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La Fabrique

association loi de 1901

Archive janvier, 2008

La Buanderie Ferrari à Clamart

 

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La Buanderie Ferrari a été construite en 1892 par Prosper Brobin pour assurer l’entretien du linge de l’hospice Ferrari et de l’orphelinat Saint-Philippe de Meudon. On y lavait jusqu’à une tonne de linge par jour, au rez-de-chaussée. Le séchage et le repassage se faisaient aux premier et deuxième étages.

Avec ses façades de brique polychrome et à poutraison, supports et charpente métalliques, c’est un bel exemple d’architecture rationaliste de la fin du 19e siècle. La Buanderie a été réhabilitée par la Ville de Clamart en conservant l’enveloppe du bâtiment et en l’ouvrant plus vers l’extérieur. La médiathèque de Clamart s’est installée dans ces locaux rénovés. L’entrée se fait par une cour intérieure pavée, rue du Guet. A visiter !

Serge Abiteboul

3. La seconde usine : La Société d’étampage de précision Gaupillat.

usine-gaupillat.jpgL’ agrandissement de l’usine, édifiée par Marcel Gaupillat, inaugure, en 1928, la création d’une nouvelle société : la Société d’étampage et de précision Gaupillat. C’est Jean Gaupillat qui prend la tête de l’établissement. Ce dernier s’installe dans la partie nouvelle construite de l’usine et la loue à son père, Marcel. Cette nouvelle société se spécialise surtout dans le façonnage à froid des pièces de métal. A l’aide de matrices, on manufacture des pièces de métal afin de leur donner des formes et des dimensions déterminées. C’est ainsi que la fabrique Gaupillat va se mettre à fabriquer des boulons, des tuyaux de robinet ou encore des étuis publicitaires.

En 1934, la passion de Jean Gaupillat pour les voitures de course lui est fatal. Il décède, à l’âge de 43 ans, lors d’une course du Grand Prix automobile de Dieppe.

Marcel Gaupillat reprend les affaires de la Société d’étampage mais, en 1935, il connait un nouveau coup dur. L’entreprise connait des difficultés financières du fait du départ d’un de leurs plus gros clients : la firme Citroën. Les établissements Gaupillat ne s’en remettent pas et sont rachetés par la Société Française des Munitions de Chasse, de Tir et de Guerre, détenue en majorité par les Gévelot.

En 1939, Marcel Gaupillat s’éteint et avec lui le dernier des Gaupillat. Devenues firmes des entreprises Gévelot, les sociétés Marcel Gaupillat et de la Société d’étampage de précision n’en continuent pas moins leurs activités. La Seconde Guerre mondiale éclate et le quartier du Bas-Meudon est épargné jusqu’en 1942.

Durant la guerre des tranchées abris sont construites afin de protéger les productions mais aussi de veiller à d’éventuelles explosions. Les Forces Françaises de l’Intérieure et l’armée Leclerc bombardent le quartier le 3 mars 1942. C’est Renault qui est visé mais malheureusement le quartier subit des dégâts et on décomptera 6 morts. L’armée Leclerc entre dans Meudon le 25 août 1944 et libère la ville.

Les difficultés commencent à la sortie de la guerre. La Société d’étampage se retire du syndicat des professionnels de la forge car les cotisations basées sur le chiffre d’affaires favorisent les entreprises qui travaillent l’acier.

Dans les années 1950, les activités de la Société d’étampage se diversifient et les ateliers du Bas-Meudon produisent des pièces brutes matricées et des produits finis d’usinage comme les robinets pour bouteille de butane. Durant cette période, près de 300 ouvriers sont employés mais les conditions sont difficiles et l’établissement connait de nombreuses grèves.

Les années suivantes sonnent le glas de la Société d’étampage. Dans les années 1990, l’effectif n’est plus que d’une soixantaine d’employés. Sous la pression d’un plan d’urbanisation, datant de 1996, la fabrique du 43 bis route de Vaugirard doit fermer ses portes.

Le 31 décembre 1997, la fabrique cesse définitivement ses activités. Les dernières machines sont déménagées le 30 juin 1998. 160 ans d’histoire des établissements Gaupillat se referment avec elle.

2. La première usine : les établissements Marcel Gaupillat.

111.jpgFondée en 1890, la cartoucherie Marcel Gaupillat a pour siège social Paris. Mais c’est dans le quartier du Bas-Meudon, au 43 bis route de Vaugirard nouvellement édifié, que se fait la production.

Cette usine est l’exemple de construction métallique en fer de la fin du 19ème siècle. Les poteaux et les fermes de treillis sont rivés et supportent les sheds dominés par une cheminée en brique qui n’est plus visible aujourd’hui. L’établissement Marcel Gaupillat fabrique des amorces, des cartouches de chasse, des bouchons de grenade et des détonateurs. Tout comme au temps d’André et de Victor Ernest, la fabrique du 43 bis route de Vaugirard ne dispose pas de poudres. On y produit des capsules et des cartouches vides. Une fois produites les capsules sont transportées, par voiture à cheval, entre le Bas-Meudon et la maison Gaupillat basée à Sèvres. Les déchets de la fabrique suivent le même chemin et sont incinérés dans l’usine des Bruyères.

Marcel et Gabriel, les fondateurs et actionnaires, laissent la direction de la société à un directeur salarié qu’ils logent au 10 route des gardes à Meudon. En 1891, naît le premier fils de Marcel et Anne Gaupillat (née Bouret), Jean Gaupillat. Devenu adulte, Jean Gaupillat laisse cours à sa passion pour les automobiles de luxe et les courses de vitesse. Mais il s’associe aussi à son père et participe à la vie de la cartoucherie.

La fabrique du 43 bis route de Vaugirard connait un second souffle durant la Première Guerre mondiale. Entre 1914 et 1918, l’activité de l’établissement Gaupillat est importante : les productions décollent du fait de ces évènements. La fabrique emploie aussi bien des hommes, des femmes que des enfants.

En 1919, Marcel Gaupillat obtient l’autorisation d’établir une voie étroite Décauville (voies étroites de 40, 50 ou 60 cm) sur laquelle doivent circuler des locomotives et des wagons de petite taille. L’année suivante, il décide d’agrandir l’usine. La façade est prolongée vers l’ouest jusqu’à la ruelle aux Bœufs. Le bâtiment est flanqué d’un second étage en brique.

1. Tout commence au 41…

boite-ronde-ouverte.jpg Le 1er Janvier 1835, André Gaupillat créé sa première entreprise, dans le quartier du Bas-Meudon, en réunissant trois capsuleries : la société Gaupillat, Illig, Guïndorff et Massé s’installe au 41 route de Vaugirard. Après seulement quatre mois d’activités, les riverains, dont fait partie le fameux dramaturge Eugène Scribe, craignent les accidents et réussissent à faire cesser la manutention de poudre et de produits chimiques dangereux. La capsulerie devient l’annexe de la capsulerie des Bruyères de Sèvres. Sur le site des Bruyères, on fabrique la poudre fulminante et on procède au remplissage des capsules. La fabrique du Bas-Meudon est destinée à la fabrication de ces capsules en cuivre. A cette date, la fabrique emploie une centaine d’ouvriers et connait un grand développement.

En 1838, le conseil de la salubrité et la mairie de Meudon constatent que les transformations demandées lors d’une inspection en 1836 n’ont pas été effectuées. Gaupillat est menacé de fermeture. Les travaux sont enfin réalisés en 1839.
En 1844, l’établissement emploie 160 personnes dont 90 hommes (payés 2,50 à 6 francs par jour) et 70 femmes (payées entre 1,30 et 2,50 francs par jour). Les enfants en dessous de 6 ans n’y travaillent pas.

La fabrique dispose alors de 11 métiers à œillets utilisés pour fixer les unes sur les autres des pièces de métal, 22 laminoirs, 38 mécaniques à capsules, un appareil à distiller chauffé à la vapeur, 12 presses à charger les capsules, plusieurs fourneaux, 4 forges, 2 fours, 1 machine à vapeur d’une puissance de 12 chevaux, 3 moulins (à eau, à vent, à manège), 2 chevaux et 2 bœufs.

En 1860, l’activité de Gaupillat, dans le Bas-Meudon, prend de plus en plus d’importance. André Gaupillat va même jusqu’à acheter les terrains mitoyens à la fabrique et installe une nouvelle chaudière et une nouvelle cheminée.

Toujours aussi inquiets, les riverains déposent des plaintes sur le bureau du Maire, décidés à faire fermer l’établissement. Depuis son installation dans le quartier du Bas-Meudon, Gaupillat est en conflit permanent avec les habitants mais parvient toujours à préserver son activité.

Au début de l’année 1870, la capsulerie Gaupillat emploie 65 ouvriers, dont 55 sont occupés à plein temps. Les rapports de la mairie de Meudon signalent que les relations entre ouvriers et dirigeants sont aisés et que la production s’écoule bien.

Les années suivantes sont celles du ralentissement. La capsulerie du 41 route de Vaugirard connaît des difficultés : les ventes sont lentes, les stocks s’écoulent mal et les ouvriers connaissent des périodes de chômage à répétition. Les relations entre les employés et les dirigeants se dégradent.

Dans les années 1880, les Gaupillat, par l’intermédiaire de Victor-Ernest, le fils d’André, créent, avec Jules-Félix Gévelot, la Société Française des Munitions de Chasse, de Tir et de Guerre (SFM) mais perdent, aussi, des contrats dont ceux qui les liaient au Ministère de la Guerre. La fabrique entre en période d’organisation et n’emploie plus que 28 ouvriers. Rien ne va plus et c’est à cette période que Gévelot rachète les parts de la SFM à Gaupillat.

L’année 1888 est celle de la sortie du tunnel : les productions repartent dans l’année. Gaupillat se remet à établir des contrats mais avec le Ministère de la Marine. Ils produisent pour les établissements Hotchkiss et la Société des Forges et Chantiers de la Méditerranée (SFCM).

A la fin du 19ème siècle, le 41 route de Vaugirard est cédé à Gévelot. Marcel Gaupillat, fils de Victor Ernest, préfère se concentrer sur la nouvelle fabrique qu’il a édifié au 43 route de Vaugirard sur les lieux mêmes de la maison familiale…

Le patrimoine matériel et immatériel de la communication des entreprises :3ème séance

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Le patrimoine matériel et immatériel de la communication des entreprises : comment identifier, conserver, transmettre ?

Séminaire proposé par l’université de Savoie (Chambéry), l’Association pour l’histoire des chemins de fer en France (AHICF), la Fondation EDF et l’unité Mémoire et information documentaire de la RATP, avec le soutien de l’Institut des sciences de la communication du CNRS (ISCC)

TROISIÈME SÉANCE

Reçue par l’Espace Electra 6, rue Récamier, 75007 Paris,

M° Sèvres-Babylone

Mercredi 16 janvier 2008, 14 h 30 -17 h 30

Communiquer par le film Avec la participation de messieurs :

* Georges Pessis, ANATEC : « Le film d’entreprise, un patrimoine » et Alain Michel, maître de conférences, université d’Évry – Val d’Essonne : « le patrimoine cinéma et video de Renault, 1950-2005 »

Le séminaire « Le patrimoine matériel et immatériel de la communication des entreprises : comment identifier, conserver, transmettre ? » est le lieu d’échanges d’un réseau de recherche à dimension internationale qui a pour objectifs la définition et l’étude des traces matérielles et immatérielles des activités de communication développées par des entreprises de service public à vocation commerciale, plus particulièrement dans les secteurs de l’énergie et des transports publics.

Il réunit pendant deux ans chercheurs et acteurs concernés autour de l’existence, de la constitution et de la gestion d’un patrimoine de la communication.Ce patrimoine est-il perçu comme tel ? Où trouver ses spécificités quand sa sauvegarde se fait d’abord remarquer par les problèmes techniques que posent la fragilité et la diversité des supports concernés ou les compétences qu’exigent l’identification et l’indexation d’images ? Comment les entreprises assument-elles et assurent-elles la sauvegarde, la conservation, l’enrichissement, le classement, la valorisation de ce patrimoine ? Doivent-elles se doter de l’expertise et des connaissances nécessaires pour assumer la gestion de collections patrimoniales ? Alors qu’il est urgent de mettre à la disposition de tous des collections de créations pour assurer l’articulation entre le patrimoine de la communication et la communication qui prend le patrimoine comme source de création, objet ou support d’un message, comment se répartir les tâches, quel réseau d’équipements culturels, d’associations professionnelles, d’institutions patrimoniales mettre en œuvre afin que le patrimoine de la communication d’entreprise soit constitué, puis accessible et connu ? C’est la question de la place de l’histoire et du patrimoine dans la stratégie et le management des entreprises d’aujourd’hui qui sera le fil conducteur de nos réflexions.

Le séminaire est destiné aux chercheurs de toutes disciplines intéressés par le domaine de la communication des entreprises et par des réflexions sur patrimoine matériel et immatériel, aux acteurs impliqués dans cette communication, tant dans les entreprises que parmi les créateurs et prestataires, ainsi qu’aux professionnels du patrimoine. Entrée libre dans la mesure des places disponibles.

La prochaine séance se tiendra le mercredi 13 février 2008 à Chambéry.

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