La Fabrique
association loi de 1901
Archive Histoire
septembre 2, 2008 à 15:55 · Classé dans Site, Culture, Photos, Agenda, Patrimoine Industriel, Histoire, Colloques et rencontres
L’association La Fabrique et Gemalto ont le plaisir de vous convier, dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine, à l’exposition
“Entreprises d’hier, Entreprises d’aujourd’hui”
le Samedi 20 Septembre 2008 de 13H à 17H et le Dimanche 21 Septembre 2008 toute la journée
Espace Plazza sur le site de Gemalto
6 rue de la verrerie
92190 MEUDON
Venez échanger avec nous autour du pot de l’amitié le Samedi 20 Septembre 2008 à partir de 17h00
Pour tous renseignements complémentaires:
Association La Fabrique
13 route de Vaugirard
92190 MEUDON
01 46 26 67 28
contact@association-lafabrique.org
http://association-lafabrique.org
juillet 17, 2008 à 23:37 · Classé dans Dans la presse, Site, Culture, Photos, Agenda, Patrimoine Industriel, Histoire
Dans la série estivale du Parisien “Ils racontent la mémoire industrielle des Hauts-de-Seine“, La Fabrique Gaupillat a eu le plaisir de participer à l’effort du Parisen de raconter un aspect méconnu des Hauts de Seine.

Un lieu de vie pour Meudon-sur-Seine
jeudi 17 juillet 2008 | Le Parisien
LE BAS-MEUDON, berceau industriel du XIX e siècle, a été rebaptisé Meudon-sur-Seine en 1998 dans le cadre de la rénovation du quartier. Depuis 2004, l’association la Fabrique, située à quelques mètres de la friche Gaupillat, sur les bords de Seine, défend son idée de réhabiliter les 7000 m 2 du site Gaupillat pour y créer un « pôle d’animations culturelles, artistiques et sociales ».
« Nous souhaitons exploiter cette construction métallique, préserver la cheminée et implanter sur le site des structures qui manquent cruellement au quartier, comme des commerces, un restaurant panoramique et une salle de spectacle », énumère Antoine Monnet.
Ce projet se positionne comme un lien entre deux programmes immobiliers qui structurent déjà le secteur : les bâtiments modernes de Meudon Campus en toile de fond du site Gaupillat sur les ex-terrains Renault, qui occupent 45 000 m 2 de bureaux et 15 000 m 2 d’habitations, et la rénovation du quartier ancien Bas-Meudon.
Le département des Hauts-de-Seine n’a pas toujours été synonyme de tours de bureaux high-tech et de cadres supérieurs. Jusqu’à une époque récente, le territoire était un véritable pôle industriel. Une histoire que les acteurs de cette épopée ouvrière, ou ceux qui souhaitent la faire revivre, nous racontent.
Aujourd’hui, Gaupillat, à Meudon.
RIEN ne laisse présager que cette bâtisse abandonnée de 5 000 m 2 aux fenêtres murées, située au 43 bis, route de Vaugirard à Meudon, abritait dans le courant du XX e siècle l’une des usines les plus marquantes du département.
24 heures sur 24
« Gaupillat, qui a fermé ses portes en 1997, est le dernier témoin du passé industriel de Meudon, soutient Antoine Monnet, président de l’association la Fabrique*, forte de ses 160 adhérents qui se battent pour la réhabilitation du lieu. A Meudon, poursuit-il, chez Gaupillat, les ouvriers fabriquaient des cartouches et des douilles vides qui étaient ensuite transférées à Sèvres, sur le site des Bruyères, où elles étaient remplies de poudre fulminante. Tous les transports s’organisent alors par voie fluviale. Les barges déchargent les matériaux et chargent les cartouches vides directement sur le quai. » En 1844, l’établissement emploie 160 personnes, payées entre 1,30 et 6 F par jour. Les enfants y travaillent également, à condition qu’ils aient plus de 6 ans. « Comme de nombreux patrons de cette époque, Gaupillat est paternaliste avec ses ouvriers, souligne le président de la Fabrique. C’est l’un des premiers industriels à obliger les enfants à aller à l’école une heure par semaine. »
Mais dans les ateliers d’emboutissage, de polissage et d’étampage, les conditions de travail sont difficiles et l’usine fonctionne 24 heures sur 24. « Il n’est pas rare qu’il y ait des doigts coupés, des mains arrachées. » Dans les années 1950, l’établissement connaît d’ailleurs de nombreuses grèves. A partir des années 1960, les activités périclitent progressivement, jusqu’à la fermeture définitive du site à l’aube des années 2000.
* Association la Fabrique 13, route de Vaugirard, 92190 Meudon, tél. 01.46.26.67.28.
la fabrique le parisien 170708
juin 24, 2008 à 22:43 · Classé dans Site, Photos, Patrimoine Industriel, Histoire
L’abandon progressif des sites industriels, la perte des savoir-faire et l’oubli des anciens métiers, nous poussent à réagir contre cette culture du patrimoine qui veut que seul l’ancien soit précieux. Le patrimoine industriel représente 80% de notre environnement bâti sur ces deux derniers siècles. L’industrialisation est l’un des phénomènes les plus marquants de notre civilisation au même titre que l’écriture.
Ce que l’on appelle communément les “friches industrielles” constituent un écrin potentiel pour l’aménagement à venir et sa force vient de l’intégration de la dimension identitaire.
On ne peut nier, en dehors de tout ce que nous avons dit plus haut, que le patrimoine industriel a un intérêt qui est pédagogique. Préserver les sites industriels est une préoccupation citoyenne, il est temps de prendre conscience, de prendre garde à ne pas effacer l’identité d’un peuple. Les spécialistes de la question s’accordent à dire que ces sites sont de véritables livres d’histoire (histoire sociale, histoire architecturale, histoire des techniques…). Mais ce sont aussi des lieux qui nous parlent et nous rappellent les grandes tendances de l’art (éducation à l’architecture, art et design des produits…). Ce sont aussi des repères dans le domaine de la géographie (mutations territoriales, facteurs de localisations, formation du territoire, questions d’environnement, risques technologiques…)
L’usine Gaupillat, située au 43 bis route de Vaugirard à Meudon, est un des témoins de ce passé industriel. Cet édifice n’a pas tout dit de son histoire. Le bâtiment trône sur les bords de Seine depuis près de 160 ans et a connu toutes les mutations (sociétales, territoriales, environnementales…).
La sauvegarder c’est donner à ce “livre” encore de nombreuses pages… La réhabiliter c’est lui donner un avenir dans un quartier en pleine mutation et finalement lui rendre son utilité première: créer de l’activité et de la vie…
juin 1, 2008 à 16:50 · Classé dans Site, Culture, Agenda, Patrimoine Industriel, Histoire, Colloques et rencontres
L’Association des Anciens Travailleurs de Renault Billancourt Ile Seguin Billancourt (ATRIS) dont l’objectif est la création d’un lieu de mémoire sur l’Ile Seguin, afin de transmettre cette mémoire qui fait partie de notre patrimoine commun, va fêter ses dix ans.
A l’occasion de ce 10ème anniversaire, ATRIS organise un colloque,
Un lieu de mémoire : pourquoi ? Un lieu de mémoire : comment ?
le mardi 17 juin 2008, de 10h00 à 17h30
à l’Espace Landowski - 28 avenue André Morizet à Boulogne-Billancourt,
pour lequel nous vous adressons une invitation, en pièce jointe.
Ce colloque unira des historiens, des chercheurs, des écrivains qui apporteront leurs connaissances, leur expérience sur ce sujet afin de réfléchir avec nous, actuels et anciens salariés de Renault-Billancourt, et avec les habitants de Boulogne et des communes voisines aux meilleures conditions de créer et réussir un lieu de mémoire vivant et accessible à tous.
En espérant avoir le plaisir de vous accueillir, lors de cette journée, nous vous adressons nos cordiales salutations.
Pour ATRIS, le Président
Mohamed AMRI
janvier 17, 2008 à 20:41 · Classé dans Histoire
L’ agrandissement de l’usine, édifiée par Marcel Gaupillat, inaugure, en 1928, la création d’une nouvelle société : la Société d’étampage et de précision Gaupillat. C’est Jean Gaupillat qui prend la tête de l’établissement. Ce dernier s’installe dans la partie nouvelle construite de l’usine et la loue à son père, Marcel. Cette nouvelle société se spécialise surtout dans le façonnage à froid des pièces de métal. A l’aide de matrices, on manufacture des pièces de métal afin de leur donner des formes et des dimensions déterminées. C’est ainsi que la fabrique Gaupillat va se mettre à fabriquer des boulons, des tuyaux de robinet ou encore des étuis publicitaires.
En 1934, la passion de Jean Gaupillat pour les voitures de course lui est fatal. Il décède, à l’âge de 43 ans, lors d’une course du Grand Prix automobile de Dieppe.
Marcel Gaupillat reprend les affaires de la Société d’étampage mais, en 1935, il connait un nouveau coup dur. L’entreprise connait des difficultés financières du fait du départ d’un de leurs plus gros clients : la firme Citroën. Les établissements Gaupillat ne s’en remettent pas et sont rachetés par la Société Française des Munitions de Chasse, de Tir et de Guerre, détenue en majorité par les Gévelot.
En 1939, Marcel Gaupillat s’éteint et avec lui le dernier des Gaupillat. Devenues firmes des entreprises Gévelot, les sociétés Marcel Gaupillat et de la Société d’étampage de précision n’en continuent pas moins leurs activités. La Seconde Guerre mondiale éclate et le quartier du Bas-Meudon est épargné jusqu’en 1942.
Durant la guerre des tranchées abris sont construites afin de protéger les productions mais aussi de veiller à d’éventuelles explosions. Les Forces Françaises de l’Intérieure et l’armée Leclerc bombardent le quartier le 3 mars 1942. C’est Renault qui est visé mais malheureusement le quartier subit des dégâts et on décomptera 6 morts. L’armée Leclerc entre dans Meudon le 25 août 1944 et libère la ville.
Les difficultés commencent à la sortie de la guerre. La Société d’étampage se retire du syndicat des professionnels de la forge car les cotisations basées sur le chiffre d’affaires favorisent les entreprises qui travaillent l’acier.
Dans les années 1950, les activités de la Société d’étampage se diversifient et les ateliers du Bas-Meudon produisent des pièces brutes matricées et des produits finis d’usinage comme les robinets pour bouteille de butane. Durant cette période, près de 300 ouvriers sont employés mais les conditions sont difficiles et l’établissement connait de nombreuses grèves.
Les années suivantes sonnent le glas de la Société d’étampage. Dans les années 1990, l’effectif n’est plus que d’une soixantaine d’employés. Sous la pression d’un plan d’urbanisation, datant de 1996, la fabrique du 43 bis route de Vaugirard doit fermer ses portes.
Le 31 décembre 1997, la fabrique cesse définitivement ses activités. Les dernières machines sont déménagées le 30 juin 1998. 160 ans d’histoire des établissements Gaupillat se referment avec elle.
janvier 17, 2008 à 20:39 · Classé dans Histoire
Fondée en 1890, la cartoucherie Marcel Gaupillat a pour siège social Paris. Mais c’est dans le quartier du Bas-Meudon, au 43 bis route de Vaugirard nouvellement édifié, que se fait la production.
Cette usine est l’exemple de construction métallique en fer de la fin du 19ème siècle. Les poteaux et les fermes de treillis sont rivés et supportent les sheds dominés par une cheminée en brique qui n’est plus visible aujourd’hui. L’établissement Marcel Gaupillat fabrique des amorces, des cartouches de chasse, des bouchons de grenade et des détonateurs. Tout comme au temps d’André et de Victor Ernest, la fabrique du 43 bis route de Vaugirard ne dispose pas de poudres. On y produit des capsules et des cartouches vides. Une fois produites les capsules sont transportées, par voiture à cheval, entre le Bas-Meudon et la maison Gaupillat basée à Sèvres. Les déchets de la fabrique suivent le même chemin et sont incinérés dans l’usine des Bruyères.
Marcel et Gabriel, les fondateurs et actionnaires, laissent la direction de la société à un directeur salarié qu’ils logent au 10 route des gardes à Meudon. En 1891, naît le premier fils de Marcel et Anne Gaupillat (née Bouret), Jean Gaupillat. Devenu adulte, Jean Gaupillat laisse cours à sa passion pour les automobiles de luxe et les courses de vitesse. Mais il s’associe aussi à son père et participe à la vie de la cartoucherie.
La fabrique du 43 bis route de Vaugirard connait un second souffle durant la Première Guerre mondiale. Entre 1914 et 1918, l’activité de l’établissement Gaupillat est importante : les productions décollent du fait de ces évènements. La fabrique emploie aussi bien des hommes, des femmes que des enfants.
En 1919, Marcel Gaupillat obtient l’autorisation d’établir une voie étroite Décauville (voies étroites de 40, 50 ou 60 cm) sur laquelle doivent circuler des locomotives et des wagons de petite taille. L’année suivante, il décide d’agrandir l’usine. La façade est prolongée vers l’ouest jusqu’à la ruelle aux Bœufs. Le bâtiment est flanqué d’un second étage en brique.
janvier 17, 2008 à 20:22 · Classé dans Histoire
Le 1er Janvier 1835, André Gaupillat créé sa première entreprise, dans le quartier du Bas-Meudon, en réunissant trois capsuleries : la société Gaupillat, Illig, Guïndorff et Massé s’installe au 41 route de Vaugirard. Après seulement quatre mois d’activités, les riverains, dont fait partie le fameux dramaturge Eugène Scribe, craignent les accidents et réussissent à faire cesser la manutention de poudre et de produits chimiques dangereux. La capsulerie devient l’annexe de la capsulerie des Bruyères de Sèvres. Sur le site des Bruyères, on fabrique la poudre fulminante et on procède au remplissage des capsules. La fabrique du Bas-Meudon est destinée à la fabrication de ces capsules en cuivre. A cette date, la fabrique emploie une centaine d’ouvriers et connait un grand développement.
En 1838, le conseil de la salubrité et la mairie de Meudon constatent que les transformations demandées lors d’une inspection en 1836 n’ont pas été effectuées. Gaupillat est menacé de fermeture. Les travaux sont enfin réalisés en 1839.
En 1844, l’établissement emploie 160 personnes dont 90 hommes (payés 2,50 à 6 francs par jour) et 70 femmes (payées entre 1,30 et 2,50 francs par jour). Les enfants en dessous de 6 ans n’y travaillent pas.
La fabrique dispose alors de 11 métiers à œillets utilisés pour fixer les unes sur les autres des pièces de métal, 22 laminoirs, 38 mécaniques à capsules, un appareil à distiller chauffé à la vapeur, 12 presses à charger les capsules, plusieurs fourneaux, 4 forges, 2 fours, 1 machine à vapeur d’une puissance de 12 chevaux, 3 moulins (à eau, à vent, à manège), 2 chevaux et 2 bœufs.
En 1860, l’activité de Gaupillat, dans le Bas-Meudon, prend de plus en plus d’importance. André Gaupillat va même jusqu’à acheter les terrains mitoyens à la fabrique et installe une nouvelle chaudière et une nouvelle cheminée.
Toujours aussi inquiets, les riverains déposent des plaintes sur le bureau du Maire, décidés à faire fermer l’établissement. Depuis son installation dans le quartier du Bas-Meudon, Gaupillat est en conflit permanent avec les habitants mais parvient toujours à préserver son activité.
Au début de l’année 1870, la capsulerie Gaupillat emploie 65 ouvriers, dont 55 sont occupés à plein temps. Les rapports de la mairie de Meudon signalent que les relations entre ouvriers et dirigeants sont aisés et que la production s’écoule bien.
Les années suivantes sont celles du ralentissement. La capsulerie du 41 route de Vaugirard connaît des difficultés : les ventes sont lentes, les stocks s’écoulent mal et les ouvriers connaissent des périodes de chômage à répétition. Les relations entre les employés et les dirigeants se dégradent.
Dans les années 1880, les Gaupillat, par l’intermédiaire de Victor-Ernest, le fils d’André, créent, avec Jules-Félix Gévelot, la Société Française des Munitions de Chasse, de Tir et de Guerre (SFM) mais perdent, aussi, des contrats dont ceux qui les liaient au Ministère de la Guerre. La fabrique entre en période d’organisation et n’emploie plus que 28 ouvriers. Rien ne va plus et c’est à cette période que Gévelot rachète les parts de la SFM à Gaupillat.
L’année 1888 est celle de la sortie du tunnel : les productions repartent dans l’année. Gaupillat se remet à établir des contrats mais avec le Ministère de la Marine. Ils produisent pour les établissements Hotchkiss et la Société des Forges et Chantiers de la Méditerranée (SFCM).
A la fin du 19ème siècle, le 41 route de Vaugirard est cédé à Gévelot. Marcel Gaupillat, fils de Victor Ernest, préfère se concentrer sur la nouvelle fabrique qu’il a édifié au 43 route de Vaugirard sur les lieux mêmes de la maison familiale…