Cohérence et communication

 

tampon.jpg

Tout comme le titrait Olivier Ménégol, alors président, dans le I-Fabrique n°2, l’association a vécu une année décisive. Et ce à plusieurs titres. L’association La Fabrique, portée depuis maintenant 4 ans par les membres du bureau et du conseil d’administration, par les permanents et les adhérents, a su faire sa place, grandir et séduire de nouveaux partenaires. Nous comptons aujourd’hui parmi nos soutiens le Conseil Régional d’Ile de France (projet biennal) mais aussi l’association Génériques et la FNASSEM (Fédération Nationale des Associations de Sauvegarde des Sites et Ensembles Monumentaux). D’autres partenariats sont en cours de discussions et de signatures.

Cohérence et communications donc.

Bien entendu, tout cela ne se fait pas en un jour et un gros travail de restructuration a été mené dans les ateliers de l’association.

Le premier d’entre eux à être réorganisé est l’atelier « mémoire industrielle » administré par Bernadette Goldstein. Une forme de diagnostic a été opérée et un « retour aux sources » de l’histoire du site de la Fabrique a été préconisé.

On a vu se créer un comité de pilotage et un secrétariat scientifique chargés de légitimer et de valoriser le travail historique, ethnographique et patrimonial. Ce comité est chargé de fixer les grands axes de recherches et de valider les projets attenants à l’histoire de la fabrique Gaupillat et de l’ancien quartier du Bas-Meudon. Le secrétariat est destiné à les mettre en œuvre. L’association a pris le parti d’inaugurer une nouvelle manière de travailler en alliant les qualités professionnelles des différents intervenants et le travail de passionnés des bénévoles actifs de l’association.

Les apports des adhérents ont été très précieux : Claude et Marie Gaupillat ont permis la présentation de leurs objets personnels lors d’un partenariat avec les Amis de Meudon au mois de Juin 2007… Jacqueline Falconnet-Seris continue de se passionner pour l’histoire de la Verrerie et un comité, à l’image de celui consacré à l’histoire de la fabrique, est à l’étude. Gilles Fiant et Yves Boutry ont, à plusieurs reprises, fait part de leur temps et de leurs connaissances. Les journées du Patrimoine, en septembre 2007, ont été l’occasion de présenter une première partie des recherches entamées en mars 2006 par Lisa Caliste (cf. I-Fabrique 2) et développées par la suite avec l’aide des tous les actifs de l’association.

L’atelier « communication » représenté par Olivier Ménégol a fait l’objet d’une grande réflexion. En effet, comment faire vivre une idée et la diffuser a été la question centrale de l’année 2007 et de ce début 2008. L’association a fait sa place en acquérant une identité, une image… Elle ne tient plus à un logo, grâce au travail impulsé par Olivier Ménégol, Serge Abiteboul et Guy Daroles (webmaster). Nous disposons, aujourd’hui, de documents de communication réellement à l’image de ce que nous souhaitons réaliser. La réflexion s’est surtout portée sur la cohérence de la charte graphique et des documents traitant et explicitant notre projet. On a vu naître un site internet plus fluide, plus accessible et plus représentatif de l’association et des personnes qui la soutiennent. Les dossiers généraux et les « I-Fabrique » ont connu le même destin et l’on peut aujourd’hui compter sur des documents de qualité qui reflètent notre sérieux et notre volonté. L’association commence à devenir incontournable du destin du quartier de Meudon-sur-Seine.

Le projet s’est aussi étoffé et a gagné en maturité. Une maquette de la fabrique Gaupillat réhabilitée, au 1/100ème réalisée par Philippe Nicot, permettra une meilleure compréhension du projet et de son impact sur l’environnement. Ce travail est suivi de près par notre président, Antoine Monnet, et notre vice président Olivier Ménégol.

L’atelier « Culture », brillamment mené par Serge Abiteboul et Chrystel Monnet, a tiré les conclusions de ces dizaines de rencontres et entamé la concrétisation du projet culturel de l’association. Une nouvelle stagiaire, Aude Boursin, en master II médiation culturel à Lille 3, séduite par le projet, nous a rejoints pour une période de 6 mois et développera tout le travail de réflexion mené par les bénévoles de l’atelier « culture ». De nouvelles perspectives s’ouvrent dans ce domaine. Une meilleure cohérence des actions entre l’atelier « culture » et l’atelier « mémoire industrielle » se développe. Nous devons continuer à nouer les partenariats culturels mais aussi affirmer notre image et notre identité. Ambitionnons que le travail d’Aude nous amène vers de nouveaux succès et de nouvelles réalisations.

Le travail des ateliers « montage financier et juridique » et « insertion et emploi » a conduit à la réalisation d’un nouvel argumentaire politique de la Fabrique. Yann Fradin, secrétaire général, et Antoine Monnet, président, ont su développer la matière nécessaire pour étoffer le projet politique de l’association. Aujourd’hui nous pouvons compter sur un dossier général convaincant et séduisant. Le projet que l’on disait « utopique » ne l’est plus.

Les réunions de travail avec la SEMADS nous conduisent à toucher du doigt le beau concept que nous portons. L’intégration du projet associatif comme un véritable projet de ville a fait son chemin et a su convaincre et faire de plus en plus d’émules.

Toutes ces avancées demandent du temps et des ressources, et qu’une association comme la notre y soit arrivée en l’espace de 9 mois tient du miracle. Cependant, déclarer cela ne serait pas faire honneur au travail des dizaines d’actifs qui ont su prendre sur eux et œuvrer en équipe :

- Les membres du bureau, Antoine Monnet, Olivier Ménégol, Yann Fradin et Isabelle Carré ont toujours su clarifier le projet et ont su le porter à son magnifique niveau actuel.

- Il est nécessaire de rappeler le rôle central de Cloé Chauvin, chargée des relations publiques et de la gestion administrative. Son intérêt pour le projet, son contact avec les adhérents et les différents partenaires ainsi que sa motivation ont été un moteur pour nous tous.

- Il est tout aussi utile de noter l’excellence des référents des différents ateliers. Tous sont bénévoles et ils ont su considérer leurs rôles avec sérieux et entrain.

- Enfin, il ne faut pas oublier les adhérents qui continuent à nous faire confiance et deviennent de plus en plus nombreux à faire vivre cette belle idée qu’est la Fabrique.

Aujourd’hui, l’association est cohérente et communique.

Aujourd’hui, l’association peut se targuer de faire travailler ensemble bénévoles et professionnels. Elle est une structure en développement qui a pour objectif d’intégrer les murs de la Fabrique, sauvegardée et réhabilitée, et de continuer son action.

Un membre de la Fabrique à l’honneur

tampon.jpg
Serge Abiteboul pour le prix EADS – (Informatique), prix créé en 2007
Serge Abiteboul, Directeur de Recherche à l’Institut National de Recherche en Informatique et en
Automatique à Orsay, dirige une équipe sur la gestion de données et de connaissances distribuées.
Il est l’un des informaticiens les plus connus au monde ; les résultats qu’il a obtenus ont profondément
influencé les chercheurs dans ce domaine mais, bien au delà, tous les utilisateurs de ce qu’on appelle
aujourd’hui le web et les bases de données auxquelles il donne accès.
COMMUNIQUÉ de PRESSE
La recherche française en informatique et en mathématiques appliquées récompensée par l’Académie des sciences
La 5e manifestation en l’honneur des lauréats 2007 est organisée par l’INRIA et la Société de Mathématiques Appliquées et Industrielles (Smai) sous le patronage de l’Académie des sciences.
serge-pignol-2-nb-bd.jpg

En ce mois de Février 2008, Serge Abiteboul, administrateur de notre association et référent de l’atelier culture, a reçu le prix EADS-Informatique 2007. Il a été récompensé pour ses travaux en tant que directeur en informatique et en automatique (INRIA - Orsay)

 

Ses travaux et ses résultats ont influencé bon nombre de chercheurs dans le domaine de la théorie et des applications des bases de données.

 

Tous les membres et les intervenants de l’association La Fabrique sont heureux que Serge ait été honoré de la sorte.

 

 

dsc_2403.JPG

Son amour de l’art contemporain et des nouvelles technologies, sont des atouts majeurs dans l’avancée de notre projet.

 

Pot des adhérents: un franc succès

tampon.jpg

Jeudi 31 décembre 2008, une cinquantaine d’entre vous nous ont rejoint pour le pot des adhérents. Voici quelques photos de la soirée.

antoine maquette menegol pot

 

Nous avons découvert la maquette du projet associatif réalisée par Philippe Nicot. Cette maquette a déjà demandé plus de 180 heures de travail. L’environnement n’est pas encore constitué et nous espérons vous le faire découvrir dans les semaines qui viennent. Pour les impatients et les curieux, Philippe Nicot a mis en ligne un blog sur l’avancement de son fabuleux travail.

Les personnes présentes ont pu connaître le détail de notre activité de ces dernières mois et discuter, avec nous, des détails des projets pour l’année 2008.

Nous avons été ravis de constater que l’Association La Fabrique pouvait s’appuyer sur toutes les bonnes volontés et nous comptons encore des arrivées dans les différents ateliers de travail. Nous comptons sur votre présence pour le prochain pot.

13 et 14 mars 08: Colloque Patrimoine scientifique et technique, culture et société

clavier Au cours de la dernière décennie, l’intérêt pour le patrimoine scientifique et technique contemporain a donné lieu à la création d’une mission nationale de sauvegarde et de valorisation qui a permis notamment la mise en place d’un réseau et de programmes sur une grande partie du territoire. En raison du développement de ces opérations patrimoniales dans les universités, les centres de recherche et les entreprises, il est opportun de faire le point sur les actions engagées tant en France qu’à l’étranger. Il est également nécessaire de souligner l’importance de ce patrimoine, à la fois témoin de l’évolution et de l’apport des sciences et des technologies et support incontestable de la culture scientifique et technique dans une société de la connaissance.

De plus, il paraît essentiel de s’interroger sur la notion de patrimoine contemporain dans les valeurs actuelles. Telle est la réflexion que propose le colloque   « Patrimoine scientifique et technique contemporain, culture et société » organisé par le Musée des arts et métiers, qui aura lieu les 13 et 14 mars 2008 au Conservatoire national des arts et métiers à Paris.

Dans cette optique, les séances du colloque auront pour objet de :

  • retracer la tradition patrimoniale dans laquelle la sauvegarde du patrimoine scientifique et technique contemporain s’inscrit,
  • présenter des opérations, programmes et politiques auxquels la prise en compte d’un tel patrimoine a donné naissance dans le contexte français,
  • aborder les questions soulevées par la mémoire des sciences et des techniques aujourd’hui dans une approche transdisciplinaire,
  • déterminer les complémentarités, mais aussi les contradictions, entre patrimoine et innovation dans le monde industriel,
  • établir les spécificités de ce nouveau patrimoine : définition, collecte, conservation et mise en valeur,
  • esquisser un panorama des stratégies à l’égard du patrimoine contemporain dans les musées de sciences et de techniques européens,
  • approfondir les liens entre patrimoine et culture scientifique et technique,
  • explorer l’influence de la dimension patrimoniale des sciences et des technologies sur l’enjeu que celle-ci représente pour la culture et dans les cultures contemporaines.

Autant de thèmes sur lesquels scientifiques, responsables culturels, industriels, et spécialistes des sciences humaines apporteront des éléments d’information et de réflexion en vue d’un débat dans le cadre de ce colloque consacré à l’émergence d’un « nouveau » patrimoine et de nouvelles pratiques culturelles, professionnelles et sociales.

CONTACT
Renseignements et inscription : catherine.cuenca@cnam.fr

Programme du colloque