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Gaupillat is dead

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Ca y est, l’indivision ADER a gagné. Véolia va pouvoir finir de raser cette “verrue” chargée d’histoire et d’émotions, mettre fin à ce projet farfelu qui consistait à redonner de la vie à tout un quartier, idée ridicule en regard des sommes faramineuses que Bouygues va pouvoir empocher une fois leur magnifique tour toute lisse construite sur le site. Un projet culturel ? pff, quoi de plus beau que le reflet de bâtiments en verre dans le verre d’autres bâtiments.. Merci ADER, grâce à toi, le quartier va être propre, net, lisse.. Les gamins, (si on arrive pas à s’en débarrasser a force de leur retirer tout intérêt de vivre dans le bas-meudon) pourront lécher les vitrines sans risque de choper des saloperies.. On va enfin pouvoir oublier définitivement toutes ces histoires de gens sales et mal payés qui ont travaillé à Gaupillat pour se concentrer sur la collection de costards 3 pièces qui va investir les lieux. Merci à tout ceux qui ont arrêté de réfléchir pour laisser place à une vrai scène de massacre.. çà on aime quand çà casse….

Fini pour le cynisme.. Ces gens sont de vrais iceberg, 9 fois plus cons que ce qu’on voit. Ce fut un réel plaisir de rentrer frauduleusement avec tonio et l’asso “La Fabrique” dans ce lieu magique, de le regarder, le photographier. Des images qui ont pu naitre grâce à des convictions de gens qui ont tout compris. Merci à la Fabrique de m’avoir éduqué.

Par http://www.chromatik.net/fr/galerie-362-industries.html

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Peut être aurait-on du sauvegarder Gaupillat?... Trop tard elle n'existe plus...

petitlogo-ecraseNous avions rêvé d’un autre destin pour le dernier bâtiment industriel du Val de Seine, l’ancienne usine Gaupillat, à Meudon.

Nous nous étions emparé de son devenir, imaginé sa transformation en un lieu utile pour le quartier, pour ses habitants, pour ses usagers.

Nous avions espéré qu’au milieu de cette vallée de la Seine, cette dernière cheminée en brique, ces derniers sheds, cette dernière mémoire industrielle encore debout, résisterait à l’appétit des promoteurs. Car déjà, leur appétit nous avait semblé rassasié après la disparition des usines Renault et de son complexe industriel sur l’Ile Seguin et alentours.

Nous avions espéré que les décideurs politiques ouvriraient les yeux enfin sur le fait qu’on n’est pas toujours obligé de céder aux sirènes d’une soit disant modernité qui consiste à faire table rase du passé pour ériger des immeubles sans âme et tellement identiques à leurs voisins. Et puis quoi ? Construire face à l’Ile Seguin une banalité ?

Tous ces espoirs parce que nous mêmes nous avions soudain, après une nouvelle démolition, ouvert les yeux sur notre environnement immédiat. Et nous avions découvert ce bâtiment, dont la façade ne disait rien tant nous l’avions longé depuis des années sans nous en soucier. Nous avions fait ce travail de découverte d’un trésor soudain révélé parce que devenu unique.

L’association La Fabrique était née et rassemblait en quelques mois des énergies formidables issues d’une multitude d’horizons : historiens, architectes, artistes, étudiants, spécialistes de l’insertion ou spécialistes de rien du tout. Des heures passées à affiner et enrichir le projet, à voir ailleurs, à se documenter, à rencontrer, l’Histoire ne retiendra pas grand chose, mais ce n’est pas ce que nous cherchions.

Ce que nous cherchions et que nous avons presque touché du doigt, c’était démontrer que réfléchir et faire autrement était possible. Utopiques certes.

Nous n’étions pas seuls, pas fous, puisqu’ailleurs des exemples probants de reconversion intelligente de patrimoine industriel existent.

Mais nous avions oublié, ou tenter de le faire, que nous étions dans un environnement spécifique : les Hauts-de-Seine.

Oublié que le 9-2 est un département d’exception toujours.

Car, avec quelques « si », le dernier bâtiment industriel du Val de Seine serait toujours debout.

Si le maire avait eu une lueur d’intelligence, il aurait peut être pensé qu’une association s’intéressant au patrimoine de sa ville et souhaitant le transformer, ce n’était pas forcément idiot, et pas obligatoirement dangereux.

Si l’Architecte des Bâtiments de France avait eu quelque courage de résister à la pression politique, il se serait peut être exprimé plus professionnellement en s’opposant à la destruction.

Si le Ministre de la Culture avait décidé de faire son boulot de façon neutre sur tout le territoire francilien, alors il aurait classé l’usine.

Si les propriétaires s’étaient un peu intéressés à leur héritage, peut être ne l’auraient-ils pas vendu au plus offrant, et se seraient souciés de ne pas mettre à bas la dernière trace du caractère d’entrepreneur de leur ancêtre.

Si chez Bouygues Immobilier ils avaient eu un peu de génie, ils auraient acheté le bâtiment pour le faire évoluer, sans le détruire.

Imaginez avec nous la même histoire, dans un autre département !

Malheureusement pour elle, l’ancienne usine Gaupillat avait une adresse postale qui ne collait pas à un projet différent de tous ceux qui l’entourent.

Malheureusement, il n’y a pas eu d’intelligence, de courage, d’intérêt ni de génie.

Demain, vous passerez peut être devant des immeubles flambants neufs en bord de Seine, dans le bas-Meudon. Vous ne saurez pas où se trouvait Gaupillat. Le bâtiment aura été effacé et sa mémoire, celle de ses constructeurs, celle des ouvriers qui y ont travaillé, celle du quartier qu’elle animait, aura définitivement disparu. La normalisation se sera donc poursuivie en gommant l’ensemble du passé d’un territoire.

Nos enfants, les vôtres dessineront des usines à toit plat et sans cheminée. Des usines modernes et propres.

La connerie n’a parfois jamais de limites, elle vient de le prouver une nouvelle fois en signant l’arrêt de mort de l’ancienne usine Gaupillat.

Tchernobyl ?... Fukushima?...NON...GAUPILLAT !!!!

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Le Printemps de la Mémoire

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Le Réseau Mémoires et Histoires d’Ile-de-France vous invite à participer au Printemps de la mémoire, première biennale organisée par les membres du Réseau du 15 mars au 31 mai 2011.

Vous retrouverez dans la lettre d’informations du Réseau les nombreux événements organisés par les membres et partenaires du réseau dans toute l’Ile-de-France (Paris, Champigny-sur-Marne, Dammarie-les-Lys, Saint Denis, Aubervilliers, Villiers le Bel, …), au total plus d’une cinquantaine d’intitiatives sur le territoire .

Quatre temps forts sous forme de rencontre-débats ouverts au grand public ponctuent la Biennale : moments de rencontres, d’échanges et de confrontation d’expéreinces autour de grandes thématiques transversales. Le prochaine journée aura pour thème :

Mémoires et histoires urbainesLe 23 avril 2011 au Pavillon Carré Beaudoin Paris XXe   14h - 17h30

Comment expliquer le phénomène de multiplication les projets mémoires et histoires sur les « quartiers populaires et ouvriers » Quelle est la place des habitants : « objets » de mémoire ou co-auteurs de leur propre histoire ?

http://biennale.memoires-histoires.org/

Silence, on rénove !

imageEn 1918, le quartier de Belleville était déjà inscrit sur la liste des îlots insalubres. L’urbanisation entreprise dans les années cinquante et intensifiée dans les décennies qui suivront ne sera pas sans conséquence sur le plan social comme humain…

De la désastreuse métamorphose de la Place des Fêtes à la politique des « zones d’aménagement », les conditions de « rénovation » de ces quartiers, le relogement, la conception des constructions nouvelles sur fond de spéculation immobilière causeront la détérioration des conditions de vie et la destruction des structures sociales.

On est en droit de se demander si l’histoire ne se répète pas au Bas-Meudon….

http://www.trajectoires-memoires.com/actions-sociales-et-culturelles/cycle-belleville-m%C3%A9nilmontant-en-images/s%C3%A9ance-n-4-silence-on-r%C3%A9nove/

Date: 24 avril 2011

Localisation: La Bellevilloise - Le Forum, 19-21, rue Boyer 75020 Paris

C'est minable...

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La dernière cheminée en briques du Val de Seine est tombée hier 20 avril 2011, abattue par des propriétaires-vandales et héritiers indignes, et les autorités de tutelles et autres qui ont tout laissé saccager. C’est minable !

Les usines Leroy à Saint-Fargeau-Ponthierry reprennent des couleurs

Les Hauts-de-Seine seraient-ils le seul département en marge de l’histoire, à contre sens du développement des territoires, à éradiquer son patrimoine industriel ?

On peut se poser la question au vu du travail de sauvegarde et de reconversion effectué dans les autres départements franciliens, même si des combats y existent …

http://www.20minutes.fr/article/709881/paris-les-usines-leroy-saint-fargeau-ponthierry-reprennent-couleurs

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L’entrée du centre, les escaliers pour rejoindre la salle polyvalente, le 1er étage et la fameuse machine aux 26 couleurs. C. VOISIN / 20 MINUTES

Relevons les défis urbains !

Démolir un projet de culture et d’échanges … il repoussera ailleurs …

Que fleurisse mille  Fabrique Gaupillat !!!

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Soudain, le vide....

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Boulogne-Billancourt/ Meudon : similitudeS et Différence

57 Métal en danger!!!

http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/les-architectes-veulent-sauver-le-batiment-renault-07-04-2011-1396881.php

Comme l’usine Gaupillat, le bâtiment de Vasconi à Boulogne-Billancourt est menacé de démolition, comme pour l’usine Gaupillat, le patrimoine industriel de  Boulogne-Billancourt est considéré comme de la réserve foncière, comme l’usine Gaupillat qui appartient à des privés-vandales, 57 Métal appartient à un fond de pension anglais, comme pour l’usine Gaupillat un collectif demande le classement de ce bâtiment industriel au Ministre de la Culture…

LA DIFFÉRENCE…????

La VOLONTÉ de Boulogne-Billancourt, qui a déjà pris contact avec le Drac Ile-de-France et avec le ministère de la Culture, afin d’envisager le classement du bâtiment par l’État.

Cette volonté de protéger la dernière usine, la dernière mémoire , qui a tant manqué à Meudon…

Meudon en avait pourtant le pouvoir et la possibilité…

L’histoire jugera.