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La crue centennale de la Seine qui eut lieu au courant du mois de janvier 1910 n’épargna pas le Bas Meudon.
Marquant fortement les esprits des contemporains, cet événement subsiste encore dans la mémoire collective, notamment par l’abondance des nombreuses cartes postales qui furent éditées pour immortaliser l’inondation. Les immeubles des quartiers du Bas-Meudon sont évacués à l’aide de bateaux de génie, et de bachots (petits bacs) de pêche et de promenade, ainsi que de bateaux-lavoirs. Il est fait appel aux militaires (image ci-dessus) pour secourir les sinistrés.

Au Bas-Meudon les inondations de la fabrique Gaupillat et de La Cristallerie a entraîné leur fermeture pendant plusieurs jours, mettant au chômage plusieurs centaines d’ouvriers.
Située dans la zone inondable, on peut remarquer que le sol du niveau bas de l’usine Gaupillat fut, après 1918, surélevé en prévision et par rapport à la côte maximale de la crue afin de préserver les machines et l’outil de travail des inondations. Cette particularité constructive demeurant, est intégrée au programme de réhabilitation de la Fabrique.
Pour en savoir plus sur cet événement, plusieurs sites internet et expositions sont à voir à Paris et dans les Hauts de Seine.
http://www.inondation1910.paris.fr
http://www.vallee-culture.fr/culture/exposition-92-musee-expositions-sortie-92/crue-exposition-portfolio
L’association la Fabrique est intervenue lors du colloque initié par le conseil régional d’île-de-France sur le thème « patrimoines et développement des territoires ».
Cette démarche communicative a pour but non seulement de présenter le projet de sauvegarde de l’ancienne usine Gaupillat, mais aussi de conforter notre initiative par les différentes réflexions des intervenants et du public émises durant le déroulement de ces deux journées.
En ouverture, il fut principalement souligné l’importance de la notion de mémoire comme héritage urbain et de continuité des sociétés urbaines ainsi que la diversité des patrimoines. Il fut précisé que « les patrimoines pourraient être les éléments déclencheurs du réaménagement du territoire francilien »
Nous avons pu remarquer notamment l’intervention de François Barré, président d’Arc-en-Rêve Bordeaux, président de la FRAC île-de-France, ex-directeur de l’architecture et du patrimoine, qui insista sur l’importance de la relation de la mémoire au projet architectural et engendrer ainsi une nouvelle dynamique dans l’aménagement des territoires en rappelant que la ville est faite de diversité et de mixité (sociale et culturelle), constituant ainsi l’identité de la ville. Il est également revenu, tout en citant André Malraux, sur la relativité du regard du contemporain sur sa propre époque : « l’architecture est un art de la métamorphose » et rappeler l’importance de tenir compte de la « maîtrise d’usage » qui devrait opérer au coté de la maîtrise d’œuvre et de la maîtrise d’ouvrage.
Par ailleurs, nous avons pu remarquer la présence de Paul Smith, du ministère de la culture et de la communication, de Florence Hachez Leroy, maître de conférence à l’université d’Artois EHS, d’Hélène Bouisson du CAUE 78, ainsi que celle de Jacques Pajot, architecte, qui a entre autre réalisé le 104 à Paris, qui soutiennent notre action.
Nous remercions également Arlette Auduc, chef de service « Patrimoine et inventaire », pour l’écoute qu’elle nous a consacrée en nous conviant autour d’une table à présenter plus en détail notre projet associatif.
Souhaitons que ces réflexions, dans leurs grandes lignes, montrent que le chemin pris depuis 5 ans par l’association la Fabrique, tant dans ses choix architecturaux, de programmation ou d’organisation en ateliers pour le fonctionnement associatif, est le bon pour parvenir à la sauvegarde du dernier patrimoine industriel du Val de Seine.
Gilles Fiant
Nb : un ouvrage consacré à la thématique de ce colloque doit être édité courant 2010.

Le président Antoine Monnet à la tâche
“Hauts-de-Seine, la culture au fil du fleuve
Le département de l’Ouest parisien prépare un vaste projet culturel pour valoriser les rives de la Seine. Concept marketing ou programme d’aménagement ?”
Dossier du mensuel Les Enjeux- Les Echos (Décembre 2008 - p.72)

L’association La Fabrique fait partie du dossier signé Martine Robert. Ce reportage présente la Vallée la Culture et les différents points de ce projet.
Ce mensuel analyse chaque mois les grands mouvements économiques, financiers, sociaux et culturels.
Retrouvez ce dossier, en téléchargement, ci-dessous ou dans les kiosques, durant tous le mois de décembre.
echos1.pdf
echos2.pdf
echos3.pdf
echos4.pdf

Vous pouvez, désormais, télécharger le dossier de presse du projet de l’association La Fabrique.
Dossier de Presse La Fabrique

La fabrique a son carré bleu sur Google Earth.
C’est ici :
Visible seulement si Google earth est installé dans votre machine.

Faites une balade en image autour de la fabrique.
En cliquant ici
Ou encore avec le plus beau diaporama du monde, si, si !!
Rendez-vous annuel, qui fait de plus en plus d’émules, les journées européennes du patrimoine ont eu lieu les 20 et 21 septembre 2008. Durant tout un weekend, on a accès aux richesses culturelles et patrimoniales dans toute la France. Auprès des chefs d’œuvre de l’architecture civile et religieuse, les témoins de l’activité industrielle sont mis à l’honneur.
La science et la technologie font partie de la culture
La Fabrique Gaupillat a encore connu un franc succès durant ces journées. Près de 180 visiteurs sont venus nous rejoindre dans l’espace Plazza de l’entreprise Gemalto. Le thème national “Patrimoine et création” a été l’occasion de démontrer que la préservation du patrimoine industriel a gagné sa place dans la perception de la culture.
Les badauds ont pu découvrir neuf mois de travail en partenariat avec Gemalto: exposition historique, exposition d’objets anciens (Merci à Claude et Marie Gaupillat) et photographique (merci aux artistes Isabelle Bonnet, Marc Upson et Olivier Ménégol).
Durant deux journées, une remontée dans le temps…
Les visiteurs ont pu découvrir le funiculaire de Bellevue au travers de documents inédits des Frères Lumières. Ils ont pu “entrer” dans l’usine Gaupillat en admirant les superbes photographies de Marc Upson et Olivier Ménégol. Ils ont gouté les joies d’une ballade du quartier avec Yves Boutry et Yann Fradin et se reposer en contemplant les photographies d’Isabelle Bonnet.

La sauvegarde du dernier témoin industriel du Val de Seine: une nécessité.
Un message fort a pu passer durant ces rencontres: il faut continuer la recherche ainsi que la prise en compte du patrimoine de l’industrie. Il faut aussi parvenir à multiplier les rencontres et les débats pour pouvoir faire évoluer nos connaissances et partager nos expériences. Ces discussions ont pu avoir lieu autour de la maquette du projet de l’association la Fabrique de Philippe Nicot.

Un patrimoine comme celui de l’usine Gaupillat ne peut tomber en désuétude car il en appelle d’autres. Par Gaupillat, nous découvrons l’histoire fabuleuse de la Verrerie Royale. Par Gaupillat, nous rattachons le Bas-Meudon, actuel Meudon sur Seine, à l’histoire du gigantesque paquebot qu’est l’île Seguin. Par Gaupillat, on ne peut pas oublier de parler de l’activité florissante des Forges de Meudon.

L’association La Fabrique et ses membres sont ravis de ce partenariat avec l’entreprise Gemalto qui a permit de faire le lien entre les entreprises d’hier et d’aujourd’hui.
  
Dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine qui se dérouleront cette année les 20 et 21 septembre 2008, l’association a le plaisir de vous proposer diverses animations, en partenariat avec l’entreprise Gemalto, leader mondial de la sécurité numérique:
Samedi 20 septembre de 13h à 17h
- “Parcours historique guidé du quartier du Bas-Meudon” : Parcours autour de La Fabrique Gaupillat sur le thème de l’histoire local, commenté par des spécialistes. Rendez vous à 15h00 devant les locaux de l’entreprise Gemalto au 6 rue de la Verrerie 92190 Meudon. Présentation du travail et du projet de l’association La Fabrique.
- « Entreprises d’hier, Entreprises d’aujourd’hui » Exposition en collaboration avec l’entreprise Gemalto de 13h00 à 17h00. L’association la Fabrique invite à découvrir la rue de la verrerie à travers les siècles passés. Une exposition photos et d’objets anciens sera proposée sur le thème « Entreprises d’hier, Entreprises d’aujourd’hui »
17h Pot de l’amitié et clôture de la première journée
Dimanche 21 septembre de 10h à 18h
- « Parcours historique guidé du quartier du Bas-Meudon » : Parcours autour de La Fabrique Gaupillat sur le thème de l’histoire local, commenté par des spécialistes. Rendez vous à 10h30 et 15h00 devant les locaux de l’entreprise Gemalto au 6 rue de la Verrerie 92190 Meudon. Présentation du travail et du projet de l’association La Fabrique.
- « Entreprises d’hier, Entreprises d’aujourd’hui » Exposition en collaboration avec l’entreprise Gemalto de 10h00 à 18h00. L’association la Fabrique invite à découvrir la rue de la verrerie à travers les siècles passés. Une exposition photos et d’objets anciens sera proposée sur le thème « Entreprises d’hier, Entreprises d’aujourd’hui »
Rendez vous pour ces deux journées : devant les locaux de l’entreprise Gemalto au 6 rue de la Verrerie 92190 Meudon :

Pour cette occasion nous ne pourrons pas pénétrer à l’intérieur de La Fabrique.
Pour tous renseignements complémentaires:
Association La Fabrique
13, route de Vaugirard
92190 MEUDON 01 46 26 67 28
Dans la série estivale du Parisien “Ils racontent la mémoire industrielle des Hauts-de-Seine“, La Fabrique Gaupillat a eu le plaisir de participer à l’effort du Parisen de raconter un aspect méconnu des Hauts de Seine.

Un lieu de vie pour Meudon-sur-Seine
jeudi 17 juillet 2008 | Le Parisien
LE BAS-MEUDON, berceau industriel du XIX e siècle, a été rebaptisé Meudon-sur-Seine en 1998 dans le cadre de la rénovation du quartier. Depuis 2004, l’association la Fabrique, située à quelques mètres de la friche Gaupillat, sur les bords de Seine, défend son idée de réhabiliter les 7000 m 2 du site Gaupillat pour y créer un « pôle d’animations culturelles, artistiques et sociales ».
« Nous souhaitons exploiter cette construction métallique, préserver la cheminée et implanter sur le site des structures qui manquent cruellement au quartier, comme des commerces, un restaurant panoramique et une salle de spectacle », énumère Antoine Monnet.
Ce projet se positionne comme un lien entre deux programmes immobiliers qui structurent déjà le secteur : les bâtiments modernes de Meudon Campus en toile de fond du site Gaupillat sur les ex-terrains Renault, qui occupent 45 000 m 2 de bureaux et 15 000 m 2 d’habitations, et la rénovation du quartier ancien Bas-Meudon.
Le département des Hauts-de-Seine n’a pas toujours été synonyme de tours de bureaux high-tech et de cadres supérieurs. Jusqu’à une époque récente, le territoire était un véritable pôle industriel. Une histoire que les acteurs de cette épopée ouvrière, ou ceux qui souhaitent la faire revivre, nous racontent.
Aujourd’hui, Gaupillat, à Meudon.
RIEN ne laisse présager que cette bâtisse abandonnée de 5 000 m 2 aux fenêtres murées, située au 43 bis, route de Vaugirard à Meudon, abritait dans le courant du XX e siècle l’une des usines les plus marquantes du département.
24 heures sur 24
« Gaupillat, qui a fermé ses portes en 1997, est le dernier témoin du passé industriel de Meudon, soutient Antoine Monnet, président de l’association la Fabrique*, forte de ses 160 adhérents qui se battent pour la réhabilitation du lieu. A Meudon, poursuit-il, chez Gaupillat, les ouvriers fabriquaient des cartouches et des douilles vides qui étaient ensuite transférées à Sèvres, sur le site des Bruyères, où elles étaient remplies de poudre fulminante. Tous les transports s’organisent alors par voie fluviale. Les barges déchargent les matériaux et chargent les cartouches vides directement sur le quai. » En 1844, l’établissement emploie 160 personnes, payées entre 1,30 et 6 F par jour. Les enfants y travaillent également, à condition qu’ils aient plus de 6 ans. « Comme de nombreux patrons de cette époque, Gaupillat est paternaliste avec ses ouvriers, souligne le président de la Fabrique. C’est l’un des premiers industriels à obliger les enfants à aller à l’école une heure par semaine. »
Mais dans les ateliers d’emboutissage, de polissage et d’étampage, les conditions de travail sont difficiles et l’usine fonctionne 24 heures sur 24. « Il n’est pas rare qu’il y ait des doigts coupés, des mains arrachées. » Dans les années 1950, l’établissement connaît d’ailleurs de nombreuses grèves. A partir des années 1960, les activités périclitent progressivement, jusqu’à la fermeture définitive du site à l’aube des années 2000.
* Association la Fabrique 13, route de Vaugirard, 92190 Meudon, tél. 01.46.26.67.28.
la fabrique le parisien 170708
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