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Traces et mémoires urbaines - Enjeux sociaux de la patrimonialisation et de la démolition

traces et mémoires urbaines

Valoriser le patrimoine, s’opposer à la démolition de certains héritages, promouvoir des lieux de mise en mémoire et de commémoration : voici des formes de mobilisations collectives qui travaillent notre société en profondeur et qui interrogent la manière dont les individus et les groupes sociaux se construisent des repères identitaires, se positionnent dans la ville et dans la société. Ce recours au patrimoine et à la mémoire est une quête de visibilité, de légitimité et représente une forme d’appropriation de l’espace.

A travers ces trois entrées, patrimonialisation, démolition, mémorialisation, nous proposons une nouvelle manière d’interroger les inégalités sociales : quels sont les individus, les groupes qui réussissent à inscrire dans les espaces urbains la trace reconnue de leur existence ? A l’heure où les revendications mémorielles sont exacerbées, ce travail souligne toute l’importance de la dimension spatiale dans les processus de mise en mémoire.

Format : 16,5 x 24 cm Nombre de pages : 318 p

ISBN : 9782-7535-0612-1 - Prix : 20 euros

Introduction
table des matières
4ème de couv

Vincent Veschambre

Vincent Veschambre est géographe à l’université d’Angers et anime des recherches au sein de l’UMR CNRS Espaces et sociétés. Cet ouvrage est issu d’une habilitation à diriger des recherches, soutenue en décembre 2006. Avec Raymonde Séchet, il a coordonné dans la même collection l’ouvrage Penser et faire la géographie sociale, paru en 2006.

Les friches industrielles, point d’ancrage de la modernité.

Un nouveau livre, Les friches industrielles, point d’ancrage de la modernité, vient de paraître sur le thème du patrimoine industriel et sa réhabilitation. Un nouveau support qui témoigne de l’utilité de se concentrer ensemble sur cette question: que faire des friches industrielles?

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L’architecture industrielle, ignorée voire méprisée il y a peu de temps encore, se retrouve aujourd’hui au cœur de nombreux enjeux qu’ils soient d’ordres patrimonial, urbanistique, économique. Devenant alors un patrimoine comme les autres, le patrimoine industriel n’en est pas moins hors normes tant par ce qu’il représente aux yeux d’une population cherchant à exprimer sa nostalgie d’un passé perçu aujourd’hui comme glorieux ou à manifester l’ambivalence ressentie vis-à-vis de ce lieu de labeur, que par les coûts induits pour sa sauvegarde et sa valorisation.
Or, ces sites désormais inertes, ces territoires oubliés, offrent des surfaces foncières que les aménageurs et les promoteurs lorgnent aujourd’hui avec un regain d’intérêt. De tels projets questionnent les municipalités, pouvoirs publics à la fois garants du développement
économique prospectif, mais aussi du respect de ces lieux de travail qui ont structuré l’identité de la ville ou du territoire pendant les siècles de l’industrie. Ces projets contemporains d’urbanisation, qui visent une reconversion parfois radicale des espaces, bien souvent en totale amnésie du passé, induisent dès lors plusieurs types d’interrogations

Format : 14,8 x 21 cm Nb. de pages : 224 pages Illustrations : 3 cahiers

Ouvrage broché  ISBN : 2702513182 - 25,00 Euros - 30,44 $

Paris : éd. Lavauzelle, 2006. 214 p. (Histoire, mémoire & patrimoine)

Cent ans de patrimoine industriel des Hauts de Seine

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Que reste-t-il d’un siècle d’intense activité industrielle dans les Hauts-de-Seine ? Une centaine d’établissements encore en place, parmi lesquels plus d’une cinquantaine sont présentés dans cet ouvrage.

Aspect fondamental de l’identité départementale, les témoins des débuts de l’industrie automobile et aéronautique, comme les usines Renault, de Dion-Bouton, Farman, Voisin et bien d’autres, rejoignent dans ce livre largement illustré les industries situées principalement sur les rives du fleuve et dans le Nord du département : de l’alimentation à la parfumerie en passant par la chimie et le cinéma, de nombreux établissements ont acquis une renommée internationale et ont fortement marqué l’histoire industrielle de la France.

Les images recueillies sur le terrain et les recherches effectuées dans les archives par Hélène Jantzen permettent de retrouver dans un paysage en mutation constante, une partie du passé industriel des Hauts-de-Seine.

Direction : Dominique Hervier.
Textes :
Hélène Jantzen.
Photographies :
Jean-Bernard Vialles.
Cartographie :
Pascal Pissot

Images du Patrimoine n°163
© Inventaire général, ADAGP
Edité par l’APPIF et le Conseil général des Hauts-de-Seine, 1997
ISBN 2-905913-18-5

Le patrimoine industriel des Etats-Unis de Louis Bergeron…

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Depuis la création des Etats-Unis il y a plus de deux siècles, le rêve américain, lié aux mythes de la conquête et de l’esprit d’entreprise, est resté vivace, et même lorsqu’il s’agit, comme ici, des vestiges d’une industrialisation à grande échelle, la fascination de la démesure et de l’audace demeure.

Cet ouvrage, sans être un inventaire exhaustif de toutes les richesses du patrimoine industriel américain, est un impressionnant voyage à travers les Etats-Unis, des moulins à eau de la Nouvelle-Angleterre aux énormes complexes sidérurgiques de Pennsylvanie et aux usines automobiles de Detroit, en passant par les gisements miniers de l’Alaska et les équipements portuaires de Buffalo ou New York. Jamais comme dans ces gigantesques constructions l’affirmation de la puissance industrielle américaine ne fut aussi visible.

Aujourd’hui qu’un grand nombre de ces bâtiments sont à l’abandon, se pose la question de leur préservation et de leur réhabilitation. Les Etats-Unis sont aussi un pays où l’immensité des distances à parcourir posa des problèmes particuliers aux ingénieurs et aux industriels. De ce fait, les moyens de communication (ponts, canaux, chemins de fer et installations portuaires) occupent une place à part dans l’imaginaire américain et le lecteur découvrira un étonnant catalogue de ponts de différentes époques et de gares de légende.

Les entrepôts, les silos, les bâtiments industriels furent également pour les architectes américains, dont le célèbre Albert Kahn, l’occasion de trouver des solutions à la fois fonctionnelles et porteuses d’une nouvelle esthétique à des contraintes d’une ampleur unique alors au monde. Grâce aux photographies du service de l’Inventaire américain et aux campagnes photographiques de quatre artistes professionnels (Joseph Elliott, Jet Lowe, Sandy Noyes et Gerald Weinstein), cet ouvrage offre une lecture différente de l’histoire américaine de ces trois derniers siècles, et nous renvoie, par un effet de miroir grossissant, à la question du devenir des bâtiments industriels européens.

Patrimoine industriel de Emmanuel Roux et Georges Fessy

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Le patrimoine industriel semble sorti de l’indifférence où il a longtemps été cantonné en France. L’intérêt du public se focalise désormais sur cette architecture singulière, porteuse d’une histoire et d’une mémoire sociale fortes, inscrite dans un espace spécifique. Les interrogations sont nombreuses : peut-on conserver in extenso ces bâtiments ? Doit-on les modifier ? Comment ? Quels usages faut-il leur donner ? La problématique du patrimoine industriel se pose avec force à l’occasion des réhabilitations qui se multiplient en France.

Pour un pays comme le nôtre qui a accompli sa première révolution industrielle dans le deuxième quart du XIXe siècle, ce patrimoine est aujourd’hui un enjeu culturel pour diverses raisons. Architecturales d’abord, certains édifices sont des réussites majeures dans ce domaine. Sociales ensuite, car tout un pan de l’histoire de notre société est inscrit dans ces mines, dans ces murs et ces machines. Spatiales aussi, parce que certains aménagements industriels ont marqué durablement les paysages. Techniques enfin, puisque les innovations d’autrefois sont encore à l’œuvre et restent des activités rentables. L’usine Menier à Noisiel, le barrage de Génissiat dans l’Ain, la soufflerie de Meudon, le familistère Godin à Guise ou encore la verrerie de Passavant-La Rochère ; ces sites, et bien d’autres, conjuguent l’une ou l’autre de ces caractéristiques, sinon plusieurs.

Si la reconversion de ce patrimoine se présente comme un défi, ce dernier n’est pas insurmontable. Il s’agit de conserver les témoignages les plus significatifs des deux siècles passés sans bien sûr transformer en mémoriaux ces bâtiments affectés à la production