Un vandalisme délibéré au mépris du Ministère de la Culture
Sans projet défini de réhabilitation du site des Allumettes, ni autorisation de construire, le Toit Angevin (société privée d’HLM)poursuit son œuvre de destruction au mépris de tous : locataires du site, associations et même services de l’Etat sont délibérément mis devant le fait accompli.
Les nouvelles opérations de démolition qui ont démarré lundi se déroulent en dehors de toute concertation dans des conditions particulièrement douteuses : faut-il voir une nouvelle tentative d’intimidation des locataires dans le fait que le propriétaire ne les a pas préalablement informés de l’arrivée des engins sur leur lieu de vie et de travail ? Outre la dangerosité de la situation, les locataires avaient d’autres raisons de s’alarmer : instructions avaient été données de commencer la démolition de locaux figurant pourtant dans leurs baux de location !
Mission d’inspection générale
Alerté de la reprise de démolitions sans justification sur un site bénéficiant de son label “Patrimoine du XXème siècle”, le Ministère de la Culture s’est emparé du dossier. Suite au rapport de Paul Smith, spécialiste du patrimoine technique au niveau national, après sa visite sur site le 12 février, le Ministère a décidé d’une mission d’inspection générale, qui s’est déroulée le 2 mars. La Direction du Toit Angevin et la municipalité de Trélazé étaient prévenues de cette mission. Les démolitions ont donc délibérément redémarré la veille de cette visite d’importance. Précision significative : les engins ne se sont pas attaqués à un bâtiment puis un autre, mais simultanément à l’ensemble des bâtiments destinés à être rasés.
Carences et incohérence
Face au laisser faire de la municipalité de Trélazé et de l’agglomération d’Angers, les associations Sauvegarde de l’Anjou et Rêverie des Allumettes demandent à l’Etat de mettre un point d’arrêt à cette démarche stupide qui, après avoir rasé un tiers du site, prévoit un concours d’architecture sur sa globalité !
Pour une réhabilitation raisonnée et harmonieuse, elles demandent à nouveau que toute intervention et tout projet de reconversion soient désormais justifiés au regard des données patrimoniales et de l’intérêt architectural de ce site d’exception.
http://www.associations-patrimoine.org/article.php?id=971&dossier=11
http://www.chats-et-chatons-en-ville.fr/video/Z9iwGQle2Ow&feature=youtube_gdata
http://www.chats-et-chatons-en-ville.fr/video/Ygkhdrlvh4Q&feature=youtube_gdata
Le Département de Seine-et-Marne et son Service études et développement du patrimoine organisent, en partenariat avec la Région Ile-de-France et son Service patrimoines et inventaire, la première journée de restitution intermédiaire de l’inventaire du patrimoine industriel de la vallée de la Seine.
Cette journée d’étude, ouverte à tous, se déroulera samedi 10 avril 2010.
La matinée (dans l’auditotrium de la Direction des archives, du patrimoine et des musées départementaux à Dammarie-lès-Lys) sera consacrée à la présentation de l’étude et aux premiers résultats de l’inventaire.
L’après midi sera l’occasion de la visite du site de l’ancienne manufacture de papiers peints Leroy de Saint-Fargeau-Ponthierry.
Je vous prie de trouver ci-joint le programme. Les inscriptions se font dans la limite des places disponibles, avant le 7 avril 2010, par fax au 01 64 87 37 10, par téléphone au 01 64 87 37 54 ou par courriel à patricia.valentin-aube@cg77.fr


De la poudrerie nationale d’Angoulème à la cartoucherie Gaupillat de Meudon…le difficile travail de la patrimonialisation et de la mémoire.
Merci à Magali Renard et son blog ”Le Patrimoscope” http://www.lepatrimoscope.com/2010/03/la-poudrerie-nationale-dangouleme.html

La poudrerie nationale d’Angoulême
La Poudrerie nationale d’Angoulême est l’une des quatre manufactures royales qui se sont implantées en Poitou-Charentes, à la faveur du développement de la force militaire française. J’ai eu l’occasion d’étudier ce site gigantesque au cours de mon stage auMusée du Papier d’Angoulême, bien que les informations le concernant soient extrêmement difficile d’accès. En effet, comme il s’agit d’un site autrefois dédié à la production de poudres et explosifs, ses archives sont ultra secrètes!
“La Poudrerie nationale d’Angoulême est l’une des quatre manufactures royales qui se sont implantées en Poitou-Charentes, à la faveur du développement de la force militaire française. J’ai eu l’occasion d’étudier ce site gigantesque au cours de mon stage auMusée du Papier d’Angoulême, bien que les informations le concernant soient extrêmement difficile d’accès. En effet, comme il s’agit d’un site autrefois dédié à la production de poudres et explosifs, ses archives sont ultra secrètes!
La poudrerie a été créée sur ordonnance royale en 1817 en remplacement de celle de Saint-Jean d’Angély, laquelle fut détruite par une explosion un an plus tôt. L’établissement, qui approvisionnait la flotte militaire de Rochefort par voie fluviale, fut installé à l’ouest de la commune d’Angoulême, à l’intérieur de la boucle formée par un méandre de la Charente. La force motrice du fleuve permettait initialement d’actionner 15 moulins à poudre. L’activité réellement “industrielle” débuta en 1826 et le site s’étendit progressivement pour atteindre 200 hectares en 1917. Entre 1827 et 1888, on y produisit de la poudre noire (pour la guerre, la chasse et la mine) puis à partir de 1888 du coton-poudre (nitrate de cellulose).(…)”
“Encore un témoin de l’histoire industrielle amené à disparaître et qui tombera certainement dans l’oubli, au vu du patrimoine difficile à assumer que représente cet ancien lieu de production… “
Du 25 mars au 8 avril 2010, le photographe Thomas Léaud, expose son travail sur la Fabrique Gaupillat de Meudon .
Le lieu : le Ballon Rouge, 13 rue Abel Gance 75013 Paris.
Pour la première fois une exposition photos consacrée à l’usine Gaupillat se tiendra hors notre territoire meudonnais.
Notez la date du vernissage: le 25 mars 2010 à 18h00
Site de Thomas Léaud: http://www.chromatik.net/

Le CILAC – Comité d’information et de liaison pour l’archéologie, l’étude et la mise en valeur du patrimoine industriel – est une association sans but lucratif, fondée en 1979. Première structure française à affirmer que l’industrie entrait dans le champ du patrimoine et méritait une attention particulièrement soutenue, sa mission est de promouvoir, dans notre pays, la protection du patrimoine de l’industrie.
Allez le visitez…en plus un lien sur l’association La Fabrique et la sortie du recueil “Qu’est ce qu’on Fabrique ici?”
http://www.cilac.com/