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samedi 30.10.2010, 05:14 - La Voix du Nord
Dans le cadre des portes ouvertes des ateliers d’artistes, La forge, un lieu artistique …et de découverte a offert au public un panel de photographies, de portraits, de travail autour des usines, des vêtements et des costumes pour le plus grand plaisir de tous.
Chaufferie, maisons d’ouvriers, le travail du métal était bien dans son environnement artistique et architectural. La galerie La Forge est une friche artistique qui oeuvre pour promouvoir l’historique du textile et des usines de Roubaix. Dernièrement, des portes ouvertes ont permis aux visiteurs de découvrir la richesse du patrimoine industriel de cette ville. Les friches reprennent vie à travers le travail artistique. Photographies de Delphine Chenu, portrait à la façon Ghislaine Coulon, installation artistique de Kimberley Creighton, travail autour du vêtement d’Agnès Hardy ou encore images de Marie-Jeanne Neirynck, usines en miniature et bien d’autres créations artistiques : les murs des usines roubaisiennes sont chargés d’histoire. « Un patrimoine industriel qui met en valeur les artistes de la région » estime Olivier Muzellec, président de l’association Non lieu. http://www.non-lieu.fr/
Qu’il a été long le chemin entre le premier atelier textile créé par Charles Duport, de retour de la retraite de Russie sous Napoléon Ie r (voir ci-contre) et la signature du contrat de vente qui, ce matin, permettra de créer un nouveau lotissement de 170 logements, dans le quartier de Burgault !
PAR JEAN-NOËL DEFAUT seclin@lavoixdunord.fr PHOTO ARCHIVES JEAN-PIERRE DELCHAMBRE
jeudi 28.10.2010, 05:16 - La Voix du Nord
C’est par un matin de février 1999 qu’a été détruite la tour Lincrusta, ex-Agache, l’un des derniers témoins du passé textile de Seclin alors que, deux ans auparavant, la cheminée de l’usine avait été mise à bas. Il ne restait plus alors qu’à construire des logements, comme le souhaitait la municipalité d’alors. Cela a pris quelque temps.
Rappelons d’abord que la destruction de la tour avait provoqué quelques remous. En effet, Catherine Madonni, l’architecte du service départemental d’Architecture et du patrimoine, s’y était opposée. « La tour était un témoignage du passé industriel textile de Seclin et une trace visible de l’autoroute que nous voulions conserver dans la silhouette de la ville, d’autant qu’elle rivalisait avec celle de la collégiale », plaidait la spécialiste, qui, un an après, a demandé en vain des sanctions contre la ville de Seclin pour cette démolition, une « atteinte au patrimoine industriel régional » Ce qui n’avait guère ému le maire de l’époque, Jean-Claude Willem. Qui déclarait dans notre édition du 1er février 2000 : « Cette tour était isolée de tout contexte, il n’était pas question qu’elle puisse reprendre une activité quelconque un jour, c’est pourquoi nous n’avons pas jugé utile de la conserver (…) On n’allait pas la restaurer et construire des logements autour, ça n’aurait eu aucun sens ! » La réflexion est plaisante au regard de l’histoire. Car, autre temps, autre moeurs, quand il s’est agi de construire les Jardins du Moulin, dans le centre-ville, on a pris grand soin d’intégrer un bâtiment de l’ancienne huilerie dans le projet architectural !
Ce sera donc sur un espace dépourvu de toute trace historique que vont être édifiés 170 logements. Une opération lancée officiellement ce matin, en présence du maire actuel, Bernard Debreu : le groupe LVMH, propriétaire du site, cédera le terrain au groupe Hainaut Immobilier qui se chargera de construire ce nouveau quartier de Seclin. •
Avec l’aimable collaboration de Gérard Pau.
 
Par Anne Deval-Ostorero
A Romans, l’usine Charles Jourdan du Boulevard Voltaire (l’historique bâtiment de la chaussure de luxe) va être démantelée.
Histoire familiale ,Mémoire ouvrière
A l’International comme en France, Charles Jourdan, ce nom à lui seul a été la fierté de la ville, le fleuron incontesté de la chaussure de luxe de Romans - une époque - celle des “Grands Hommes”.
L’usine à l’abandon depuis 2007 était vouée à la démolition. La Communauté de Communes du Pays de Romans, propriétaire du site, l’avait pressenti. Il est question aujourd’hui d’un “Réaménagement”. Effet de langage… Philippe Dresin, premier adjoint à la ville de Romans, lors d’une conférence de presse de rentrée, a fait entendre qu’un projet immobilier verrait le jour dans les locaux réaménagés. A savoir HOTEL DE STANDING, APPARTEMENTS, COMMERCES. Le projet serait lancé courant 2011 après une “exposition-performance” d’Art Contemporain en signe d’adieu.
Le devenir du tènement Charles Jourdan est ainsi scellé.
Patrimoine industriel L’avenir… c’est le passé !
Ce n’est pas être passéiste que de l’affirmer et le paradoxe sert de lien. Une affaire de résonances. Ensemble nous sommes porteurs d’un enjeu de civilisation et nous ne voulons pas d’un monde absurde sans visage, sans images même si l’ordinaire est le symptôme de la modernité. La résignation est inacceptable.
A Romans comme partout en France le sentiment d’appartenance demeure. La Ville de Romans, forte de son patrimoine, a des atouts inouïs, trésors architecturaux, terroir sans égal.
Le tourisme est notre avenir et la Chaussure, sa mémoire. Elle contribuera longtemps à passionner les visiteurs curieux du passé, de l’histoire et de nos savoir-faire.
Les politiques et les décideurs semblent dépassés et manquent parfois de culture, souvent de vision avant de manquer de moyens.
Exit l’étude de rénovation
On peut regretter que dans un espace de ce grand bâtiment historique, les archives, les collections Charles Jourdan et le futur “vivier de jeunes créateurs” ?… ne trouvent leur place.
Une renaissance patrimoniale qui aurait demandé du souffle
L’usine du Boulevard Voltaire est immense… 5.000 m2. Le site date de 1921. Plus de 1000 personnes travaillaient à l’usine Charles Jourdan dans les années soixante.
Quid de l’histoire de la chaussure de luxe à l’usine Charles Jourdan ? (Les journées du Patrimoine ont montré l’intérêt surprenant du public à cet égard à l’entrée de l’usine).
Il faudrait qu’à Romans l’on admire ce que les architectes auront repensé pour demain - in situ. (A cet égard Wilmote à Marques Avenue fut un pari audacieux dans le cadre des magasins d’usine. Mais nous étions dans le domaine du business pas dans le monde du patrimoine industriel).
Retour à la mémoire à transmettre sans se laisser déposséder d’un tel patrimoine industriel. La farce moderne est sans nul doute plus facile à mettre en place que la mémoire ouvrière… Dans un contexte futuriste et créatif elle aurait eu cependant sa place.
La mémoire de la chaussure de luxe… Charles Jourdan qui a fait la fierté de Romans, (et qui continue !) ici et à l’international, aurait pu avoir demain des échos multiples.
L’empreinte de l’usine Charles Jourdan, affaire familiale, fut un empire dans le monde puis un fiasco Boulevard Voltaire (avant la reprise inespérée du Groupe ROYER). Elle aura laissé une multitude de souvenirs amers mais plus sûrement valorisants dans le coeur des Romanais, des ouvriers et des cadres de la chaussure.
Même si une partie de la façade est conservée, l’image sera effacée du tableau.
L’usine aurait pu révéler une part de son histoire, de la grande histoire du luxe, de la fierté de toute une ville.
Elle aurait pu parler aux visiteurs de ce qu’elle avait été, des grandes années, de la beauté du travail réalisé, de l’élaboration d’un produit… fait à Romans.
La grandeur d’alors et les conditions de travail des uns et des autres auraient pu reprendre “la parole”. Les matériels d’époque s’exposer aux regards multiples, dans les temps à venir.
HOTELS - APPARTEMENTS et COMMERCES remplaceront ces traces… dans la mémoire collective.
Les archives Jourdan sauvegardées… hors les murs
Les Archives Municipales auront jusqu’à 150 m linéaires d’archives (identifiées sur le site Jourdan) destinées aux romanais, plus sûrement… aux historiens.
Eric Olivier DRURE, responsable du service parlait au printemps d’une quantité énorme de documents : “le plus ancien retrouvé date des années 40″.
Le groupe ROYER est intervenu, quant à lui, réunissant certains modèles phares pour constituer un musée de la chaussure Charles Jourdan au Pôle Luxe du même nom à Bourg-de-Péage.
Dans un article du 3 décembre 2009, Philippe DRESIN confiait à L’IMPARTIAL plusieurs scénarios possibles pour l’avenir du TENEMENT JOURDAN.
(…) “Il est loué jusqu’à la fin de cette année 2010 au Groupe Jacques Royer qui a repris l’entreprise JOURDAN. Il se trouve que ce bâtiment va être vidé d’ici la fin de l’année. Nous souhaitons récupérer certaines machines et des outils pour le Musée de la Chaussure”.
(…) “Comme le bâtiment est chargé de symboles et occupe une place stratégique dans Romans, nous avons lancé une étude auprès d’une société qui fait de la rénovation de friches industrielles.
Nous travaillons cependant avec un cabinet d’architecture et d’urbanisme qui réalise une étude sur le tènement même. Trois dynamiques se profilent. La première est touristique avec de l’hôtellerie sur le site. Ensuite de l’habitat avec une vingtaine de logements. Et enfin des bureaux tertiaires plutôt haut de gamme”.
(…) “Le bâtiment sera conservé, à l’exception d’un atelier qui n’est pas en très bon état. Autour d’un patio-espace vert, on aurait une partie hôtel, une autre consacrée aux bureaux, une dernière enfin à l’habitat. L’hôtel serait relié à une piscine par une passerelle. Une variante de ce premier scénario permettrait de doubler la capacité de parking en sous-sol, soit 180 places sur deux niveaux. Des parkings publics et gratuits près du centre-ville, qui seraient donc accessibles aux gens de l’extérieur.
Dans un troisième scénario, il n’y aurait pas de piscine, mais une liaison directe depuis Marques Avenue, avec du parking et des bureaux. Nous travaillons également sur des ouvertures pour aller vers l’ouest et rejoindre directement le Musée de la Chaussure”.
Par Anne Deval-Ostorero

L’édition du samedi 23 octobre 2010 du Parisien (édition Hauts-de-Seine) consacre un article intéressant à la Fabrique Gaupillat.
MEUDON
Des riverains veulent sauver l’usine Gaupillat
ROBERTO CRISTOFOLI | 23.10.2010, 07h00
Ils n’en démordent pas. Les riverains, membres de l’association la Fabrique, souhaitent un autre destin que la démolition pour l’usine Gaupillat, une usine de 4 500 m2 qui abrita tour à tour jusqu’en 1997 la fabrication de cartouches puis le matriçage, l’étampage et l’usinage de laiton. « C’est simple, c’est la dernière usine du Val de Seine, relève le président de la Fabrique, Antoine Monnet.
Elle témoigne d’une activité industrielle foisonnante désormais disparue. Il serait dommage que le lieu termine en supermarché ou quelque chose dans le même genre. » Seul hic pour les défenseurs des lieux, les propriétaires ont déposé un permis de démolir le 7 juillet dernier à la mairie de Meudon et ils comptent bien empocher le montant de la vente « de 4 à 6 M€ » selon les chiffres qui circulent.
Comme le fait remarquer Antoine Monnet, le lieu dispose d’atouts non négligeables : « Le bâtiment est situé à côté d’un port fluvial, de la voie ferrée du tramway T2 et d’une route départementale. Il se trouve entre des immeubles de bureaux contemporains, la maison Huvé classée monument historique et une chapelle réhabilitée. »
Et si l’association n’a évidemment pas le premier euro indispensable au rachat de l’usine, elle ne manque pour autant pas d’idées sur ce qui pourrait être sa destination future : « Ce bâtiment une fois rénové est prédestiné à être un lieu culturel, comportant des salles, un restaurant, en lien avec les projets de l’île Seguin qui aura besoin de satellites. La Fabrique Gaupillat est la seule opportunité de la ville de Meudon de s’inscrire dans la vallée de la culture (NDLR : projet cher à Patrick Devedjian qui souhaite relier et développer des lieux de culture au fil de la Seine), lâche Antoine Monnet. Elle n’est pas seulement un ancien site industriel avec sa cheminée en briques rouges et ses toits en dents de scie, elle constitue aussi une référence de l’identité meudonnaise. » Pour Hervé Marseille, le maire Nouveau Centre de Meudon, le sursis à statuer sur le permis de démolir, qu’il a pris, va permettre d’examiner les choses plus en détail et rien ne pourra se décanter avant septembre 2011 : « J’ai pris des mesures pour qu’on protège la façade et deux toits en dents de scie. Il faut quand même rappeler à tous que cette usine Gaupillat est un bien privé qui appartient à des héritiers, en indivision de surcroît. »
Quant à l’architecte des Bâtiments de France, il aurait émis également des réserves. Peut-être un espoir pour la survie de cet élément de patrimoine industriel…
Au delà de notre détermination à sauvegarder ce patrimoine industriel, nous apprenons donc que M.Hervé Marseille, maire de Meudon a décidé de prendre un «sursis à statuer sur le permis de démolir,pour permettre d’examiner les choses plus en détail et rien ne pourra se décanter avant septembre 2011 : « J’ai pris des mesures pour qu’on protège la façade et deux toits en dents de scie.»
“Le sursis à statuer permet à l’administration d’éviter d’accorder une autorisation qui aurait dû normalement être accordée au regard des textes applicables au jour de la décision. Il faut donc prévaloir un document d’urbanisme en cours d’élaboration ou une opération encore à l’état de projet sur une réglementation régulièrement approuvée et normalement opposable aux tiers. Cette possibilité est donc enserrée dans des conditions de temps strictement définis: Elle ne peut être utilisée que dans une période de temps limitée et la validité d’une telle décision ne peut être que limitée dans le temps .”
De plus l’article laisse supposer que l’ Architecte des Bâtiments de France aurait émis un avis défavorable à la démolition.
Deux nouvelles qui vont dans le bon sens mais ne doivent pas nous endormir!
La réactivité et la mobilisation de notre association a été exemplaire .
Le conseil d’administration de La Fabrique tient à remercier les adhérent(e)s et sympathisant(e)s qui ont su se mobiliser par une activité associative intense ou par la signature de la pétition.
Il est à noter que ce soutien dépasse tous les clivages politiciens et brasse l’éventail politique le plus large. Celà démontre une fois de plus que la sauvegarde de la Fabrique Gaupillat n’est pas le combat de l’un contre l’autre, mais au contraire, la réunion de nombreux citoyens de différents horizons pour la défense d’une même cause!
La maitrise d’usage ne nous permet pas de dessiner le projet, de prendre les décisions ou se substituer aux autres acteurs, mais notre force et notre volonté nous permettent de formuler,formaliser,concrétiser, sur un temps long, nos attentes, nos rêves, ou nos refus.
Merci à tou(te)s pour votre mobilisation.
ON CONTINUE !!!!
Pétition à signer dans l’article précédent .
La fabrique Gaupillat, au 43 bis route de Vaugirard à Meudon, est le dernier bâtiment industriel du Val de Seine. Construite à la fin du 19ème siècle, elle constitue un exemple d’architecture industrielle avec sa cheminée, ses sheds, ses poutres métalliques et sa façade en briques.
Durant 160 ans, les ateliers d’étampages ont rythmé la vie du Bas-Meudon, face à l’emblématique Ile Seguin.
Depuis 2005, l’association La Fabrique s’est créée pour sauvegarder et mettre en valeur ce bâtiment unique.
L’ancienne usine Gaupillat est aujourd’hui menacée de destruction.
Monsieur le Maire de Meudon, Monsieur le Ministre de la Culture : sauvez la fabrique Gaupillat !
pétition à signer ici

A l’heure ou la Fabrique Gaupillat est menacée de démolition, un autre lieu emblématique du quartier, la chapelle Notre Dame de l’Annonciation, est en cours de renaissance et de rénovation.
Le patrimoine religieux serait-il plus facilement protégé que le patrimoine industriel?
Ces deux lieux font partie intégrante de l’histoire, de la mémoire du quartier et se doivent d’être respectés et sauvegardés.
Après avoir été en “sommeil” depuis la fin des années 90 la chapelle Notre Dame de l’Annonciation située au 5 rue `Hélène Loiret a proximité de la station `T2 Meudon sur Seine ,a réouvert ses portes au public le 8 Octobre a l’occasion d’une bénédiction donnée par Mgr DaucourtÉvêque de Nanterre.
La chapelle a été construite en 1906 sur le modèle de Notre Dame du Travail à Paris dans le 14eme. Un des rares exemples d’un lieu de culte en briques et charpente métallique. Elle eu une activité florissante et servit notamment de refuge aux inondés du quartier lors de la crue de 1910, qui l’avaient renommée Notre Dame de la Mouïse….
La chapelle se transforme pour devenir :”la maison de la parole ” .Ce sera un endroit pour accueillir au moment du déjeuner les personnes qui vivent ,travaillent ou passent par ce quartier .Cela sera aussi un endroit de prière et aussi un lieu d’expositions .Comme l’a indiqué Mgr Daucourt c’est l’occasion de nouer un dialogue avec des artistes pas forcement chrétiens en recherche de sens .La chapelle va faire l’objet de transformations qui sont présentées sur le site de la maison de la parole . lamaisondelaparole.org.
La fin de travaux et l’ouverture de la maison de la parole aura lieu durant la première partie de 2011 .
En attendant deux artistes Hugues et Nathalie Rochette http://www.nathaliehughes.com/ ont réalisées une œuvre pour signifier le renouveau de la chapelle qui s’intitule “Qu’est ce qui cloche Paul ?”car elle redonne “vie” au carillon de la chapelle et orne le dessus du porche d’une œuvre lumineuse.

Une demande de permis de démolir a été déposée le 07/07/2010 pour la démolition totale de la Fabrique Gaupillat, par l’indivision Ader, propriétaire du terrain.
Aujourd’hui l’autorisation n’a pas toujours pas été délivrée par la ville de Meudon, mais les palissades de chantier commencent à encercler le bâtiment et nous devons nous tenir prêts.
Le soutien et l’engagement de chacun(e) devient essentiel pour ne pas laisser démolir la dernière usine du Val de Seine, la dernière mémoire encore debout!..

Michel Cantal-Dupart,urbaniste architecte, professeur émérite au Conservatoire National des Arts et Métiers, membre du conseil scientifique de l’Atelier international du Grand Paris rejoint le comité de parrainage de notre association.
Que ce soit pour le Grand Paris ou pour ses autres missions, il a su conserver un esprit de “rébellion” car selon lui “l’urbaniste accompagne une société qui évolue et essaie de précéder les évolutions“.
Parions que ce nouveau “renfort” nous permettra de franchir les dernières étapes, et nous aidera à convaincre les derniers sceptiques!
• Restituer au patrimoine industriel sa dimension humaine
Poitou-Charentes était, en 2007, la première région française à avoir achevé l’inventaire du patrimoine industriel sur l’ensemble de son territoire, au terme d’une enquête de vingt ans ayant concerné 988 usines de fabrication et de transformation. Pour faire connaître ce patrimoine porteur de mémoire et de sens social, la Région avait alors organisé une série de manifestations (colloque, dossier en ligne, exposition…), dont elle a rendu compte dans un ouvrage paru en septembre 2008.
Afin de compléter cette étude qui portait sur les seuls éléments matériels et restituer au patrimoine industriel sa dimension humaine, les élus régionaux ont décidé de lancer, en 2009, une opération d’envergure d’inventaire des mémoires ouvrières régionales, sur quatre ans.
Seront ainsi collectés des souvenirs relatifs à la communauté des ouvriers ayant travaillé dans des entreprises industrielles de la région Poitou-Charentes. La multiplication des points de vue et leur confrontation donneront à ces mémoires une valeur collective et contribueront à une relecture de l’histoire sociale régionale.
Cette étude a débuté en 2009 par une expérimentation sur le Châtelleraudais.
L’inventaire se poursuit en 2010 par une nouvelle enquête qui porte sur l’évolution des métiers de la papeterie angoumoisine entre les années 1930 et 2000 et, d’ici 2012, il se poursuivra autour du secteur agroalimentaire dans les Deux-Sèvres et des industries portuaires en Charente.
Une exposition évolutive « Paroles ouvrières de Poitou-Charentes » est destinée à restituer l’enquête d’inventaire des mémoires ouvrières au fur et à mesure de son avancée.
a suite de l’enquête…
La papeterie angoumoisine
En lien avec le musée du Papier d’Angoulême, un groupe de travail a été constitué en janvier 2010, afin de réaliser une collecte orale et des captations vidéo sur l’évolution du métier de papetier associé à celle des techniques des années 1930 à 2000.
L’après-Arsenal à Rochefort
À Rochefort, un comité de pilotage s’est constitué sous la houlette du Centre International de la Mer ; il rassemble plusieurs institutions de la ville.
La collecte orale sera consacrée au thème « Être ouvrier à Rochefort après l’Arsenal » et concernera trois entreprises liées au complexe militaro-industriel de l’arsenal : la Pyrotechnie du Vergeroux, les Bois Déroulés et Zodiac.
Les manifestations 2010
• Soirée d’introduction « Mémoires ouvrières en Charente ; regards sur la papeterie »
> le 20 octobre 2010, à 20 h 30
> à Angoulême, Espace Franquin (1 ter bd Berthelot)
> accès libre et gratuit
Projection, par l’association Trafic Image, de films muets tournés dans des entreprises de Charente, entre 1930 et 1980. En deux parties : la première, sur la vie ouvrière en Charente, sera accompagnée de musique (Soizic Drogueux à l’accordéon et Alain Dubreuil à la guitare), la seconde, consacrée à des papeteries angoumoisines, sera commentée par Denis Peaucelle, conservateur du musée du Papier d’Angoulême.
L’île Seguin est à Boulogne-Billancourt un lieu singulier, porteur à la fois d’une mémoire collective et d’un imaginaire fort, marqué par sa dimension industrielle historique et une situation géographique emblématique.
Beaux Arts Editions proposent un panorama historique de “l’île de tous les arts”, des moines de la période médiévale à la coordination de son développement et de son aménagement par Jean Nouvel, en passant par la phase d’industrialisation dans laquelle les automobiles Renault jouèrent un rôle de premier plan.
L’ouvrage apporte également un éclairage sur les enjeux de la dernière île de la région à aménager, ainsi qu’un vaste aperçu des projets architecturaux envisagés ces vingt dernières années et des projets en cours.
http://www.boutiquesdemusees.fr/fr/boutique/produits/details/2040-ile-seguin-demain-histoires-architectures-cultures.html?r=L2ZyLw%3D%3D
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