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Permis de démolir affiché = procédure enclenchée !

p1080835Le 11 février, le Maire de Meudon a délivré le permis de démolir.

Le panneau du permis de démolir s’est affiché sur la façade du bâtiment le 23 février !

L’association La Fabrique vient en soutien à un riverain qui a déposé une REQUETE INTRODUCTIVE D’INSTANCE le 21 février et une REQUETE AUX FINS DE REFERE SUSPENSION le 23 février.

Afin de démontrer, une fois encore, que l’identité parisienne peut se perpétuer dans le caractère de son patrimoine industriel, nous serons quelques-uns encore à barrer la route aux bulldozers en Ile-de-France, à défendre l’image et la mémoire ouvrière d’un quartier ou d’un bâtiment, à réclamer l’inscription de l’usine Gaupillat et d’autres lieux à venir, sur les registres de notre patrimoine.

Le patrimoine industriel est constitué de bâtiments qui forment autant de repères fondamentaux dans notre histoire et dans nos paysages ; protégeons-le !

Monsieur le Ministre de la Culture : sauvez la fabrique Gaupillat !

affiche-petition-sauvons-gaupillat1« Il y a deux choses dans un édifice, son usage et sa beauté. Son usage appartient au propriétaire, sa beauté à tout le monde; c’est donc dépasser son droit que de la détruire » Victor Hugo.

La fabrique Gaupillat, au 43 bis route de Vaugirard à Meudon, est le dernier bâtiment industriel du Val de Seine. Construite à la fin du 19ème siècle, elle constitue un exemple d’architecture industrielle avec sa cheminée, ses sheds, ses poutres métalliques et sa façade en briques.
Durant 160 ans, les ateliers d’estampage ont rythmé la vie du Bas-Meudon, face à l’emblématique Ile Seguin.
Depuis 2005, l’association La Fabrique s’est créée pour sauvegarder et mettre en valeur ce bâtiment unique.
L’ancienne usine Gaupillat est aujourd’hui menacée de destruction. Un permis de démolir à été déposé en Mairie de Meudon, le 7 juillet dernier.

Je m’associe aux démarches de l’association La Fabrique et demande :
- au Ministre de la Culture de prendre une instance de classement pour empêcher la démolition

Signer la pétition

La liste des signataires de la pétition est consultable ici …elle est mise à jour régulièrement… le plus régulièrement possible !

Vous pouvez également soutenir le projet associatif en adhérant à l’association,  ou en lui faisant un don, déductible à 66% de vos impôts !

Les associatifs veulent faire classer l’ancienne usine

header-logo-lpMEUDON

En acceptant de délivrer le permis de démolir de l’ex-usine Gaupillat, vendredi dernier, contraint par un référé déposé par les propriétaires des lieux, le maire Nouveau Centre de Meudon, Hervé Marseille, a déclenché la colère des membres de l’association la Fabrique.
Au cours d’un rassemblement organisé hier soir devant le site, les associatifs mobilisés autour de la défense du site ont réclamé le classement de l’ex-usine par le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand : « Il est encore temps pour qu’il intervienne et qu’il empêche la démolition », estiment les opposants à la destruction.
Propriété de particuliers qui ont décidé de la vendre à un promoteur immobilier en tenant compte des contraintes du plan local d’urbanisme, l’usine Gaupillat constitue selon ses défenseurs « un exemple d’architecture industrielle avec sa cheminée, ses sheds, ses poutres métalliques et sa façade en brique ». Pour autant, si on en croit Me Eric Ader, représentant des propriétaires, « le conseil d’urbanisme et d’architecture du 92 a dit en son temps que le bâtiment n’avait aucune valeur particulière » et, selon Hervé Marseille, « que l’architecte des Bâtiments de France ne s’est pas ému du sort de l’ex-usine Gaupillat ».

Les opposants pas découragés pour autant

Pour couronner l’ensemble, un designer, qui s’est intéressé au bâtiment et semblait en mesure de débourser de 10 à 12 M€ pour l’acheter et le réhabiliter, vient de jeter l’éponge. Mais cela ne décourage pas pour autant les opposants. Opposants qui disposent de quelques relais politiques parfois inattendus. Des élus Europe écologie-les Verts, du PS et du Front de gauche mais aussi au moins un membre de la majorité UMP-Nouveau Centre de Boulogne-Billancourt : « Le département des Hauts-de-Seine a assez de moyens pour sauver ce lieu, avance Vincent Gazeilles, seul conseiller général Europe écologie-les Verts du département. Quand on regarde en face (NDLR : sur l’île Seguin) ce qui a été fait avec le patrimoine industriel, c’est aussi tout un pan de l’histoire ouvrière qui a disparu. » Comme les membres de l’association la Fabrique, Vincent Gazeilles n’exclut aucun mode d’action « y compris la voie contentieuse ». Pour le candidat Europe écologie-les Verts sur le canton de Meudon face à Hervé Marseille, rien n’est inéluctable dans cette affaire : « Le maire n’était pas obligé de délivrer le permis de démolir, il était juste obligé de donner un avis, favorable ou défavorable, considère Loïc Le Naour. Il a préféré accepter la démolition. »

Le Parisien 15 février 2011

L’usine Gaupillat bientôt démolie ?

Vendredi 11 févlogo-usnrier 2011, Hervé Marseille, maire de Meudon (Hauts-de-Seine) a délivré un permis de démolir concernant l’usine Gaupillat, la cartoucherie désaffectée du Val-de-Seine.

En juillet dernier, l’indivision Ader, propriétaires de l’usine avait déposé une demande du permis de démolir à la mairie qui avait, elle, déclaré un sursis à statuer.

Le 13 janvier 2011, après une requête de l’indivision Ader, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a décidé dans une ordonnance qu’Hervé Marseille devait statuer sous un mois sur cette question.

C’est donc chose faite ! « Aux yeux du tribunal, l’usine ne présente aucun intérêt. Et c’est vrai que personne ne s’intéresse à cela. De toute façon, ce que veut le contribuable, ce sont des équipements ou des logements », explique Hervé Marseille pour justifier sa décision. Et d’ajouter « Dans le plan local d’urbanisme, la revalorisation du terrain était prévue, avec une conservation de la façade et de quelques-uns des sheds de l’usine. Quoiqu’il en soit, il s’agit d’une propriété privée et les propriétaires peuvent faire ce qu’ils souhaitent sur leur terrain. »

Selon la mairie de Meudon, l’Indivision Ader aurait déjà obtenu une promesse d’achat par Bouygues Immobilier, qui y projetterait la construction de bureaux. « C’est joli de vouloir sauver cette usine, et je n’ai rien contre, mais il faut avoir les fonds pour le faire. Il s’agit d’un marché de plusieurs millions d’euros. Une association n’a pas les moyens de racheter, et la municipalité encore moins… » conclut-il.

Antoine Monnet, président de l’association La Fabrique qui lutte pour la conservation et la réhabilitation de l’usine Gaupillat a déclaré : « Nous allons soutenir un référé devant le tribunal pour que l’on revienne sur cette décision ».

L’association est favorable au réaménagement du terrain, mais pas au prix d’une démolition totale de ce qu’ils nomment « l’ultime vestige de la mémoire ouvrière ». « Nous comprenons qu’une ville doive évoluer, mais j’ai l’habitude de dire que pour faire une ville durable, il faut arrêter de démolir ce qui a duré » s’agace Antoine Monnet.

La Fabrique a interpellé aujourd’hui le ministre de la Culture afin qu’il prenne une instance de classement pour sauvegarder le site.

Le sort de l’usine Gaupillat est donc balloté entre raisons politiques et financières, plan d’urbanisme et « devoir de mémoire » qui justifie selon La Fabrique son action contre la démolition.
Pour l’heure, l’usine Gaupillat est toujours sur pied, et dans un communiqué de presse, la Région Île de France a exprimé son soutien à l’association et son intention de “poursuivre le dialogue sur l’avenir du site”.

L’Usine Nouvelle - 15 février 2011

La cartoucherie Gaupillat fusillée

lg_libeLa mairie de Meudon (Hauts-de-Seine) aurait autorisé, vendredi, la destruction de l’usine Gaupillat (photo), cartoucherie du XIXe siècle sise face à l’île Seguin, selon l’association la Fabrique. La Fabrique, qui pressait le maire de préserver ce «dernier bâtiment industriel du Val-de-Seine», annonce un référé auprès du tribunal administratif de Cergy-Pontoise.

En juillet, l’indivision Ader, propriétaire du lieu, avait déposé un permis de démolir qui avait fait l’objet d’un sursis à statuer. La mairie avait alors confié un audit au conseil d’architecture, d’urbanisme et d’environnement, disposant de six mois pour définir «les orientations architecturales et urbanistiques du site». Mais, le 13 janvier, le tribunal, saisi en référé par les propriétaires, a enjoint le maire de statuer sur la demande de démolition dans le mois, sous peine d’astreinte de 1 000 euros par jour de retard, considérant que le sursis à statuer faisait «obstacle à la réalisation d’une promesse de vente» de l’ancienne usine, dont «la valeur patrimoniale reste à prouver». «Il s’agit d’un bâtiment désaffecté dont les propriétaires ont trouvé un acheteur. Le tribunal dit bien que rien ne prouve la valeur du site», conclut la mairie de Meudon.

Libération - 14 février 2011

Dernier sursis pour l'usine de Meudon

metro-logo-opUne association dépose un recours pour tenter de sauver la fabrique Gaupillat. Elle veut faire reconnaître la notion de “patrimoine industriel”.

L'usine Gaupillat est le dernier vestige industriel du Val-de-Seine.

Les voies de recours s’épuisent pour la dernière usine de Meudon (Hauts-de-Seine). La mairie, mise sous pression par une injonction du tribunal administratif, a délivré vendredi un permis de démolir au propriétaire de la fabrique Gaupillat, après avoir repoussé l’échéance de six mois.

L’ancienne cartoucherie du XIXe doit être rasée puis vendue au profit d’un programme immobilier face à l’Ile Séguin. Mais lundi, l’association La Fabrique, qui milite pour la sauvegarde du site et sa transformation en lieu culturel, a annoncé un référé auprès du tribunal administratif pour faire annuler la démolition.

Les militants veulent faire de l’usine Gaupillat un exemple pour la sauvegarde du patrimoine industriel. “Il y a des protections pour les édifices religieux, militaires ou les châteaux, précise Antoine Monnet, président de l’association. Mais le patrimoine industriel est cantonné au rôle de réserve foncière. Des cas Gaupillat, il y en a partout dans la région, et la question se reposera”.

Les militants ont reçu lundi le soutien de la Région. Alain Amedro, vice-président à l’Aménagement du territoire, planche sur la création d’un “observatoire du patrimoine industriel” qui permettrait d’anticiper ces situations. “On peut comprendre que les maires soient dépourvus, l’idée est de les accompagner”, précise-t-il. Le propriétaire n’a pas pu être joint lundi.

“Ma priorité, ce sont les équipements publics. Ce n’est pas au contribuable de financer la rénovation de ce hangar désaffecté.” Hervé Marseille, maire Nouveau Centre de Meudon

Article paru dans Métro - 14 février 2011

Le soutien de Jean-Paul Huchon à La Fabrique

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Communiqué de presse - 14 février 2011

Non à la démolition de l’ancienne usine Gaupillat à Meudon

La Région Ile de France soutient l’association « La Fabrique » dans son action en référé* contre le permis de démolir du dernier bâtiment industriel du Val de Seine (l’ancienne usine de cartouche Gaupillat datant du XIXème siècle).

La Région ne peut se résigner à ce que cette usine soit détruite, alors qu’elle représente  un pan essentiel de la mémoire ouvrière, non seulement du département, mais de l’Île-de-France. Celle-ci a d’ailleurs fait l’objet d’une étude du service de l’Inventaire de la Région, qui a conclu à la fois à son intérêt pour l’histoire industrielle de notre région et à sa rareté sur le territoire.

Il est donc primordial de préserver ce patrimoine et de poursuivre le dialogue sur l’avenir du site.

* référé auprès du Tribunal Administratif de Cergy Pontoise contre le permis de démolir n°092048 100005 de l’ancienne usine Gaupillat, accordé le 11/02/2011 par le Maire de Meudon.

La Fabrique sur France 3 IDF

logo_france3à regarder ici

Non à la démolition du dernier bâtiment industriel du Val de Seine !

tampon.jpgCommuniqué de presse 12 février 2011

Le Conseil d’administration de l’association La Fabrique réuni ce jour a décidé de soutenir un référé auprès du Tribunal Administratif de Cergy Pontoise contre le permis de démolir n° 092048 10*0005 de l’ancienne usine Gaupillat, accordé le 11/02/2011 par le Maire de Meudon.
L’association milite depuis 6 ans pour la sauvegarde et la mise en valeur du dernier bâtiment industriel du Val de Seine, face à l’emblématique Ile Seguin. L’ancienne usine de cartouches et d’étampage constitue en effet l’ultime vestige de la mémoire ouvrière d’un secteur en pleine mutation urbaine. Elle porte la dernière cheminée en brique encore debout du territoire.
L’ancienne usine Gaupillat est idéalement située, accessible en transports en commun, à l’interface d’un quartier d’habitat et de Meudon Campus (sièges de SFR et de Gemalto). Le projet de l’association pour l’avenir du bâtiment consiste à le transformer en lieu de culture, ouvert à l’ensemble des habitants du quartier, créant une soixantaine d’emplois. Ce lieu pourrait s’insérer parfaitement dans le projet de la Vallée de la Culture du Conseil Général des Hauts-de-Seine, mais également répondre au nouveau dispositif régional des « Fabriques de la Culture ».
Les propriétaires de l’usine ont décidé de vendre la parcelle démolie et nue de tous bâtiments à un promoteur qui selon nos informations est Bouygues Immobilier. Celui-ci projette d’y construire des immeubles de bureaux et des logements de luxe.
Des alternatives à une démolition pure et simple existent et des études ont montré leur viabilité.

L’association, qui a recueilli près de 800 signatures, interpelle aujourd’hui le Ministre de la Culture, afin que celui-ci se positionne et prenne une instance de classement qui permettrait de geler tous projets durant un an et de sauvegarder à terme ce lieu unique.

L’association organise une conférence de presse lundi 14 février 2011 à 18h00, place Bergeyre, face à l’usine Gaupillat, 43 bis route de Vaugirard.

L’ex-usine Gaupillat va être rasée

header-logo-lpLe Parisien - Roberto Cristofoli- 11 février 2011

Dernier vestige du passé industriel de l’Ouest parisien avec les usines Renault, l’ex-usine Gaupillat, à Meudon, sera prochainement livrée aux démolisseurs.
L’ex-usine Gaupillat, en face de l’île Seguin, vit ses derniers jours. Ainsi doit en décider dans un très bref délai Hervé Marseille, le maire (Nouveau Centre) de Meudon. L’élu argumente qu’il n’a « pas le choix ». « Les propriétaires ont déposé un permis de démolir en juillet, explique-t-il.

La ville a sursis à statuer sur ce permis, mais cet acte a été attaqué en justice en décembre par les propriétaires. Le tribunal administratif de Cergy m’a enjoint de statuer dans un délai d’un mois, délai qui prend fin lundi, sous peine d’une astreinte de 1 000 € par jour de retard… »

Et Hervé Marseille de s’interroger : « Pourquoi, tout au long de ces années, personne ne s’est intéressé à ce lieu ? Pas un architecte des Bâtiments de France pour dire attention, ce bâtiment à une valeur historique ? »

Le propriétaire veut obtenir rapidement gain de cause

De son côté, le porte-parole des propriétaires, toujours aussi combatif, compte bien obtenir rapidement gain de cause : « Le maire de Meudon ne peut pas juridiquement être contre cette démolition, estime Me Eric Ader. D’autant que nous nous sommes toujours conformés aux règles d’urbanisme et le CAUE 92 (NDLR : Conseil d’architecture, d’urbanisme et d’environnement), dans un document que nous avons remis à la justice, a indiqué que ce bâtiment n’a aucun intérêt. » Une association, la Fabrique, se bat cependant depuis 2007 pour préserver l’usine. Elle a fait sienne cette phrase de Victor Hugo : « Il y a deux choses dans un édifice, son usage et sa beauté. Son usage appartient au propriétaire, sa beauté à tout le monde; c’est donc dépasser son droit que de la détruire. » En rappelant une fois de plus l’historique de la fabrique Gaupillat, « dernier bâtiment industriel du Val de Seine ». « Construite à la fin du XIXe siècle, elle constitue un exemple d’architecture industrielle avec sa cheminée, ses sheds, ses poutres métalliques et sa façade en briques, appuie l’association. Pendant cent soixante ans, les ateliers d’estampage ont rythmé la vie du Bas-Meudon, face à l’emblématique île Seguin. »

Hier soir, le groupe Europe Ecologie-les Verts (EELV) au conseil régional a « appelé la municipalité à examiner les études montrant qu’il existe des alternatives à la démolition pure et simple ». Les élus EELV estiment que « les pouvoirs publics doivent saisir ce dossier et promouvoir sur le site des activités culturelles et économiques […] plutôt que de rayer de la carte un patrimoine remarquable, représentatif d’une mémoire ouvrière récemment bafouée sur l’autre rive ».