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J’ai le plaisir de vous inviter à une soirée que j’organise autour de la publication de mon livre :
Pathé Marconi à Chatou. De la musique à l’effacement des traces. Éditions Classiques Garnier.
mercredi 18 janvier à la Phonogalerie10 rue Lallier -Paris 75009à partir de 18h00En Martinique, l’ancienne distillerie Clément, désaffectée en 1988 et restaurée en 2005, accueille aujourd’hui le centre d’interprétation des Rhums Clément. Dans cet espace entièrement dédié au patrimoine industriel, explorez le monde du rhum grâce à différentes expositions thématiques. Découvrez l’histoire et la fabrication du rhum, le fonctionnement d’une distillerie et le témoignage des anciens travailleurs accompagnés du mouvement régulier de la machine à vapeur et des moulins. APPEL À CONTRIBUTION
RÉSUMÉLe patrimoine industriel : mémoire sociale ou produit innovant ? Qu’est ce que le « patrimoine industriel » ? La réponse varie en fonction du pays et du niveau de compétence des institutions concernées. Il s’agit, dans ce numéro, de montrer selon quels critères se prennent les décisions visant soit à démolir tel vestige industriel, soit à le reconvertir, puis à le muséifier. Ou, mieux encore, à consacrer tel site à un nouvel usage. Ce qui prévaut dans la réinterprétation et permet de juger de l’importance de ces espaces est une vision de l’histoire, politique avant tout, destinée à répondre à une certaine attente publique. Laquelle ?Autrement, dit, comment, à travers la notion de « patrimoine industriel », établit-on un lien avec le passé de manière à faire revivre au présent une histoire forcément idéalisée ? C’est à ces questions que le présent numéro s’efforcera de répondre, ou du moins d’apporter de nouvelles façons de poser le problème.
ANNONCERevue L’homme et la société Le patrimoine industriel : mémoire sociale ou produit innovant ? ArgumentaireDepuis le début des années soixante-dix, la sauvegarde du bâti et d’autres installations de l’âge industriel occupe une place importante dans les politiques urbaines. L’Unesco confère le label de patrimoine mondial même à des complexes industriels muséifiés. Mines, gares de chemin de fer, châteaux d’eau, halles, manufactures, usines et autres ateliers de fabrication en déshérence sont devenus des objets dignes d’intérêt sur le plan local, national, et même international. À la dimension économique, prioritaire, d’une réutilisation se conjugue le besoin de créer de nouvelles identifications territoriales pour des citoyens et des visiteurs en mal de références pérennes. L’archéologie industrielle n’est cependant pas une fin en soi. Au demeurant, il n’existe pas de consensus parmi les « experts » sur la nécessité de conserver ces constructions à l’abandon, ni même sur l’opportunité de leur « reconversion ». Et surtout, que peut-on savoir d’une technique de production ou de transport, et de ceux qui lui ont donné vie, alors que les procédés, obsolètes d’un point de vue économique, ne sont plus reliés à aucune pratique, à aucune vie. Comment établir la liste des sites qui méritent d’être qualifiés de « monument historique » ? Le présent numéro propose de faire de la lumière sur les critères qui motivent aujourd’hui les choix des sites à conserver et qui seront convertis en « patrimoine industriel ». La localisation urbaine d’un bâtiment ou d’une infrastructure, les préférences en termes de style architectural entrent à coup sûr en ligne de compte, mais de quelle manière ? Comment se prennent les décisions de démolir tel vestige industriel, de le reconvertir/muséifier, de le consacrer à un nouvel usage ? Au lieu d’établir un énième inventaire, nous voulons interroger la vision de l’histoire qui prévaut dans la réinterprétation, politique avant tout, de l’importance de ces espaces à l’intention du grand public. Le terme de « patrimoine » est-il adéquat pour rendre compte de la valeur sociale d’un site désaffecté, de ces installations industrielles, ferroviaires ou portuaires qui sont autant de coquilles vides que l’on peut remplir de ce dont on dispose ? Si la présentation de tels sites est toujours sélective, quelle place accorder à la mémoire populaire des lieux alors que travailleurs et usagers d’antan les ont désertés ? C’est pourquoi, autour de ce « patrimoine » des projets voient le jour qui sont censés contribuer à une meilleure cohésion sociale, locale, nationale, européenne, et devenir — par le tourisme (source d’emplois et de développement) ou enfin grâce aux techniques du numérique — un patrimoine industriel virtuel. Les exigences de la conservation d’un site, et peut-être même de sa mémoire, peuvent-elles être conciliées avec les besoins en termes de marketing de ceux qui l’exploitent ? À chaque niveau de compétence, et dans chaque pays, une autre interprétation de ce qu’est ce « patrimoine » semble prévaloir. Les contributions de ce numéro doivent avant tout aider à comprendre comment la notion de « patrimoine industriel » établit un lien avec le passé et fait revivre au présent une histoire forcément idéalisée. Modalités de soumission et de sélectionLes contributions, de 35 000 signes en moyenne, sont à envoyer (format word) au secrétariat de rédaction de la revue L’homme et la société : deldyck@univ-paris-diderot.fr, avant le 15 septembre 2012.Les références bibliographiques doivent apparaître en notes de bas de page et non en fin d’article. Elles seront évaluées par deux lecteurs membres du comité de rédaction, voire un troisième si nécessaire. Mots-clés
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« Nous aurions pu tout démolir et construire un immeuble. Cela aurait été plus rentable. Mais nous avons préféré préserver le site et le remettre en état », indique Jean-Cyrille Boutmy, administrateur de la Société des Cendres, entreprise maintenant installée à Vitry (Val-de-Marne), toujours propriétaire du site. Heureusement qu’il subsiste des propriétaires moins avides et plus soucieux de leur patrimoine, que ne l’a été l’indivision Ader avec Gaupillat !!! Un article du Parisien traitant du sujet :http://www.leparisien.fr/paris-75/l-occasion-de-montrer-ce-patrimoine-industriel-28-12-2011-1786507.php Et un article de l’association “Vivre le Marais” consacré à ce lieu: http://vivrelemarais.typepad.fr/blog/2010/06/nouveau-d%C3%A9part-pour-la-soci%C3%A9t%C3%A9-des-cendres.html L’industrie, patrimoine et cultureLe séminaire consacré au patrimoine industriel reprend à la Région Île-de-France le vendredi 3 février 2012.
Après le succès du séminaire de l’année 2011 où furent posées les questions liées à la connaissance et de la mise en valeur de l’architecture industrielle dans son rapport avec le patrimoine technique, la session 2012 a retenu deux orientations majeures. En premier lieu, élargir le champ, depuis le bâti jusqu’aux paysages et aux territoires : la lecture de l’architecture s’articulera à celle des paysages, urbains et ruraux ; on traitera de la place accordée au patrimoine industriel, aussi bien dans les politiques de sauvegarde du bâti, que dans les politiques d’aménagement des territoires.
Second axe : élargir le champ des supports de la connaissance. On étudiera la construction historique des valeurs culturelles associées au monde de l’industrie, à partir des images et des sources orales (patrimoine immatériel). Quelles furent, au cours des trois siècles de l’industrialisation, les modalités d’inscription de l’industrie et du travail dans le champ des valeurs culturelles ? Une histoire à écrire, faite d’enthousiasmes et de résistances farouches, de synthèses éphémères. Dans quelle mesure ces représentations, leur négation ou leur oubli, façonnent-elles aujourd’hui notre approche du patrimoine industriel ? Dates et horaires 2012 : le vendredi de 14h30 à 16h30 - Vendredi 3 février : Lire le paysage industriel (115, rue du Bac, 2e étage, salle de projection) Programme détaillé du séminaire 2012 (à venir) Retrouvez les communications de l’année 2011 en ligne : http://epi.univ-paris1.fr/89379743/0/fiche___pagelibre/&RH=epi-129-MM0002v24&RF=epi-030-MM0002v31 Abandonnée depuis soixante ans, la distillerie de Frémainville va revivre. Son nouveau propriétaire a entamé des travaux pour en faire un musée du cinéma. Celà démontre encore une fois que la décision des propriétaires de Gaupillat, l’indivision Ader, n’était motivée que par une vision mercantile de leur bien. Si les propriétaires s’étaient un peu intéressés à leur héritage, peut être ne l’auraient-ils pas vendu au plus offrant, et se seraient souciés de ne pas mettre à bas la dernière trace du caractère d’entrepreneur de leur ancêtre. C’est un projet un peu fou. L’ancienne distillerie de Frémainville, à l’abandon depuis 1952, est en passe de devenir un endroit dédié au septième art, à la fois salle de réception, salle de projection et musée. Derrière ce concept, Gérard Lago, traiteur à Saint-Ouen-l’Aumône pendant une trentaine d’années.
nous annonce la sortie de son livre ! “Pathé Marconi à Chatou. De la musique à l’effacement des traces.” Édition Classiques Garnier. Bien des similitudes entre ce scandale culturel et le scandale de la disparition de l’usine Gaupillat…Lisez ce livre… Il se décompose en trois parties : Une histoire du son enregistré, de ses origines au MP3 et téléchargements numériques. Merci d’en parler afin de propager la mémoire de ces usines séculaires autour de la production du disque en France. Un article du journaliste Julien Bouillé dans “l’Union” du 20/12/2011… Spéciale dédicace à Gracia Dorel-Ferré. Patrimoine industriel. Historiens et artistes appellent à un regard nouveau sur les édifices agricoles. Cachez ce silo que je ne saurai voir… Ces monumentaux greniers à grain n’ont pas la cote. On les considère bien souvent comme des verrues dans le paysage rural et urbain. Mais depuis quelques années, des historiens prennent la défense de ces édifices qui sont régulièrement détruits dans l’indifférence voire le soulagement. … La suite sur le lien : http://www.lunion.presse.fr/article/economie-region/et-si-lon-sortait-les-silos-du-silence-1-3-4-2 |
Le patrimoine industriel
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