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Le 25 janvier 2010, la France a officiellement déposé la candidature du bassin minier du Nord/Pas-de-Calais à l’inscription au Patrimoine mondial de l’Humanité de l’Unesco.
Il a été remis par Catherine Colonna, ambassadeur auprès de l’Unesco.Le ministre de la Culture et de la communication, Frédéric Mitterrand, a salué une candidature “exceptionnelle par son sujet et son ampleur, qui, en outre, est portée avec passion et émotion par toute une région”.Cette candidature, présentée par la France dans la catégorie “patrimoine culturel évolutif”, regroupe des vestiges de l’outil industriel mais également des églises, écoles, dispensaires, monuments commémoratifs, gares et corons.L’Unesco devrait annoncer son choix à la mi-2011
Jusqu’à fin janvier, le Conseil régional d’Ile-de-France présente sur ses murs du boulevard des Invalides à Paris une exposition intitulée « Trois siècles d’architecture industrielle en Île-de-France ». Des Grands Moulins de Pantin à la Chocolaterie Menier… La Région propose, grâce à son service Patrimoines et inventaire, de poser un autre regard sur ces édifices industriels du passé.
En savoir plus et voir une sélection de photos : http://www.iledefrance.fr/galerie-dimages/culture/trois-siecles-darchitecture-industrielle-en-ile-de-france
Les villes de Lille et de Lomme se sont engagées depuis une dizaine d’années dans la reconquête urbaine de friches industrielles regroupées autour de la Haute-Deûle, une rivière canalisée.

Le projet prend appui sur la reconversion de deux anciennes filatures, Le Blan et Lafont, en pôle d’activités dédié aux TIC. Il engage une nouvelle dynamique urbaine sur un premier secteur opérationnel de 25 hectares, caractérisé par un bâti compact et économe, des espaces publics importants et assurant des fonctions écologiques. Le projet concilie la valorisation du passé industriel du site à des exigences environnementales poussées, sur les bâtiments comme dans les espaces publics.
Un document PDF et une video
http://www.euratechnologies.com/docs/BrochureLafon.pdf
http://www.lemoniteur.fr/191-territoire/article/actualite/695130-lille-lomme-un-ecoquartier-autour-d-un-ancien-canal-industriel
La crue centennale de la Seine qui eut lieu au courant du mois de janvier 1910 n’épargna pas le Bas Meudon.
Marquant fortement les esprits des contemporains, cet événement subsiste encore dans la mémoire collective, notamment par l’abondance des nombreuses cartes postales qui furent éditées pour immortaliser l’inondation. Les immeubles des quartiers du Bas-Meudon sont évacués à l’aide de bateaux de génie, et de bachots (petits bacs) de pêche et de promenade, ainsi que de bateaux-lavoirs. Il est fait appel aux militaires (image ci-dessus) pour secourir les sinistrés.

Au Bas-Meudon les inondations de la fabrique Gaupillat et de La Cristallerie a entraîné leur fermeture pendant plusieurs jours, mettant au chômage plusieurs centaines d’ouvriers.
Située dans la zone inondable, on peut remarquer que le sol du niveau bas de l’usine Gaupillat fut, après 1918, surélevé en prévision et par rapport à la côte maximale de la crue afin de préserver les machines et l’outil de travail des inondations. Cette particularité constructive demeurant, est intégrée au programme de réhabilitation de la Fabrique.
Pour en savoir plus sur cet événement, plusieurs sites internet et expositions sont à voir à Paris et dans les Hauts de Seine.
http://www.inondation1910.paris.fr
http://www.vallee-culture.fr/culture/exposition-92-musee-expositions-sortie-92/crue-exposition-portfolio
Le Bassin minier sera-t-il le dossier retenu par la France pour être présenté à l’Unesco sur la liste du patrimoine mondial ? On l’espère…

L’année 2009 a été la dernière année pour finaliser le dossier pour la candidature du bassin minier au patrimoine mondial de l’Unesco.Cette candidature a été déposée dans la catégorie de “paysage culturel évolutif”. Ainsi le patrimoine du bassin minier avec notamment des cités minières, des chevalements, des terrils… a été soigneusement répertorié par la Mission bassin minier et l’association bassin minier uni pour la candidature (BMU). Ce dossier de candidature ficelé, a ensuite été déposé auprès du gouvernement français, qui n’en choisit qu’un parmi une trentaine qu’il reçoit. Cette décision sera prise au cours de ce mois de janvier . C’est ensuite l’État français qui remettra le dossier choisi au comité du patrimoine mondial de l’UNESCO. Et si le dossier est déposé, l’UNESCO aura 18 mois pour envoyer ses experts, afin d’analyser et de statuer sur cette candidature.
www.bmu.fr
Site de l’association Bassin minier Unesco

Des échafaudages masquent la façade, le mur nord n’est plus qu’un désolant mélange de verre brisé et de poutrelles tordues. De la petite route au cœur de la forêt de Meudon, le hangar Y évoque davantage le squelette métallique d’un dinosaure que le bâtiment stratégique de 1 500 m 2 qu’il était voilà cent trente ans.
Commencée il y a dix ans, la guérison s’annonce longue. Après la toiture, c’est au tour des murs et de la charpente en acier d’être rénovés. Ce chantier d’environ 1,5 million d’euros, entièrement financé par le plan de relance et commencé à l’été 2009, est censé durer un an. Il restera ensuite à s’occuper de la façade nord et du sol, mais ces travaux dépendront des
fonds que le ministère de la Culture pourra débloquer.
« Je côtoie ce bâtiment depuis vingt ans. Je suis toujours frappé par la présence historique. On sent que l’histoire avec un grand H s’est écrite ici», lâche Francis Villadier en contemplant une nouvelle fois l’architecture dépouillée du XIX e siècle. Incollable sur le passé du site, cet amoureux du hangar Y est conservateur en chef du patrimoine et responsable du musée de Meudon. En 1878, le hangar construit par Dedion, un élève d’Eiffel, abritait la galerie des machines lors de l’Exposition universelle de Paris avant de déménager à Meudon. Il passe alors sous contrôle militaire, hérite du code Y et devient un centre de recherche militaire sur les armes nouvelles, en particulier les ballons. A la tête de la nouvelle unité d’aérostiers, le
capitaine Renard, un jeune officier, peaufine les techniques et le matériel, innove. En 1884, « la France », un dirigeable, sort du hangar pour un vol en circuit fermé historique. Pour la première fois, l’homme parvient à diriger un véhicule dans les airs.
Un centre équestre ou un musée ?
Le hangar Y sert ensuite aux prémices de l’aviation, puis, reconverti en réserve du musée de l’Air après 1945, il tombe peu à peu en désuétude. Il faut attendre 2000 pour que le bâtiment soit enfin classé monument historique. Depuis, le lieu a servi de décor au cinéma, dans « Un long dimanche de fiançailles », de Jeunet, pour la scène où un dirigeable militaire explose.
« Nous le conservons à l’identique », assure Daniel Lefèvre, architecte aux Monuments historiques, chargé de suivre le chantier de rénovation. « On utilise les techniques de l’époque pour le restaurer. » Un point reste en suspens cependant : à quoi servira le hangar Y une fois retapé ? Des pistes ont été évoquées comme un centre équestre, un lieu dédié à l’art ou au théâtre, un musée de l’aérostation… Aux yeux de Francis Villadier, un mélange de tout cela serait possible, voire souhaitable : « Il y a suffisamment de place. Il faudrait quand même garder un lien avec son passé historique… »
Le Parisien
Proposition de l’association La Fabrique remise au commissaire enquèteur, M.A.Grandjean,le 16/12/2009, dans le cadre de l’enquête publique sur le projet de plan local d’urbanisme arrêté par délibération du conseil municipal du 2 juillet 2009.
Dans le cadre de l’enquête publique, l’association La Fabrique apporte sa contribution et sollicite une modification du projet présenté par la Ville de Meudon afin de permettre de conserver la plus grande partie possible de l’ancienne usine pour réaliser ce projet, tout en permettant la réalisation du gymnase, du parc et des logements sociaux sur la partie arrière actuelle de la fabrique Gaupillat.
Voir le texte de l’association
Les abattoirs de Nice
Nous avons La Fabrique à Meudon. D’autres territoires cherchent aussi des lieux à faire revivre. A Nice, il s’agit des anciens abattoirs, construits en 1962, un bâtiment sur deux niveaux, d’une centaine de mètres de long dans un quartier populaire qui se cherche une vie. C’est moins beau que La Fabrique (si on se fie aux photos) mais c’est un peu du passé de Nice qu’on cherche à faire revivre.
C’est le patrimoine au service du développement des territoires !
Qui ? Sophie Duez, une comédienne pleine de talent, femme de gauche engagée, et Christian Estrosi, Maire UMP de Nice et ministre ! Nous ne sommes pas là pour expliquer qu’il n’y a plus de combats politiques, que gauche et droite se sont fondus dans une guimauve de cohabitation. C’est idiot ! Par contre, cela démontre que l’on peut trouver des convergences sur des projets concrets comme celui des abattoirs de Nice ou bien celui de la Fabrique Gaupillat.
Deux articles à lire et deux videos pour en savoir plus : Le Monde, La station, webtvnice, les abattoirs
PS : Sophie et Christian: si vous passez près du Val de Seine, on vous inviterait avec beaucoup de plaisir à dîner pour que vous nous racontiez les abattoirs et pour vous raconter notre projet.


La Fabrique est heureuse de vous souhaiter une très bonne année 2010.
C’est aussi l’époque ou l’on peut espérer que nos rèves les plus fous se réalisent!…
C’est ce que nous vous souhaitons avec en plus la santé et beaucoup d’amour…
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