Dans le cadre de l’atelier « Mémoire industrielle » organisé par l’association La Fabrique, et animé par Bernadette Goldstein, des recherches historiques sont entreprises afin de retracer l’histoire de la société Gaupillat de 1835, date des premières installations entre Sèvres et Meudon, à 1997, année de la fermeture définitive de l’usine du Bas-Meudon.
Sur l’ensemble de cette période, il s’agit de définir l’implantation et le rôle des différents établissements Gaupillat destinés tout d’abord à la fabrication de « capsules et d’amorces fulminantes ». Il s’agit également de mieux connaître les rapports entre les sociétés Gaupillat et Gévelot, et leurs implications sur les types de marchandise fabriqués au cours du XIXe et du XXe siècle.
En outre, ces recherches visent à éclairer l’évolution de l’activité ouvrière au sein de ces usines et, de façon plus générale, l’histoire des ouvriers dans le Val de Seine. Menée à partir des archives publiques, cette étude devrait s’étendre aux archives privées, notamment aux archives d’entreprise.
En ce début d’année 2008, les travaux historiques ont permis de retracer l’installation des établissements Gaupillat dans le quartier du Bas-Meudon. Une série d’articles, résumant les résultats de ces recherches, sont disponibles ci-dessous.
2. La première usine: les établissements Marcel Gaupillat.
3. La seconde usine: la Société d’étampage et de précision Gaupillat.
Le projet de recueil des mémoires:
Les mémoires sont précieuses pour tous, pas seulement pour le groupe qui les porte, car elles sont des sources que l’historien peut utiliser pour construire l’histoire. Historiquement, Le quartier dit du Bas-Meudon (Meudon-sur-Seine) est un des quartiers les plus populaires de Meudon. Dès l’Antiquité, des briquèteries et des tuileries s’y installent et profitent de la proximité de la Seine. Elles seront suivies, plus tard, par les lavandières et les pêcheurs pour finalement, connaître la grande industrialisation du 19ème siècle et la désindustrialisation du 20ème siècle. Mais le quartier du Bas-Meudon est aussi un des plus méconnus en termes de mémoires. Aucunes des archives municipales, départementales ou nationales ne traitent du quotidien des habitants du quartier, des employés des différentes industries présentes ou encore des techniques et savoir-faire de nos aînés. Par ce projet de récoltes des mémoires, nous souhaitons créer ces éléments qui valoriseraient l’histoire des bas-meudonnais.
En débutant nos enquêtes à partir des années 1920, nous pourrons rétablir, en fonction des enquêtes et de leurs traitements, le lien oublié entre les différentes installations industrielles dans le quartier du Bas-Meudon. Le but avoué de ce projet est de comprendre et expliquer comment a évolué le quartier sur les 150 dernières années.
La seconde originalité de ce projet réside dans sa conception et sa réalisation. L’association engagera des professionnels ethnologues et sociologues qui nous aideront à mettre en place les entretiens. Ces derniers formeront une équipe d’adhérents bénévoles et les assisteront lors de l’exécution des entretiens. La réalisation des entretiens se fera, donc, sous la forme du couple professionnel/bénévole.
Nous tenons à ce qui fait la spécificité de notre association soit la base même de l’exécution de ce projet. Un lien permanent doit exister entre le bénévole et le professionnel et ainsi nourrir un dialogue qui ne peut qu’amener à de nouvelles formes de valorisation du travail obtenu. La seconde et dernière partie est celle de la valorisation des acquis. L’atelier « mémoire industrielle » créera les passerelles nécessaires afin que les membres de l’atelier « culture » puissent jouir des résultats des entretiens. Nous laisseront les bénévoles et les Meudonnais, désireux de nous rejoindre, développer les différentes manières de mettre en valeur les témoignages recueillis.
Nos partenaires:



