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Chères Adhérentes, Chers Adhérents,
L’Association La Fabrique est heureuse de vous accueillir, le Jeudi 31 Janvier 2008 à 19h, pour le “pot des adhérents”. Nous nous rejoindrons au 13 route de Vaugirard 92190 Meudon.
Au programme:
- Présentation des avancées des différents ateliers
- Explication des avancées du projet associatif
- Débat participatif
- Mais aussi présentation de la maquette (1/100ème) du projet de réhabilitation réalisée par Philippe Nicot
Pour tous renseignements et inscriptions nous contacter.
au 01 46 26 67 28 ou par mail contact@association-lafabrique.org
Yves Boutry, adhérent et administrateur de l’association, nous a fait le plaisir d’écrire sur ses impressions durant les journées du patrimoine européennes 2007. C’est avec une tendresse toute particulière qu’il livre ici ce que nous pensons tous du quartier dit du Bas-Meudon ancien.
Quoi de neuf en cette belle journée du 15 septembre 2007 ? Ah oui, il n’a encore pas été possible de visiter La Fabrique, ou plutôt il a été impossible de pénétrer dans l’ancienne usine Gaupillat, c’est-à-dire la construction qui abritera les activités de La Fabrique !
Mais attention, le projet de l’association ne se résume pas à rénover un bâtiment industriel d’une architecture plutôt quelconque avec quelques particularités néanmoins intéressantes : les grandes baies cintrées sur le quai, les sheds, la rue couverte, la cheminée…
La finalité du projet de La Fabrique, c’est bien au-delà, c’est contribuer à faire vivre le quartier, à l’animer, à en faire un point de rencontre entre habitants et visiteurs, à y générer des emplois, à y installer et faire découvrir des artistes, à pouvoir y acheter des produits équitables, à s’y restaurer… ou s’y réunir autour d’un verre ou d’un spectacle.
Alors, c’est bien le contexte que vous avez découvert ce jour là en participant à l’un des 5 parcours commentés: les évolutions immobilières, les racines du quartier, les voies de communication, les projets…. et puis ce fut aussi la possibilité d’y rencontrer des voisins, de parler patrimoine autour d’un buffet devant la tente montée pour l’occasion, d’y découvrir les projets de La Fabrique au café du coin…
En tant qu’accompagnateur, j’ai ressenti le plaisir de faire découvrir un quartier et un projet que beaucoup découvraient pour la première fois, que nombre d’entre eux n’avaient entrevu qu’au travers de la triste façade murée qui borde la très bruyante et très passante route départementale n°7, ou qui empruntent le tramway qui procure de jolies vues et qui possède une histoire bien particulière en rapport direct avec les expositions universelles !
Cette fois-ci, nos visiteurs d’un jour se sont arrêtés et ont pris le temps de découvrir et de sentir cet attachant quartier de Meudon-sur-Seine.
Il fut entre autre question du devenir de la petite chapelle du quartier, d’imaginer l’ancien niveau de la Seine pour savoir si la conséquence de la création du barrage de Suresnes fut telle que le niveau du fleuve puisse monter de 6 m au port de ‘La Fabrique’, de découvrir l’ancien passage pavé de la Verrerie Royale qui précéda l’accaparement des terrains de bord de Seine par Renault ou encore ce drôle de mur en parpaings bruts à l’entrée des nouveaux bureaux Gemalto dont personne sur le moment ne comprit l’utilité…
Un bon soleil et un grand intérêt pour le contexte de ‘La Fabrique’ accompagna cette journée suivie par une centaine de participants. Nous espérons bien pouvoir l’année prochaine, si les étapes du projet de ‘La Fabrique’ le permettent, approfondir le contexte du projet en plongeant au cœur des bâtiments qui abriteront, serviront de repère, de rendez-vous, de ‘home’.
Bref ‘La Fabrique’ aura un ‘chez elle’ dont elle pourra vous faire découvrir ses entrailles probablement encore dans ‘leur jus’ industriel mais dont il faudra alors imaginer le potentiel !
A l’année prochaine pour la suite.
Yves Boutry

Que reste-t-il d’un siècle d’intense activité industrielle dans les Hauts-de-Seine ? Une centaine d’établissements encore en place, parmi lesquels plus d’une cinquantaine sont présentés dans cet ouvrage.
Aspect fondamental de l’identité départementale, les témoins des débuts de l’industrie automobile et aéronautique, comme les usines Renault, de Dion-Bouton, Farman, Voisin et bien d’autres, rejoignent dans ce livre largement illustré les industries situées principalement sur les rives du fleuve et dans le Nord du département : de l’alimentation à la parfumerie en passant par la chimie et le cinéma, de nombreux établissements ont acquis une renommée internationale et ont fortement marqué l’histoire industrielle de la France.
Les images recueillies sur le terrain et les recherches effectuées dans les archives par Hélène Jantzen permettent de retrouver dans un paysage en mutation constante, une partie du passé industriel des Hauts-de-Seine.
Direction : Dominique Hervier.
Textes : Hélène Jantzen.
Photographies : Jean-Bernard Vialles.
Cartographie : Pascal Pissot
Images du Patrimoine n°163
© Inventaire général, ADAGP
Edité par l’APPIF et le Conseil général des Hauts-de-Seine, 1997
ISBN 2-905913-18-5

Depuis la création des Etats-Unis il y a plus de deux siècles, le rêve américain, lié aux mythes de la conquête et de l’esprit d’entreprise, est resté vivace, et même lorsqu’il s’agit, comme ici, des vestiges d’une industrialisation à grande échelle, la fascination de la démesure et de l’audace demeure.
Cet ouvrage, sans être un inventaire exhaustif de toutes les richesses du patrimoine industriel américain, est un impressionnant voyage à travers les Etats-Unis, des moulins à eau de la Nouvelle-Angleterre aux énormes complexes sidérurgiques de Pennsylvanie et aux usines automobiles de Detroit, en passant par les gisements miniers de l’Alaska et les équipements portuaires de Buffalo ou New York. Jamais comme dans ces gigantesques constructions l’affirmation de la puissance industrielle américaine ne fut aussi visible.
Aujourd’hui qu’un grand nombre de ces bâtiments sont à l’abandon, se pose la question de leur préservation et de leur réhabilitation. Les Etats-Unis sont aussi un pays où l’immensité des distances à parcourir posa des problèmes particuliers aux ingénieurs et aux industriels. De ce fait, les moyens de communication (ponts, canaux, chemins de fer et installations portuaires) occupent une place à part dans l’imaginaire américain et le lecteur découvrira un étonnant catalogue de ponts de différentes époques et de gares de légende.
Les entrepôts, les silos, les bâtiments industriels furent également pour les architectes américains, dont le célèbre Albert Kahn, l’occasion de trouver des solutions à la fois fonctionnelles et porteuses d’une nouvelle esthétique à des contraintes d’une ampleur unique alors au monde. Grâce aux photographies du service de l’Inventaire américain et aux campagnes photographiques de quatre artistes professionnels (Joseph Elliott, Jet Lowe, Sandy Noyes et Gerald Weinstein), cet ouvrage offre une lecture différente de l’histoire américaine de ces trois derniers siècles, et nous renvoie, par un effet de miroir grossissant, à la question du devenir des bâtiments industriels européens.

Le patrimoine industriel semble sorti de l’indifférence où il a longtemps été cantonné en France. L’intérêt du public se focalise désormais sur cette architecture singulière, porteuse d’une histoire et d’une mémoire sociale fortes, inscrite dans un espace spécifique. Les interrogations sont nombreuses : peut-on conserver in extenso ces bâtiments ? Doit-on les modifier ? Comment ? Quels usages faut-il leur donner ? La problématique du patrimoine industriel se pose avec force à l’occasion des réhabilitations qui se multiplient en France.
Pour un pays comme le nôtre qui a accompli sa première révolution industrielle dans le deuxième quart du XIXe siècle, ce patrimoine est aujourd’hui un enjeu culturel pour diverses raisons. Architecturales d’abord, certains édifices sont des réussites majeures dans ce domaine. Sociales ensuite, car tout un pan de l’histoire de notre société est inscrit dans ces mines, dans ces murs et ces machines. Spatiales aussi, parce que certains aménagements industriels ont marqué durablement les paysages. Techniques enfin, puisque les innovations d’autrefois sont encore à l’œuvre et restent des activités rentables. L’usine Menier à Noisiel, le barrage de Génissiat dans l’Ain, la soufflerie de Meudon, le familistère Godin à Guise ou encore la verrerie de Passavant-La Rochère ; ces sites, et bien d’autres, conjuguent l’une ou l’autre de ces caractéristiques, sinon plusieurs.
Si la reconversion de ce patrimoine se présente comme un défi, ce dernier n’est pas insurmontable. Il s’agit de conserver les témoignages les plus significatifs des deux siècles passés sans bien sûr transformer en mémoriaux ces bâtiments affectés à la production
Cher(e)s ami(e)s,
En cette période de vœux, j’ai le plaisir de vous adresser ce petit mot pour vous exprimer à tous mes souhaits de réussites pour la nouvelle année 2008.
L’année écoulée aura été active pour notre association. Outre le succès des Journées du Patrimoines Européennes, il convient de mentionner notre contribution à la revue Archéologie Industrielle de France, éditée par le CILAC, et notre participation à l’exposition, animée par les Amis de Meudon, en juin 2007. Il me faut rappeler aussi les avancées du projet associatif et la signature de nouveaux partenariats.
L’association La Fabrique s’est aussi donné les moyens de consolider son empreinte en développant ses moyens de communications et en agrandissant son équipe de permanents. Nous présenterons, d’ailleurs une partie de ces nouveaux moyens, lors du pot des adhérents le 31 décembre 2008.
Je terminerai en remerciant très sincèrement tous les adhérents qui ont donné de leur temps en 2007 pour faire vivre l’association La Fabrique. Connaissant bien leurs emplois du temps surchargés, je suis toujours agréablement surpris de l’excellent taux de présence à nos réunions. De quoi remonter le moral du Président quand il s’interroge parfois sur la difficulté à conduire autant de projets en s’appuyant sur le seul bénévolat heureusement très efficace des uns et des autres…
A bientôt et à nouveau très bonne année 2008 à tous !
Antoine Monnet
Président
Après avoir participé au N°50 de la revue AIF, l’association La Fabrique est présente dans la lettre du CILAC (Comité d’information et de liaison pour l’archéologie, l’étude et la mise en valeur du patrimoine industriel).
Info-Cilac : la lettre 111 est en ligne.
CILAC : le site du patrimoine industriel - 23-01-2008

© CILAC : le site du patrimoine industriel
Le CILAC est un réseau de compétences qui représente plus de 500 membres. Association, fondée en 1978, elle est issue de la convergence de différents milieux et courants proches de la recherche universitaire et du monde de la muséologie.
Réparti dans toutes les régions françaises et dans les départements et Territoires d’outre-mer, ce réseau est constitué d’historiens, de chercheurs, d’architectes, d’ingénieurs, de chefs d’entreprises, de professionnels du patrimoine, de musées et d’écomusées industriels ou techniques, d’associations régionales ou locales en charge de sites et d’un grand nombres de personnes physiques intéressées à titre individuel par le patrimoine industriel. Pour les membres de ce réseau, le CILAC est tout naturellement reconnu comme le défenseur de sites menacés et amené quotidiennement à être le lieu d’expression d’une certaine idée du patrimoine industriel.
Des exemplaires de la revue AIF N°50 sont en vente dans les locaux de notre association.
Pour tout renseignement nous contacter
13 route de Vaugirard
92190 MEUDON
01 46 26 67 28

La Fabrique n’est pas située n’importe où. Elle est dans une ancienne usine, au bord de la Seine, en face de l’île Seguin, à Meudon, à deux pas de la Manufacture de Sèvres. Son passé lui apporte une richesse, un sens. Par ses liens étroits avec la vie locale, elle est destinée à participer à la dynamique de ce coin de banlieue, et à contribuer à en faire un pôle culturel ambitieux.
Le rôle de l’atelier Culture est de réfléchir au devenir du lieu. Depuis un an, nous nous rencontrons irrégulièrement pour en discuter autour d’un verre. Le groupe a grandi au fil du temps jusqu’à réunir une vingtaine d’adhérents. Ils y ont apporté leur sensibilité, leurs expériences, parfois de responsables comme Bruno Mauguil (directeur de Musiques Tangentes), Christine Ray (présidente des Artistes à Meudon) ou André Rouillé (directeur de paris-art.com). Certains sont plasticiens ou musiciens, enseignant parfois ces disciplines. D’autres sont de simples amateurs. Les rencontres y sont passionnées, désordonnées, passionnantes.
On y discute de tout, depuis les principes qui doivent inspirer le futur centre jusqu’à l’équipement du foyer qui réunira les artistes et les personnels de La Fabrique ou la fabrication d’un studio insonorisé. Dans la vision qui émerge, La Fabrique propose au public des expositions d’art plastique, des concerts, des animations dans sa brasserie, du théâtre, du cinéma, de la danse, etc. Elle est un lieu de vie pour des artistes avec des ateliers et des studios de répétition musicale.
Un rôle essentiel de La Fabrique est de faire découvrir de nouveaux artistes. Cela se fait évidemment en les programmant dans des expositions ou des spectacles, et en leur ouvrant des studios. Cela se fait aussi par des « artistes résidents », sélectionnés sur projet, qui participent à la vie de La Fabrique ainsi qu’à la vie locale. La Fabrique accompagne leurs travaux, les aide à les diffuser.
La Fabrique est un lieu vivant, contradictoire de création d’art contemporain, avec à la fois une exigence de qualité et d’innovation et un parti pris de recherche de nouveaux talents. Bien sûr, le groupe Culture est une fabrique de rêves, mais nous avons essayé de toujours garder à l’esprit que ce rêve devait devenir réalité, que La Fabrique devait devenir une vraie entreprise, dans ses murs, avec des employés, des « clients », des comptes équilibrés.
Notre projet mérite-t-il de concentrer toute l’énergie des membres l’association ?
A-t-il une chance de convaincre les décideurs publics et privés ?
Nous en sommes convaincus.
A vous de le dire !
Serge Abiteboul et Chrystel Monnet

La lettre de l’association la Fabrique est disponible sur le site internet. Les membres du bureau, les référents des ateliers et les adhérents sont heureux de vous la présenter.
Au sommaire, vous trouverez:
- La présentation du projet biennal de recueil des mémoires soutenu par le Conseil Régional d’Ile de France;
- Les avancées du projet associatif;
- Un très bel article d’Yves Boutry sur les Journées du Patrimoine de septembre 2007;
- Une interview du Maire de Meudon, Hervé Marseille, réalisée par des étudiants de l’Université Paris III Sorbonne;
- En tribune libre: un article, de notre adhérente Jacqueline Falconnet-Seris, sur l’ancienne verrerie du Bas-Meudon;
- et bien d’autres choses encore…
Surveillez vos boites aux lettres, le I-Fabrique n°3 est déjà en route…
La i-Fabrique N°3
Lettre de l’association La Fabrique
Directeur de publication :
Antoine Monnet
Maquette et mise en page :
Olivier Ménégol
Secrétariat de rédaction :
Serge Abiteboul, Ibtissem Akremi
Coordination :
Ibtissem Akremi, Cloé Chauvin
Ont participé à ce numéro :
Serge Abiteboul, Yves Boutry, Jacqueline Falconnet-Seris, Gilles Fiant, Yann Fradin, Antoine Monnet, Ibtissem Akremi.

Face à la «fabrique Gaupillat», il se trouve entre la route de Vaugirard (RD7) et la Seine un lieu qui pourrait passer aujourd’hui inaperçu, du fait de son délaissement manifeste, à l’exception, bien sûr, des promeneurs du chemin de halage qui pourraient s’intriguer soudainement de cet espace pavé relié au fleuve par une rampe en pente douce.
Pourtant, ce lieu dit autrefois le «port au sable» ou encore dénommé «port de Meudon» a une histoire importante pour le Val-de-Seine de par ses activités fluviales passées significatives:
- petit port de commerce pour les industries environnantes,
- embarcadère pour les passagers des bateaux bus allant jusqu’à la capitale, dont le trafic fut important jusque dans les années 20,
- lieu festif et ludique avec l’organisation annuelle de joutes fluviales intercommunales sur ce bras de la Seine, attestées durant plus d’un siècle.
L’activité commerciale n’étant plus d’actualité, le transport des passagers via le bateau bus n’étant toujours pas au programme dans ce secteur de la Seine, la tradition des joutes nautiques ayant disparu; il serait peut être intéressant de redonner à ce lieu emblématique, au cœur d’un quartier en pleine mutation, une nouvelle vie, ce qui justifierait d’autant plus l’appellation de «Meudon-sur-Seine» du site environnant.
Afin que cet élément urbain, aujourd’hui à la dérive, retrouve une importance significative et permette à la ville de retisser un véritable lien avec le fleuve, la mise en valeur architecturale et paysagère comme espace public actif, relié au futur projet de la «Fabrique» dont la façade principale viendrait participer au cadrage de la scène de ce «théâtre urbain de plein air».
Ce lieu serait à considérer un peu comme le «parvis» ou plutôt l’avant scène des projets événementiels de la «Fabrique». Des activités culturelles telles que des concerts, du théâtre de plein air ou bien ludiques comme des jeux pour les plus jeunes, voir la réhabilitation des joutes nautiques, pourrait être un support aux projets qui redonneront un sens à ce lieu, d’autant plus qu’il s’adresse aux habitants du quartier mais aussi à une population plus large par sa connexion avec les divers réseaux de transports urbains comme le tram T2, la piste cyclable, le sentier piétonnier du chemin de halage et pourquoi pas le bateau bus?
En conclusion, la place Bergeyre peut être considérée comme un lieu de rencontre et de ralliement de par sa situation privilégiée au sein du cadre urbain et paysager du Val-de-Seine et qui mériterait d’être réhabilité à la fois par son rapport avec la «fabrique Gaupillat» et par son insertion dans le parcours paysager de la rive de Seine au bas Meudon.
Gilles Fiant
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