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L’île Seguin accueillera bien un lieu de mémoire des Renault

Trois ans après la pose d’une première pierre symbolique, le maire de Boulogne réaffirme qu’un lieu de mémoire dédié aux anciens de Renault sera construit sur l’île Seguin.

h_9_ill_647784_ile-seguin1119Le lieu de mémoire dont la première pierre a été symboliquement posée le 27 mars 2007 sur l’île Seguin continue de hanter les membres de l’Atris (Association des anciens travailleurs Billancourt-île Seguin). Côté pile, tout semble aller pour le mieux : les réunions entre les différents partenaires se succèdent avec la société d’aménagement et d’économie mixte en charge de la réhabilitation des terrains Renault.

Leur rythme s’est même accéléré pour devenir mensuel. Et une date d’inauguration avancée et fixée sur le calendrier à juillet 2011. Côté face, c’est le mutisme qui prévaut à la ville, y compris samedi dernier lors de l’inauguration en grande pompe du jardin de 2,5 ha. Avec notamment l’annonce par le député-maire , Pierre-Christophe Baguet, d’un projet qui comprendrait pour l’île un cirque, des salles de concerts, un et un restaurant au cœur du nouveau jardin dès l’année prochaine.

« Mais il n’a rien dit sur le lieu de mémoire. On commence à douter de la sincérité des décideurs », relève Patrick Schweizer, en charge du suivi du lieu de mémoire à l’Atris. « Une première pierre a été posée symboliquement, rappelle-t-il. On sait bien que ça mettra du temps, sans doute au moins six ou sept ans avant que le lieu de 1000 m2 soit ouvert, mais, en attendant, il faut un lieu provisoire qui doit être le pavillon d’information qui se trouve sur le Trapèze et sera déplacé sur l’île. Il faut que les gens qui viennent se promener dans le jardin sachent que cette terre qu’ils foulent possède une histoire humaine, sociale et industrielle. »

Interrogé sur le sujet, le député-maire UMP de Boulogne-Billancourt ironise sur la forme : « Compte tenu de la chaleur étouffante de samedi dernier et des gamins qui attendaient avec leurs papillons, j’ai préféré dire quelques mots sans notes plutôt que de lire le discours de 13 pages qui m’avait été préparé et dans lequel j’évoquais le lieu de mémoire. » Sur le fond, Pierre-Christophe Baguet confirme que la commission mémoire travaille bien : « Je sais que ça avance mais j’ai aussi toujours dit que c’est à Renault et pas à la ville de financer ce lieu de mémoire. D’ailleurs, Renault possède un terrain de 1000 m2 sur l’île. »

Seul bémol évoqué par l’élu : les divergences entre les deux associations, l’Atris, composée d’anciens ouvriers, et Ametis, présidée par l’ancien directeur du site, Philippe Auroy, qui rassemble, elle, des cadres : « Même si les choses vont beaucoup mieux, le contenu du lieu de mémoire n’est pas encore clairement défini. Ametis milite plutôt pour que ce lieu évoque l’histoire industrielle, l’apport de l’entreprise au pays et à la ville alors que l’Atris est dans un angle plus salarié, avec notamment la souffrance au travail. » Ils ont encore quelques mois pour se mettre d’accord…

Le Parisien

Roberto Cristofoli | 11.06.2010, 07h00

Maison de l’histoire de France : l’île Seguin joue la modernité

934101_b047fb9a-66c0-11df-ab16-00151780182cUn terrain vierge aux portes de que l’on n’associe pas de façon trop marquée à une période historique précise de l’histoire de France… Les caractéristiques de l’île Seguin semblent correspondre point par point aux critères de sélection énoncés la semaine dernière par le ministre de la Culture pour choisir le site du futur musée de l’histoire de rebaptisé Maison de l’histoire de .

Les raisons qui ont fait que Frédéric Mitterrand a écarté la candidature de Fontainebleau (Seine-et-Marne) pourraient a contrario favoriser celle de Boulogne. Car l’originalité du dossier boulonnais implique de partir d’une feuille blanche et de dessiner un nouvel endroit pour abriter les collections. « Si la Maison de l’histoire de France veut se tourner vers l’avenir, elle a sa place sur l’île Seguin, déclare Pierre-Christophe Baguet, le député-maire UMP de Boulogne-Billancourt. Si elle regarde en direction du passé, elle s’implantera sur un site historique. » L’élu met en avant la modernité de l’île Seguin et la réflexion menée par Jean Nouvel qui coordonne l’aménagement de l’ancien terrain de production de Renault. L’expérience et la vision de l’architecte, qui a conçu le musée du Quai Branly, l’Institut du monde arabe et la Fondation Cartier à Paris, constituent un atout de poids. « L’été dernier, Frédéric Mitterrand m’a contacté pour évoquer l’hypothèse d’installer la Maison de l’histoire de France sur l’île Seguin, rappelle Pierre-Christophe Baguet. Jean Nouvel s’est penché sur le dossier et les possibilités de l’accueillir existent. »

En compétition avec Vincennes et Paris

Mais Boulogne n’est pas seul en lice. Proche de Paris, bien desservie par les transports en commun, l’île Seguin partage ces qualités avec Vincennes, dans le Val-de-Marne. Laurent Lafon, le maire (NC) de cette commune de l’Est parisien, croit en ses chances. « Vincennes s’impose désormais comme une évidence, assure-t-il. C’est le seul lieu d’histoire qui embrasse près de mille ans de notre histoire, des débuts de la monarchie à la fondation de l’Etat moderne. Choisir Vincennes serait un acte fort et peut-être même fondateur du Grand Paris. » Au final, ce sera à Nicolas Sarkozy de trancher. Et le président de la République pourrait être tenté de laisser une trace dans les Hauts-de-Seine, le département qu’il a présidé de 2004 à 2007. A moins qu’il n’opte pour un édifice intra-muros parmi lesquels les Invalides, l’hôtel de la Marine ou l’hôtel de Soubise. « Le président a dit qu’il donnerait sa réponse le 20 juin, précise Pierre-Christophe Baguet. Nous sommes très motivés, mais prudents. Quoi qu’il décide, la Maison de l’histoire de France ne bouleversera pas les projets que nous avons pour l’île Seguin… »

JÉRÔME BERNATAS | 24.05.2010, 07h00 logo_le_parisien

INA : quand Mr.Douste-Blazy faisait la promotion du patrimoine industriel

Un court spot sur le site de l’INA

En 1996, Philippe DOUSTE BLAZY dit l’importance qu’il accorde au patrimoine industriel “mémoire de notre économie”, et définit les projets d’ actions pour le défendre.  A-t-il vraiment été entendu?….

La marche du siècle - 11/09/1996 - 01min12s

Agence, Paris : France 3 , Theophraste

Présentateur : Cavada, Jean Marie

http://fr.truveo.com/video-detail/philippe-douste-blazy-propos-du-patrimoine-industriel/2950153302

“Dans les boîtes de guerre…Avec les exploités des usines Gévelot et Gaupillat.”

Un article du journal L’Humanité du 19 mai 1932, relatant la production  et les conditions de travail au sein des usines Gévelot et Gaupillat.Un témoignage vivant sur “les boîtes de guerre”…, signé par “un groupe d’exploités” et provenant du site de la BNF,Gallica.

Le lien vers le numéro complet de L’Humanité. : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k404275t
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« Good bye Lenine, la rouille en plus »

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Un webdocumentaire circule actuellement sur la toile et mérite qu’on s’arrête quelques minutes pour le visionner: « Good bye Lenine, la rouille en plus », réalisé par deux grands reporters Emmanuel Leclere, grand reporter à France Inter et Jean-François Fernandez,grand reporter et photographe à France Bleu.

20 ans après la chute du mur de Berlin…, ils nous font vivre 10 histoires de murs en friche dans les pays de l’Union européenne qui appartenaient au bloc de l’Est, dans 10 villes privilégiées par les anciens régimes et qui ont chuté avec le mur. Certaines ont déjà bien pansé leurs plaies, d’autres non.

Défrichages en textes, photos et musique : Leipzig, Daugavpils, Sillamae, Visaginas, Wlodawa, Ostrava, Kosice, Miskolc, Campulung, Pernik.

Merci au “Projet Darwin”.

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Meudon Le hangar Y cherche son nouveau souffle

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Des échafaudages masquent la façade, le mur nord n’est plus qu’un désolant mélange de verre brisé et de poutrelles tordues. De la petite route au cœur de la forêt de Meudon, le hangar Y évoque davantage le squelette métallique d’un dinosaure que le bâtiment stratégique de 1 500 m 2 qu’il était voilà cent trente ans.

 

Commencée il y a dix ans, la guérison s’annonce longue. Après la toiture, c’est au tour des murs et de la charpente en acier d’être rénovés. Ce chantier d’environ 1,5 million d’euros, entièrement financé par le plan de relance et commencé à l’été 2009, est censé durer un an. Il restera ensuite à s’occuper de la façade nord et du sol, mais ces travaux dépendront des

fonds que le ministère de la Culture pourra débloquer.

« Je côtoie ce bâtiment depuis vingt ans. Je suis toujours frappé par la présence historique. On sent que l’histoire avec un grand H s’est écrite ici», lâche Francis Villadier en contemplant une nouvelle fois l’architecture dépouillée du XIX e siècle. Incollable sur le passé du site, cet amoureux du hangar Y est conservateur en chef du patrimoine et responsable du musée de Meudon. En 1878, le hangar construit par Dedion, un élève d’Eiffel, abritait la galerie des machines lors de l’Exposition universelle de Paris avant de déménager à Meudon. Il passe alors sous contrôle militaire, hérite du code Y et devient un centre de recherche militaire sur les armes nouvelles, en particulier les ballons. A la tête de la nouvelle unité d’aérostiers, le

capitaine Renard, un jeune officier, peaufine les techniques et le matériel, innove. En 1884, « la France », un dirigeable, sort du hangar pour un vol en circuit fermé historique. Pour la première fois, l’homme parvient à diriger un véhicule dans les airs.

Un centre équestre ou un musée ?

Le hangar Y sert ensuite aux prémices de l’aviation, puis, reconverti en réserve du musée de l’Air après 1945, il tombe peu à peu en désuétude. Il faut attendre 2000 pour que le bâtiment soit enfin classé monument historique. Depuis, le lieu a servi de décor au cinéma, dans « Un long dimanche de fiançailles », de Jeunet, pour la scène où un dirigeable militaire explose.

« Nous le conservons à l’identique », assure Daniel Lefèvre, architecte aux Monuments historiques, chargé de suivre le chantier de rénovation. « On utilise les techniques de l’époque pour le restaurer. » Un point reste en suspens cependant : à quoi servira le hangar Y une fois retapé ? Des pistes ont été évoquées comme un centre équestre, un lieu dédié à l’art ou au théâtre, un musée de l’aérostation… Aux yeux de Francis Villadier, un mélange de tout cela serait possible, voire souhaitable : « Il y a suffisamment de place. Il faudrait quand même garder un lien avec son passé historique… »

 

Le Parisien

Sophie des abattoirs

Les abattoirs de Nice

Nous avons La Fabrique à Meudon. D’autres territoires cherchent aussi des lieux à faire revivre. A Nice, il s’agit des anciens abattoirs, construits en 1962, un bâtiment sur deux niveaux, d’une centaine de mètres de long dans un quartier populaire qui se cherche une vie. C’est moins beau que La Fabrique (si on se fie aux photos) mais c’est un peu du passé de Nice qu’on cherche à faire revivre.
C’est le patrimoine au service du développement des territoires !

Qui ? Sophie Duez, une comédienne pleine de talent, femme de gauche engagée, et Christian Estrosi, Maire UMP de Nice et ministre ! Nous ne sommes pas là pour expliquer qu’il n’y a plus de combats politiques, que gauche et droite se sont fondus dans une guimauve de cohabitation. C’est idiot ! Par contre, cela démontre que l’on peut trouver des convergences sur des projets concrets comme celui des abattoirs de Nice ou bien celui de la Fabrique Gaupillat.

Deux articles à lire et deux videos pour en savoir plus : Le Monde, La station, webtvnice, les abattoirs

PS : Sophie et Christian: si vous passez près du Val de Seine, on vous inviterait avec beaucoup de plaisir à dîner pour que vous nous racontiez les abattoirs et pour vous raconter  notre projet.

Les bâtiments industriels,

Si vous avez manqué le débat de LCP - Public Sénat sur le Patrimoine industriel, qui date d’avril 2009 (mais a été rediffusé récemment en décembre), voici une séance de rattrapage :
Avec en filigrane “le gachis du paquebot Le France“, les invités discutent de l’intérêt croissant pour le Patrimoine industriel. On peut donc y voir s’exprimer Didier Fusillier, Jean-Jacques Alliagon, Jean-François Pahin mais surtout l’architecte Vincent Brossy qui ose aller contre l’a-priori largement partagé qui veut que les réhabilitations coûtent plus cher que la destruction-reconstruction! Selon lui, “Les bâtiments industriels sont une opportunité économique. La meilleure preuve de développement durable, c’est de reprendre ces bâtiments qui ont des dimensions parfaites et de les réutiliser.

debat


Merci à Magali Renard et son blog “Le Patrimoscope”

voyage, voyage…

Depuis le début de l’année plus de 60 pays ont visité notre site.

Le projet a traversé les frontières et pratiqué tous les reliefs possibles. Nous œuvrons pour réduire l’espace qui nous sépare de sa réalisation.

fr- France
be- Belgique
es- Espagne
ca- Canada
mx- Mexique
ma- Maroc
ch- Suisse
pe- Pérou
cn- Chine
edu- 4-year, degree granting colleges/universities
pl- Pologne
de- Allemagne
ar- Argentine
cl- Chili
uk- Royaume-Uni
co- Colombie
kr- Corée (République de)
br- Brésil
it- Italie
org- Divers, en général pour les organisations à but non lucratif
nl- Pays-Bas
lu- Luxembourg
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nc- Nouvelle Calédonie (Territoire français d’outre-mer)
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pf- Polynésie française (Territoire français d’outre-mer)
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sa- Arabie saoudite
ve- Vénézuéla

Le Bas-Meudon sur France Inter

Dans le cadre de son émission Périphérie, Edouard Zambeaux, a présenté dimanche 08/03, Mme Laumet, propriétaire de la Maison Huvé dont la famille occupe depuis quatre générations la “folie” Huvé, une maison située sur les bords de Seine, en face de l’ex usine Renault sur l’ile Seguin et à 200 m environ de la Fabrique Gaupillat.
http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/peripheries/index.php?id=77301