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A MONTREUIL, SAUVONS L’ANCIENNE USINE DE PIANOS KLEIN

La défense du Patrimoine Industriel ne dépends pas d’un territoire ou d’une ville…Dans le 9-3 également, une association lutte pour la sauvegarde d’une des dernières cheminées de Montreuil. Alors entre “usines” on se comprends et on se soutien!…

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http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2010N4333

222Louis Bergeron, Président honoraire à vie de TICCIH (The international committee for the conservation of the industrial heritage) “Les défenseurs de la culture française du patrimoine telle qu’elle est structurée désormais, ne peuvent supporter la pitoyable barbarie des spéculateurs ni l’indifférence des autorités locales complices en toute impunité du massacre des témoignages matériels et historiques de l’identité d’une des plus grandes communes périurbaines de Paris. Une identité faite de culture technique et d’adhérence au tissu urbain et aux habitants de Montreuil, ville héritière d’un savoir faire intense et diversifié à la fois. Défends-toi, Montreuil, digne prolongement du Faubourg Saint-Antoine. Et repousse le spectre de Renault-Billancourt…”

22Au 2 rue Paul Eluard depuis 20 ans la vie était douce et studieuse…. mais voilà qu’un vilain promoteurveut tout casser ! A terre la belle cheminée ! Dehors les pauvres intermittents !
Bienvenue les parisiens dans vos nouveaux appartements avec vue sur la tour Eiffel du haut de vos 6 étages.
Mais la rumeur enfle, un cri s’élève parmi nous et de plus en plus fort :
AU 2 RUE PAUL ELUARD   JUNTOS PARA SIEMPRE !

STOPPONS LA SPECULATION

SAUVONS L’ANCIENNE USINE DE PIANOS KLEIN,
2, rue Paul Eluard à Montreuil

Nous, citoyens de Montreuil et/ou usagers du 2, rue Paul Eluard à Montreuil, refusons de voir démolir l’ancienne usine de pianos Klein qui accueille depuis 20 ans des entreprises qui travaillent en synergie dans le domaine de la création audiovisuelle et de la communication.

Cette petite unité industrielle datant de 1901 possède une des 3 dernières cheminées du Bas Montreuil. Elle reste une des toutes dernières illustrations de “l’usine en ville”, si caractéristique du patrimoine montreuillois dans lequel tous les habitants, anciens et nouveaux, se reconnaissent.

Ce lieu patrimonial est aujourd’hui menacé par la spéculation immobilière, son propriétaire s’apprêtant à le vendre à un promoteur qui souhaite raser l’usine pour construire un immeuble.

Nous sommes doublement attachés à ce lieu, pour sa valeur patrimoniale et pour la qualité des activités qu’il accueille. Les petites entreprises qui l’animent emploient chaque année près d’une centaine d’artistes et techniciens du spectacle, dont beaucoup de montreuillois.

Chaque année des œuvres de qualité, films de fiction et documentaires, musiques, livres, DVDs, des décors de théâtre, sortent de ces murs. Ce lieu a fait honneur à la tradition cinématographique de la ville en permettant à des cinéastes comme Idrissa Ouédraogo, Rabah Ameur Zaimeche, Jean-Henri Meunier de réaliser ici des films qui les ont mené sur les marches du Palais du festival de Cannes.

Tout aussi à l’honneur du lieu son implication dans la vie de la ville. Les entreprises animent des ateliers de formation à la réalisation audiovisuelle à la Maison Populaire et reçoivent régulièrement des stagiaires de la 3eme au BTS… Les espaces communs accueillent les réunions d’associations locales en peine de salles. La FCPE y a ainsi souvent tenu les siennes. Enfin, quand le 2 rue Paul Eluard fête la musique, les portes sont grandes ouvertes et c’est tout le quartier qui est invité à manger un poulet yassa ou un brick à l’oeuf en savourant le programme concocté par les musiciens qui y travaillent.

Les locataires sont prêts à se constituer en SCI coopérative afin de racheter le lieu et le mettre définitivement à l’abri de toute spéculation.

Nous demandons donc à la Mairie de Montreuil de prendre toutes les mesures nécessaires afin de sauver ce lieu patrimonial et les activités qu’il accueille.

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Contacts :
01 49 88 18 80

La Fabrique fait l'objet d'un reportage de l'AFP

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Face à l’île Seguin, mobilisation pour sauver une cartoucherie du XIXème siècle (REPORTAGE)
Par Pauline FROISSART

MEUDON (Hauts-de-Seine), 5 déc 2010 (AFP) -

Toit en dents de scie, haute cheminée en brique, l’ancienne cartoucherie Gaupillat de Meudon (Hauts-de-Seine), construite au XIXème siècle, un “témoin de l’histoire” pour l’association La Fabrique qui se bat pour la convertir en lieu culturel.
“On peut discuter de sa beauté mais c’est la dernière usine du Val de Seine. Elle a une valeur patrimoniale, mémorielle, historique”, martèle Antoine Monnet, architecte et président de l’association La Fabrique, qui revendique quelque 200 adhérents.
Territoire qui s’étend autour de la première boucle de la Seine en aval de Paris, dans le sud-ouest du département des Hauts-de-Seine, le Val de Seine a été un berceau industriel, abritant notamment le siège des usines Renault à Boulogne-Billancourt.
Alors que sur l’île Seguin, les usines Renault ont été détruites et devraient laisser place à une “île de tous les arts”, projet piloté par l’architecte Jean Nouvel, l’ancienne cartoucherie Gaupillat qui lui fait face est à l’abandon depuis sa fermeture en 1997.
“Sur l’île Seguin,si il y a  eu inventaire, on a fait table rase du passé” regrette Antoine Monnet. “On n’a pas réussi à sauver l’île Seguin, essayons de sauver Gaupillat !”, lance-t-il.
Depuis 5 ans, l’association se démène pour empêcher la destruction de ce “témoin de l”histoire”. Leur rêve: faire de l’usine de 4.600 m2 “un lieu de culture, de vie”, rassemblant salles de spectacles, d’exposition, brasserie et locaux associatifs, à l’image de la Condition Publique à Roubaix ou du Lieu Unique à Nantes.
Un site internet a été crée, attirant 15.000 visiteurs chaque mois et une pétition a été lancée, rassemblant 700 signatures, parmi lesquelles des historiens comme Jean-Pierre Azéma et des personnalités politiques locales de tous bords.
“Gaupillat pourrait devenir un satellite de l’île Seguin”, imagine Antoine Monnet, pointant la facilité d’accès du lieu, situé à deux pas d’une ligne de tramway et de la route départementale.
Mais les amoureux de Gaupillat n’ont pas trouvé d’investisseurs capables de débourser les 5 millions d’euros que coûterait le rachat du terrain, propriété de l’indivision Ader.
“5 millions, c’est le prix d’une école. J’ai d’autres priorités”, rétorque le maire Nouveau centre de Meudon, Hervé Marseille, précisant que l’usine n’est “ni classée, ni inscrite à l’inventaire du patrimoine”.
“C’est un quartier qui vivait autour des usines Renault. Quand les usines Renault sont parties, tout est parti, tout s’est dégradé”, déplore le maire.
L’édile souhaite rénover le secteur pour “réinstaller des logements décents, des commerces, des équipements publics”, tout en conservant la façade de l’usine et une partie du toit.
Fenêtres murées, murs tagués, l’usine, dont la construction a débuté en 1835, a quelque peu perdu de sa superbe, coincée entre des logements HLM et les immeubles de bureaux en verre de Meudon Campus.
En juillet, l’indivision Ader a déposé un permis de démolir, à laquelle la ville n’a pas donné suite, estimant que “le projet de démolition totale de l’immeuble est susceptible de compromettre la réalisation de l’opération d’aménagement projetée par la municipalité”.
La mairie a confié un audit au CAUE 92 (Conseil d’architecture, d’urbanisme et d’environnement) qui dispose de six mois pour définir “les orientations architecturales et urbanistiques du site”.
pau/dd/phc