Adhérer en ligne ? Cliquez ici

Le Carreau du Temple

dsc07816

La réhabilitation du Carreau du Temple à Paris dans le 3ème arrondissement est un bon exemple de la réussite de la maitrise d’usage malgré la longueur des différentes étapes.

Au départ, volonté municipale de démolir, opposition de citoyens,pétition…et  classement. Puis concours d’idées soumis à référendum local qui choisi un projet, à partir duquel est lancé un concours d’architecture. Choix d’un architecte et les travaux commencent…

A Meudon, nous n’en sommes pas encore là…MAIS, les études menées par le CAUE 92, peuvent et doivent nous laisser espérer autre chose qu’une démolition de Gaupillat, autre chose que cet aménagement de quartier obsolète à l’urbanisme défaillant, initialement prévu . Nous attendons les premières réunions de concertation prévues par la Ville avec impatience !….

En 1863, les halles et la Rotonde sont démolies pour être remplacées par six pavillons modernes en fonte, verre et brique, conçus par les architectes Ernest Legrand et Jules de Mérindol.

En 1904, le Carreau accueille la première Foire de Paris. L’année suivante, quatre des six pavillons sont démontés. Il n’en reste plus aujourd’hui que deux, formant une vaste halle (actuel marché du Temple). Les rue Gabriel-Vicaire et la rue Paul-Dubois passent sur la partie supprimée, et le reste se trouve entre la rue de Picardie et la rue Eugène-Spuller.

Le marché du Carreau du Temple connaît un énorme succès et « devient le marché incontournable du vêtement populaire pour les petites bourses et les coquets » (Meryam Khouya). Les années 1950 à 1970 voient les clients affluer. Il y aurait eu jusqu’à 1000 marchands dans le Carreau. En 1976, il en restait 360, et dans les années 2000 ils ne sont plus qu’une dizaine.


dsc07820En 1976, le maire de l’arrondissement, Jacques Dominati, veut raser les lieux pour édifier un parking : une pétition opposée à ce projet recueille 5 000 signatures et obtient son abandon.

En 1981, le bâtiment est inscrit au titre des monuments historiques. Le commerce des vêtements décline au fil des ans. Le site sert occasionnellement à des défilés de mode et accueille diverses manifestations. Pendant l’été 2005, le Carreau a été aménagé pour héberger une exposition dans le cadre de l’Année du Brésil - le président Lula et le musicien et ministre Gilberto Gil y sont venus à cette occasion le 14 juillet 2005.

Lors du concours d’idées lancé en 2003, 133 projets ont été déposés, puis synthétisés en trois propositions de projets, soumises en février 2004 à un vote local. Les personnes habitant, étudiant ou travaillant dans le 3e arrondissement ont été appelées à participer à cette grande expérience de démocratie participative.Le maire Pierre Aidenbaum annonce  la clôture du scrutin le dimanche 1er février 2004.


carreauxdutempleUn concours d’architecture entre cinq agences a lieu en 2007. Le 6 septembre 2007, le projet est confié à l’architecte lauréat par un jury d’élus et de hauts fonctionnaires de Paris, et d’architectes. Le Nouveau Carreau du Temple sera réalisé par l’agence Studio Milou Architecture, dirigée par l’architecte Jean-François Milou, qui a notamment réalisé l’extension du Musée National de l’Automobile à Mulhouse.

Un auditorium de 250 places sera aménagé au rez-de-chaussée, doté d’une entrée autonome. 1 600 m² seront dédiés aux sports et aux activités économiques, expositions etc.D’un budget initial de 30 millions d’euros, l’évaluation du coût est passée début 2007 à 44,5 millions, avec des dépenses supplémentaires notamment d’isolation phonique.

En 2009 , fouilles archéologiques - le Carreau est dans l’ancien enclos des Templiers - puis les travaux d’aménagement. L’inauguration est prévue pour 2013.   (sources Wikipédia).

90 ans de l’usine Le Blan-Gringoire de Mantes-la-Ville

mantes

En France et en Ile-de-France,nous pouvons nous rendre compte qu’il ne se passe pas un mois sans qu’une association ne nous informe d’une menace sur le patrimoine industriel de sa commune…

Le mois dernier Montreuil et l’usine de pianos Klein. En ce début d’année c’est l’usine Le Blan-Gringoire à Mantes-la-Ville qui est menacée.

A l’occasion des 90 ans de l’usine Le Blan-Gringoire, le collectif de sauvegarde vous invite le 15/01 à partir de 15h, autour d’un chocolat chaud à vous exposer les arguments pour la réhabilitation de ce bâtiment et contre sa démolition programmée par la municipalité de Mantes-la-Ville.

Dans son journal de décembre 2010, Décil s’était fait l’écho de ce projet de démolition dans l’un de ces articles :

Préservation du patrimoine industriel : une autre façon de faire (que de démolir) est possible !

Le site de l’association

http://www.patrimoine-mantois.org/index.html

Revue de presse

sauvons-gaupillat02Au delà de notre détermination à sauvegarder ce patrimoine industriel qu’est la Fabrique Gaupillat, M.Hervé Marseille, maire de Meudon a décidé de prendre un “sursis à statuer” sur le permis de démolir déposé par l’indivision Ader, propriétaire des lieux. De plus,dans le bulletin municipal de décembre 2010, la tribune de la majorité municipale affirme que : ” La Ville ne se désintéresse pas pour autant du devenir de ce terrain. Bien que l’usine ne soit ni classée, ni inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques par le ministère de la Culture, la municipalité a confié une étude au CAUE 92 afin qu’il réalise une expertise complète sur l’intérêt architectural présenté par le bâtiment. Les éléments patrimoniaux les plus intéressants pourront ainsi être mis en valeur. Nous participerons, dans un cadre financier préétabli, à la sauvegarde d’une partie de notre patrimoine industriel et Meudon fera figure de modèle en la matière.”

Deux signaux qui vont dans le bon sens mais ne doivent pas nous endormir! La réactivité et la mobilisation de notre association a été exemplaire .

Ci-joint, petite revue de presse? non exhaustive, d’octobre à décembre 2010….

Le conseil d’administration de La Fabrique tient à remercier les adhérent(e)s et sympathisant(e)s qui ont su se mobiliser par une activité associative intense ou par la signature de la pétition.

Il est à noter que ce soutien dépasse tous les clivages politiciens et brasse l’éventail politique le plus large. Celà démontre une fois de plus que la sauvegarde de la Fabrique Gaupillat n’est pas le combat de l’un contre l’autre, mais au contraire, la réunion de nombreux citoyens de différents horizons pour la défense d’une même cause!

La maitrise d’usage ne nous permet pas de dessiner le projet, de prendre les décisions ou se substituer aux autres acteurs, mais notre force et notre volonté nous permettent de formuler,formaliser,concrétiser, sur un temps long, nos attentes, nos rêves, ou nos refus.

Merci à tou(te)s pour votre mobilisation de 2010.

EN 2011….ON CONTINUE !!!!

header-logo-lp

le-parisien-23-10-2010

metro-logo-opmetro

logo-dna1dna-pdf

logo-usnusine-nouvelle

Val de Seine Vert pdg-vsv

RVB de base pd-cilac

Rappelez-vous...Artsenal à Issy les Moulineaux

theatre_du_rond-point

Rappelez vous Artsenal…L’ancienne usine des chars AMX à Issy-les-Moulineaux…

Dans le cadre de L’Université Populaire de Caen… à Paris / saison 2 une conférence de Françoise Niay

entrée libre, durée 1h30   en présence de Sophie Rouffio

13 janvier 2011 à 12:30 au Théâtre du Rond-Point 2 bis, avenue Franklin D. Roosevelt 75008 Paris

Un lieu monstre : Artsenal continent perdu, film documentaire de Sophie Rouffio / thème : Art contemporain

réservation indispensable
au 01 44 95 58 81 ou directement depuis cette page

http://www.theatredurondpoint.fr/saison/fiche_evenement.cfm/93818-un-lieu-monstre-:-artsenal-continent-perdu.html

SYNOPSIS

1992 : D’une usine de chars désaffectée, à Issy-les-Moulineaux, surgit un lieu d’artistes. 5000 mètres carrés, une cathédrale en fer,  un espace monstre. 46 artistes, venus du monde entier, dont 26 coréens, vont se rassembler pour former une communauté hybride, bouillonnante, au travail. 10 ans de réflexion, d’échanges, de vivre-ensemble! Ce lieu gigantesque, trop haut, trop froid, trop dur, hostile, clos, les artistes vont avoir à le dompter, à l’apprivoiser.  Paradoxalement, cet affrontement va décupler leur force, et nourrir leur inspiration.
2002 : Destruction, fin du jeu.
2008 : Sophie Rouffio, à la demande de l’un des artistes, entreprend un film,  reprend contact avec les uns et avec les autres, dispersés ici et là, fait appel à leur mémoire, à leur sentiment. Une nouvelle fois,  les artistes se donnent. Le monde change et s’individualise : Un tel lieu, une telle communauté, artistique et démocratique, hors normes, peuvent-il exister aujourd’hui encore, ont-t-ils encore droit de cité?
La question est politique. Nous en débattrons après le film en présence de la cinéaste.

Exposition photos Grade Zéro : « Lieux en devenir »

GradeZero est la rencontre de 7 photographes autour d’une fascination commune pour les lieux abandonnés et le patrimoine industriel.

grade-zero-366x550

L’évolution rapide de notre société laisse aujourd’hui sur le bord du chemin de nombreux lieux de travail jugés inadaptés aux nouvelles conditions économiques.

Hier, plein de vie, ils sont maintenant abandonnés et en voie de disparition. Ces friches sont un témoignage du talent des hommes, un patrimoine dont il faut garder une trace avant qu’elles ne cèdent la place à plus utile et plus nécessaire qu’elles.

Grade zéro, collectif de 7 photographes, rassemblent leurs regards pour témoigner du caractère humain, émotionnel et esthétique du patrimoine industriel et des lieux abandonnés. S’y confrontent des regards et des esthétiques différentes.

Entrée libre du mardi au ven. de 14h à 19h (sam 14h/18h)

Du 6 janvier au 10 février 2011 à l’Espace Carpeaux

15 Bd Aristide Briand, 92400 Courbevoie

Voir sur la carte

Crédit photo - Frédéric Betsch