juillet 23, 2008 à 17:21 · Classé dans Dans la presse, Site, Culture, Patrimoine Industriel, Livres
Un nouveau livre, Les friches industrielles, point d’ancrage de la modernité, vient de paraître sur le thème du patrimoine industriel et sa réhabilitation. Un nouveau support qui témoigne de l’utilité de se concentrer ensemble sur cette question: que faire des friches industrielles?

L’architecture industrielle, ignorée voire méprisée il y a peu de temps encore, se retrouve aujourd’hui au cœur de nombreux enjeux qu’ils soient d’ordres patrimonial, urbanistique, économique. Devenant alors un patrimoine comme les autres, le patrimoine industriel n’en est pas moins hors normes tant par ce qu’il représente aux yeux d’une population cherchant à exprimer sa nostalgie d’un passé perçu aujourd’hui comme glorieux ou à manifester l’ambivalence ressentie vis-à-vis de ce lieu de labeur, que par les coûts induits pour sa sauvegarde et sa valorisation.
Or, ces sites désormais inertes, ces territoires oubliés, offrent des surfaces foncières que les aménageurs et les promoteurs lorgnent aujourd’hui avec un regain d’intérêt. De tels projets questionnent les municipalités, pouvoirs publics à la fois garants du développement
économique prospectif, mais aussi du respect de ces lieux de travail qui ont structuré l’identité de la ville ou du territoire pendant les siècles de l’industrie. Ces projets contemporains d’urbanisation, qui visent une reconversion parfois radicale des espaces, bien souvent en totale amnésie du passé, induisent dès lors plusieurs types d’interrogations
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Format : 14,8 x 21 cm Nb. de pages : 224 pages Illustrations : 3 cahiers
Ouvrage broché ISBN : 2702513182 - 25,00 Euros - 30,44 $
Paris : éd. Lavauzelle, 2006. 214 p. (Histoire, mémoire & patrimoine)
juillet 17, 2008 à 23:37 · Classé dans Dans la presse, Site, Culture, Photos, Agenda, Patrimoine Industriel, Histoire
Dans la série estivale du Parisien “Ils racontent la mémoire industrielle des Hauts-de-Seine“, La Fabrique Gaupillat a eu le plaisir de participer à l’effort du Parisen de raconter un aspect méconnu des Hauts de Seine.

Un lieu de vie pour Meudon-sur-Seine
jeudi 17 juillet 2008 | Le Parisien
LE BAS-MEUDON, berceau industriel du XIX e siècle, a été rebaptisé Meudon-sur-Seine en 1998 dans le cadre de la rénovation du quartier. Depuis 2004, l’association la Fabrique, située à quelques mètres de la friche Gaupillat, sur les bords de Seine, défend son idée de réhabiliter les 7000 m 2 du site Gaupillat pour y créer un « pôle d’animations culturelles, artistiques et sociales ».
« Nous souhaitons exploiter cette construction métallique, préserver la cheminée et implanter sur le site des structures qui manquent cruellement au quartier, comme des commerces, un restaurant panoramique et une salle de spectacle », énumère Antoine Monnet.
Ce projet se positionne comme un lien entre deux programmes immobiliers qui structurent déjà le secteur : les bâtiments modernes de Meudon Campus en toile de fond du site Gaupillat sur les ex-terrains Renault, qui occupent 45 000 m 2 de bureaux et 15 000 m 2 d’habitations, et la rénovation du quartier ancien Bas-Meudon.
Le département des Hauts-de-Seine n’a pas toujours été synonyme de tours de bureaux high-tech et de cadres supérieurs. Jusqu’à une époque récente, le territoire était un véritable pôle industriel. Une histoire que les acteurs de cette épopée ouvrière, ou ceux qui souhaitent la faire revivre, nous racontent.
Aujourd’hui, Gaupillat, à Meudon.
RIEN ne laisse présager que cette bâtisse abandonnée de 5 000 m 2 aux fenêtres murées, située au 43 bis, route de Vaugirard à Meudon, abritait dans le courant du XX e siècle l’une des usines les plus marquantes du département.
24 heures sur 24
« Gaupillat, qui a fermé ses portes en 1997, est le dernier témoin du passé industriel de Meudon, soutient Antoine Monnet, président de l’association la Fabrique*, forte de ses 160 adhérents qui se battent pour la réhabilitation du lieu. A Meudon, poursuit-il, chez Gaupillat, les ouvriers fabriquaient des cartouches et des douilles vides qui étaient ensuite transférées à Sèvres, sur le site des Bruyères, où elles étaient remplies de poudre fulminante. Tous les transports s’organisent alors par voie fluviale. Les barges déchargent les matériaux et chargent les cartouches vides directement sur le quai. » En 1844, l’établissement emploie 160 personnes, payées entre 1,30 et 6 F par jour. Les enfants y travaillent également, à condition qu’ils aient plus de 6 ans. « Comme de nombreux patrons de cette époque, Gaupillat est paternaliste avec ses ouvriers, souligne le président de la Fabrique. C’est l’un des premiers industriels à obliger les enfants à aller à l’école une heure par semaine. »
Mais dans les ateliers d’emboutissage, de polissage et d’étampage, les conditions de travail sont difficiles et l’usine fonctionne 24 heures sur 24. « Il n’est pas rare qu’il y ait des doigts coupés, des mains arrachées. » Dans les années 1950, l’établissement connaît d’ailleurs de nombreuses grèves. A partir des années 1960, les activités périclitent progressivement, jusqu’à la fermeture définitive du site à l’aube des années 2000.
* Association la Fabrique 13, route de Vaugirard, 92190 Meudon, tél. 01.46.26.67.28.
la fabrique le parisien 170708
juillet 13, 2008 à 19:46 · Classé dans Culture
L’éditorial d’André Rouillé du numéro 244 de Paris-art.com nous interpelle :
Une évidence s’impose chaque jour plus nettement. La culture en général, et l’art contemporain en particulier, sont en train de sombrer dans un aveuglement au monde. C’est-à-dire de perdre leur raison d’être. Cette proposition sans doute alarmiste n’est pas dictée par une quelconque nostalgie, ni par un désir rétrograde de retourner aux temps pas si éloignés où l’art devançait le cours du monde, où il en préfigurait les grands mouvements. Il n’est évidemment pas question de restaurer les pratiques artistiques séculaires. Non, c’est à l’inverse la sensation que l’art est en retard sur le monde qui suscite cette idée qu’il serait devenu aveugle à ses bouleversements…. La suite et l’article en entier sur Paris-art.com