-t-il.

La ville a sursis à statuer sur ce permis, mais cet acte a été attaqué en justice en décembre par les propriétaires. Le tribunal administratif de Cergy m’a enjoint de statuer dans un délai d’un mois, délai qui prend fin lundi, sous peine d’une astreinte de 1 000 € par jour de retard… »

Et Hervé Marseille de s’interroger : « Pourquoi, tout au long de ces années, personne ne s’est intéressé à ce lieu ? Pas un architecte des Bâtiments de France pour dire attention, ce bâtiment à une valeur historique ? »

Le propriétaire veut obtenir rapidement gain de cause

De son côté, le porte-parole des propriétaires, toujours aussi combatif, compte bien obtenir rapidement gain de cause : « Le maire de Meudon ne peut pas juridiquement être contre cette démolition, estime Me Eric Ader. D’autant que nous nous sommes toujours conformés aux règles d’urbanisme et le CAUE 92 (NDLR : Conseil d’architecture, d’urbanisme et d’environnement), dans un document que nous avons remis à la justice, a indiqué que ce bâtiment n’a aucun intérêt. » Une association, la Fabrique, se bat cependant depuis 2007 pour préserver l’usine. Elle a fait sienne cette phrase de Victor Hugo : « Il y a deux choses dans un édifice, son usage et sa beauté. Son usage appartient au propriétaire, sa beauté à tout le monde; c’est donc dépasser son droit que de la détruire. » En rappelant une fois de plus l’historique de la fabrique Gaupillat, « dernier bâtiment industriel du Val de Seine ». « Construite à la fin du XIXe siècle, elle constitue un exemple d’architecture industrielle avec sa cheminée, ses sheds, ses poutres métalliques et sa façade en briques, appuie l’association. Pendant cent soixante ans, les ateliers d’estampage ont rythmé la vie du Bas-Meudon, face à l’emblématique île Seguin. »

Hier soir, le groupe Europe Ecologie-les Verts (EELV) au conseil régional a « appelé la municipalité à examiner les études montrant qu’il existe des alternatives à la démolition pure et simple ». Les élus EELV estiment que « les pouvoirs publics doivent saisir ce dossier et promouvoir sur le site des activités culturelles et économiques […] plutôt que de rayer de la carte un patrimoine remarquable, représentatif d’une mémoire ouvrière récemment bafouée sur l’autre rive ».

La Fabrique fait l'objet d'un reportage de l'AFP

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Face à l’île Seguin, mobilisation pour sauver une cartoucherie du XIXème siècle (REPORTAGE)
Par Pauline FROISSART

MEUDON (Hauts-de-Seine), 5 déc 2010 (AFP) -

Toit en dents de scie, haute cheminée en brique, l’ancienne cartoucherie Gaupillat de Meudon (Hauts-de-Seine), construite au XIXème siècle, un “témoin de l’histoire” pour l’association La Fabrique qui se bat pour la convertir en lieu culturel.
“On peut discuter de sa beauté mais c’est la dernière usine du Val de Seine. Elle a une valeur patrimoniale, mémorielle, historique”, martèle Antoine Monnet, architecte et président de l’association La Fabrique, qui revendique quelque 200 adhérents.
Territoire qui s’étend autour de la première boucle de la Seine en aval de Paris, dans le sud-ouest du département des Hauts-de-Seine, le Val de Seine a été un berceau industriel, abritant notamment le siège des usines Renault à Boulogne-Billancourt.
Alors que sur l’île Seguin, les usines Renault ont été détruites et devraient laisser place à une “île de tous les arts”, projet piloté par l’architecte Jean Nouvel, l’ancienne cartoucherie Gaupillat qui lui fait face est à l’abandon depuis sa fermeture en 1997.
“Sur l’île Seguin,si il y a  eu inventaire, on a fait table rase du passé” regrette Antoine Monnet. “On n’a pas réussi à sauver l’île Seguin, essayons de sauver Gaupillat !”, lance-t-il.
Depuis 5 ans, l’association se démène pour empêcher la destruction de ce “témoin de l”histoire”. Leur rêve: faire de l’usine de 4.600 m2 “un lieu de culture, de vie”, rassemblant salles de spectacles, d’exposition, brasserie et locaux associatifs, à l’image de la Condition Publique à Roubaix ou du Lieu Unique à Nantes.
Un site internet a été crée, attirant 15.000 visiteurs chaque mois et une pétition a été lancée, rassemblant 700 signatures, parmi lesquelles des historiens comme Jean-Pierre Azéma et des personnalités politiques locales de tous bords.
“Gaupillat pourrait devenir un satellite de l’île Seguin”, imagine Antoine Monnet, pointant la facilité d’accès du lieu, situé à deux pas d’une ligne de tramway et de la route départementale.
Mais les amoureux de Gaupillat n’ont pas trouvé d’investisseurs capables de débourser les 5 millions d’euros que coûterait le rachat du terrain, propriété de l’indivision Ader.
“5 millions, c’est le prix d’une école. J’ai d’autres priorités”, rétorque le maire Nouveau centre de Meudon, Hervé Marseille, précisant que l’usine n’est “ni classée, ni inscrite à l’inventaire du patrimoine”.
“C’est un quartier qui vivait autour des usines Renault. Quand les usines Renault sont parties, tout est parti, tout s’est dégradé”, déplore le maire.
L’édile souhaite rénover le secteur pour “réinstaller des logements décents, des commerces, des équipements publics”, tout en conservant la façade de l’usine et une partie du toit.
Fenêtres murées, murs tagués, l’usine, dont la construction a débuté en 1835, a quelque peu perdu de sa superbe, coincée entre des logements HLM et les immeubles de bureaux en verre de Meudon Campus.
En juillet, l’indivision Ader a déposé un permis de démolir, à laquelle la ville n’a pas donné suite, estimant que “le projet de démolition totale de l’immeuble est susceptible de compromettre la réalisation de l’opération d’aménagement projetée par la municipalité”.
La mairie a confié un audit au CAUE 92 (Conseil d’architecture, d’urbanisme et d’environnement) qui dispose de six mois pour définir “les orientations architecturales et urbanistiques du site”.
pau/dd/phc

Parce qu'il serait vraiment déraisonnable de construire un supermarché à la place de l'ancienne usine Gaupillat de Meudon !

La fabrique Gaupillat, au 43 bis route de Vaugirard à Meudon, est le dernier bâtiment industriel du Val de Seine. Construite à la fin du 19ème siècle, elle constitue un exemple d’architecture industrielle avec sa cheminée, ses sheds, ses poutres métalliques et sa façade en briques.
Durant 160 ans, les ateliers d’étampages ont rythmé la vie du Bas-Meudon, face à l’emblématique Ile Seguin.
Depuis 2005, l’association La Fabrique s’est créée pour sauvegarder et mettre en valeur ce bâtiment unique.
L’ancienne usine Gaupillat est aujourd’hui menacée de destruction.

Monsieur le Maire de Meudon, Monsieur le Ministre de la Culture : sauvez la fabrique Gaupillat !

pétition à signer ici

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L’Île Seguin demain - Histoires, architectures, cultures

4883_xxlL’île Seguin est à Boulogne-Billancourt un lieu singulier, porteur à la fois d’une mémoire collective et d’un imaginaire fort, marqué par sa dimension industrielle historique et une situation géographique emblématique.

Beaux Arts Editions proposent un panorama historique de “l’île de tous les arts”, des moines de la période médiévale à la coordination de son développement et de son aménagement par Jean Nouvel, en passant par la phase d’industrialisation dans laquelle les automobiles Renault jouèrent un rôle de premier plan.

L’ouvrage apporte également un éclairage sur les enjeux de la dernière île de la région à aménager, ainsi qu’un vaste aperçu des projets architecturaux envisagés ces vingt dernières années et des projets en cours.

http://www.boutiquesdemusees.fr/fr/boutique/produits/details/2040-ile-seguin-demain-histoires-architectures-cultures.html?r=L2ZyLw%3D%3D

Patrimoines et développement des territoires

accueil.jpgLe texte de l’intervention d’Antoine Monnet, président de l’association La Fabrique au cours du colloque régional « Patrimoines et développement des territoires »,organisé par le Conseil régional d’Ile de France en décembre 2009.

Sur le rôle des associations dans la revivication et la défense du patrimoine industriel en région parisienne.

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Parution de l’ouvrage : « Patrimoines et développement des territoires »

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Cet ouvrage, écho du colloque régional « Patrimoines et développement des territoires », au cours duquel, Antoine Monnet ,président de l’association La Fabrique était intervenant, nous offre d’intéressantes réflexions sur le sujet et nous présente quelques exemples de requalification urbaine.

Les 30 novembre et 1er décembre 2009, la Région organisait, en partenariat avec le Conseil économique et social régional d’Ile-de-France, un colloque sur le thème «Patrimoines et développement des territoires». Les actes de ce colloque parus fin juin permettent de retrouver toutes les interventions et les débats échangés durant ces deux journées.

En 238 pages richement illustrées,  l’ouvrage présente les réflexions menées autour du patrimoine comme facteur du développement du territoire francilien. De nombreux spécialistes sont interrogés : historiens, urbanistes, élus franciliens, paysagistes, architectes, sociologues, …

Comme le rappelle Jean-Paul Huchon, président du conseil régional d’Île-de-France, dans la préface : « le colloque montre, à travers des exemples précis, que loin d’être un frein au développement, le patrimoine peut non seulement être intégré dans les projets d’aménagement, mais il peut même en être un élément moteur», et François Barré, président d’Arc-en-Rêve et président du Frac Île-de-France, dans sa très belle intervention, précise : «il s’agit d’assurer plus que jamais une douce continuité entre mémoire et projet».

En Île-de-France, le SDRIF, comme le Grand Paris, souligne la nécessité de densifier la ville et de la rendre « vivable » à tous, et nous invite à regarder dans nos bourgs anciens ce qui « fait la ville ». Ce lien est présent dans l’intervention d’Etienne Achille, directeur général adjoint des services chargé de l’Unité Société qui analyse très précisément la présence patrimoniale dans les dix projets de la consultation sur le « Grand Pari(s) d’Île-de-France ».

D’autres interventions exemples ont été présentés où sont en jeu des notions comme la requalification urbaine, les espaces publics, la création et donc la qualité de vie pour les territoires franciliens. Ainsi Michel Jaouën, architecte urbaniste, explique le lien entre la création et le territoire à travers l’exemple de l’Axe majeur de Dany Karavan à Cergy-Pontoise. Catherine Pilon, maire adjointe à la maire de Montreuil en Seine-Saint-Denis, chargée du développement économique et de l’emploi, expose la place du patrimoine dans le projet de développement du quartier des murs à pêches de sa ville. Le rôle des associations dans la revivification du patrimoine est également rappelé avec l’association « La Fabrique » qui a été créée pour sauver un élément du patrimoine industriel à Meudon dans les Hauts-de-Seine.

A travers encore bien d’autres exemples, cet ouvrage permet de réfléchir sur la manière de préserver les traces d’un patrimoine de plus en plus large, sans empêcher le territoire et la ville de « fonctionner », et sans muséifier les centres-villes.

Infos pratiques
Prix : 25 euros Disponible sur commande dans toutes les librairies.

Ou auprès de l’éditeur Somogy : 57, rue de la Roquette 75011 Paris. Tél.: 01-48-05-70-10. Mail : info@somogy.fr.

Possibilité de consulter ou d’acheter les publications au Centre de documentation de l’architecture et du patrimoine : 115, rue du Bac, 75007 Paris. Tel.: 01 53 85 78 34

Qu’est-ce qu’on Fabrique ici ?

Qu'est-ce qu'on fabrique ici ?

« Qu’est-ce qu’on Fabrique ici ? » Un recueil sur la mémoire de l’usine Gaupillat

Ce qui fonde l’association La Fabrique, c’est bien entendu le souhait de sauvegarder et de mettre en valeur un bâtiment: celui de l’usine Gaupillat dans le bas-Meudon. Depuis le début, la préservation du bâti et la mémoire du lieu nous ont paru indissociables.
Indissociables parce qu’on ne peut comprendre un lieu sans en connaître l’histoire, indissociables parce que le projet de l’association ne se veut pas un projet « hors sol »,ancré sur un territoire sans lien avec celui-ci. Le projet de La Fabrique relié à l’usine Gaupillat est original car  il s’intègre dans un ancien tissu industriel et dans un nouvel environnement d’activités. Pour commencer, nous avons souhaité comprendre…
Comprendre comment l’usine de cartouches Gaupillat s’est implantée à Meudon, comprendre les liens qu’elle a entretenus avec le quartier du bas-Meudon, comment elle a fonctionné…comprendre aussi les modes de production, les  conditions de travail …C’est ce à quoi s’est attachée l’association au travers de son atelier mémoire, avec bénévoles, salariées et experts universitaires. Recherches d’archives, de témoignages, de photos, d’objets : durant deux ans, grâce au soutien de la Région Ile-de-France, l’association La Fabrique a reconstitué les grandes étapes de l’histoire de l’usine.
« Qu’est-ce qu’on Fabrique ici ? » ne se veut pas un recueil nostalgique . C’est un joli objet, avec des témoignages d’anciens ouvriers et dirigeants, à mettre dans toutes les mains et sous tous les yeux, pour apprendre, comprendre un Val de Seine industriel.
Dans ce Val de Seine, il ne reste qu’une seule cheminée en briques encore debout, face à l’Ile Seguin, celle de «notre» Fabrique, dont nous souhaiterions vous faire partager l’histoire.

Pour commander « Qu’est-ce qu’on Fabrique ici ? » : Association La Fabrique 13 route de Vaugirard, 92190 Meudon en joignant un chèque de 15 euros.

Du projet urbain à la stratégie urbaine

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Pour Jean-Yves Chapuis, vice-président de Rennes Métropole, chargé des formes urbaines et consultant en stratégie urbaine, nous sommes passés de la planification urbaine (une vision totale de la ville pensée par les ingénieurs) au projet urbain introduit par les concepteurs architectes urbanistes et, aujourd’hui, à la stratégie urbaine qui remet en cause le rôle premier de l’urbaniste avec l’introduction des sciences sociales et, de plus en plus, des sciences de la vie.

On ne peut plus fabriquer la ville sans analyser précisément les modes de vie et leur évolution et une connaissance précise des revenus de nos concitoyens. Or la structure des services des villes démontre que les sciences sociales sont peu représentées dans les profils des cadres. Les ingénieurs et les architectes urbanistes restent dominants dans le domaine de l’urbain. Les agences d’urbanisme ont peu de ces profils si bien que la connaissance des couches sociales et groupes sociaux ainsi que les revenus sont peu connus.
C’est ensuite l’exigence des citoyens qui demande d’organiser le débat démocratique de façon plus formel. Les élus le font par conviction politique ou pour empêcher les recours administratifs ou les deux à la fois.
C’est aussi une interrogation sur la notion même de ville qui serait sans fin, intégrant la campagne, la nature, l’agriculture dans son territoire.
C’est aussi la place du politique : quelle autonomie de décision ? Dans des budgets financiers de plus en plus contraints.
Une économie de flux qui peut se délocaliser facilement dans le cadre de la mondialisation. L’idée que l’on ne connaît pas les ¾ des métiers de demain d’après les prospectivistes. La difficulté de “faire société “, les évolutions de nos sociétés occidentales vers plus d’individualisme rend l’avenir incertain, difficilement maîtrisable et demande donc de bien réfléchir pour définir dans le projet urbain une stratégie qui puisse s’appuyer sur des forces sociales et économiques nouvelles pas toujours facile à percevoir.

Cela redonne au politique une autonomie d’action et repositionne son débat avec les citoyens de sa ville. Il faut pour cela développer la citoyenneté urbaine.
Mais il y a toujours le danger d’une reprise de la technicité urbaine. On le voit avec le terme de la ville durable.
L’apport des sciences sociales démontre que la ville est en perpétuelle mutation. Comment introduire ce mouvement dans les démarches urbaines et l’organisation des services ?
La mise en place des directions de la prospective et du développement durable au sein des agglomérations, la mutation nécessaire des agences d’urbanisme vers les sciences sociales permettent des mutations pour l’avenir dans les méthodes de l’urbanisme.

Source LE MONITEUR.FR